lundi 13 mars 2017

Le printemps dans ma tête

Les choses ont tellement changé. Je ne peux pas m'empêcher pourtant de vouloir rester évasive sur mon blog, simplement parce que j'ai peur de, j'ai peur de, j'ai peur de. En vérité, comme tout autre blogueur, je n'ai qu'une vague idée de l'identité ou de la catégorie des personnes à qui il arrive de se perdre dans ces pages. Du coup oui, j'ai peur de trop m'étendre sur ma vie privée ici, en sachant qu'il est simple de me retrouver. J'aurais pu faire comme d'autres et ouvrir un blog anonyme au lieu de signer avec mon prénom un peu partout. 


En fait, ma vie fleurit en quelque sorte. J'avais tellement de projets en 2016, des petits bourgeons qui ont éclot début 2017, sans trop de mauvaises surprises, à mon plus grand soulagement. Je n'ai jamais eu la main trop verte, alors je prends énormément de précautions pour que tout se passe bien. Je n'ai pas une confiance absolue en l'avenir, je me contente de faire mon possible, vraiment. Pour l'instant. Pour l'instant ça va. 

Et puis aujourd'hui l'écriture est à nouveau venue à me manquer. Elle m'a manqué à plusieurs reprises. Je n'arrête pas de la mettre de côté, de lui dire "pas maintenant" parce que j'ai beaucoup à faire. J'ai toujours eu beaucoup d'idées, j'ai toujours eu envie de leur faire voir le jour rapidement. Je ne suis malheureusement pas très patiente quand il s'agit de cela. Alors, par impatience aussi, je les balaye de mon esprit "rho tant pis !" mais jamais sans une pointe de regret. 

Parce qu'au fond j'aime beaucoup trop ça. 

Je m'y adonnerais quotidiennement si je le pouvais. Enfin peut-être pas non plus, de peur que ça me dégoûte. Est-ce possible que ça me dégoûte à force ? J'ai du mal à y croire. 

C'est une des rares choses qui me font vibrer. Je dois penser à arroser cette passion un peu plus souvent. Qui sait, peut-être que l'un de ses bourgeons éclora cette année également...