mardi 29 novembre 2016

Arrête de te plaindre

Il s'est passé beaucoup de choses ces dernières semaines. Des petits soucis ponctuels, se chevauchant un peu parfois, que ce soit matériel ou non. De plus ou moins grande importance. J'ai l'impression d'en avoir un peu trop parlé. Un peu comme s'il n'y avait que ça à raconter. Mais ce n'est pas vraiment les choses dont j'ai envie de parler quand je tombe sur quelqu'un et qu'il me demande comment je vais.
En fait, le fait que ces petites choses m'accaparent l'esprit... j'ai plus tendance à les avoir sur le bout de la langue au moment d'ouvrir la bouche qu'autre chose. J'en oublie peut-être aussi d'être à l'écoute, par exemple. Et je me supporte un peu moins quand je m'entends radoter toujours un peu le même refrain. "Ah en fait tu sais pas mais il m'est arrivé ça du coup voilà". 

Et puis le fait d'en reparler me mine aussi le moral, alors qu'en gardant simplement cette petite chose dans un coin de ma tête, je sais que j'en serai débarrassée prochainement en faisant les choses dans l'ordre et que je n'aurai même plus à y penser. 

J'ai besoin d'alléger mes conversations. Et même s'il ne se passe rien de bien fou dans ma vie, j'ai envie d'apprendre à voir le positif, chez moi ou chez les autres, et de porter mon attention là dessus plutôt que sur des choses qui, dans quelques temps, ne signifieront plus rien. 

Love always, 

jeudi 17 novembre 2016

Un mois et demi de stage plus tard

L'externat a débuté pour moi cette année. J'ai commencé par un mois en cabinet chez le praticien, avant d'enchaîner avec un mois à l'hôpital, en réanimation médicale : autant dire que la différence de régime est... effarante. On est loin de la tranquillité du médecin à son compte. 


C'est le premier jour qui a été le plus difficile pour moi. Je ne m'y attendais pas, en fait. J'étais stressée, comme n'importe qui le serait à son premier jour de stage. Ensuite, une fois qu'on en eut fini des explications, c'était déjà l'heure d'être affectés à nos unités (le service est divisé en 3 unités). 

Première année d'externat = connaissances zéro. J'ai fait preuve de beaucoup d'attention, et je crois que ça allait tellement vite que je ne comprenais pas tout ce qu'il se passait autour de moi. Je pense que j'avais sans nulle doute l'air d'être un peu (complètement) perdue. 

Le soir venu, je suis rentrée épuisée chez mon copain – j'avais besoin de quelqu'un, je m'étais sentie inutile voire bête, et par moments paniquée. En racontant tout ça, je m'étais mise à pleurer en me plaignant du fait que je n'imaginais pas ça aussi dur, que c'était horrible. Et le fait de relâcher la pression comme ça m'a retourné l'estomac, j'ai couru à la salle de bain... 

Je me suis endormie toute vaseuse dans les bras de mon doudou qui me rassurait calmement. 

Le lendemain matin, je me suis levée sans broncher et j'y suis retournée, en me promettant de ne pas faire les mêmes erreurs que la veille. Et ce fut ainsi tous les jours jusqu'à aujourd'hui. 


Je me surprenais parfois, sur le trajet vers l'hôpital, à me réciter calmement la technique de pose de cathéter artériel, ou bien l'ordre dans lequel je devais examiner un patient lors d'une admission, ou encore mes moyens mnémotechniques d'interprétation d'un électrocardiogramme.

Mon premier vrai stage prendra fin le 30 de ce mois. Il y a eu des hauts et des bas, je n'ai pas pleuré qu'une seule fois, j'ai appris beaucoup de choses mais j'ai aussi fait face à l'immensité de mon ignorance. Ce qui est assez déstabilisant quand on a passé 3 ans le nez dans les bouquins. Ces stages sont nécessaires, primordiaux, indispensables. Ils peuvent être tranquilles comme ils peuvent être infernaux, mais on ne se rend pas bien compte de la réalité sur les bancs de la fac. 

Il paraît que j'ai commencé par le stage le plus difficile, mais aussi le plus formateur. Je me suis pris une claque dans la gueule, c'est sûr, mais ma volonté en est encore plus forte. En fait ça me motive davantage. Un peu comme si soudainement je savais ou j'en suis à ce moment précis et que je pouvais apercevoir ce qu'il me restait à accomplir, un long chemin semé d'embuches mais irrésistiblement attrayant. 

Et vous, déjà eu ce genre de révélation expectation vs reality ? 

Love always,