jeudi 28 avril 2016

Les cours sont terminés

image : flickr
C'est officiellement terminé, les cours sont terminés. Les modules, c'était hyper intéressant. C'est la vraie médecine. Ce sont les choses vraiment utiles à savoir, les vraies conduites à tenir, les vrais diagnostics possibles devant chaque situation. Mais cette période de cours d'un mois et demi aura également été la plus dure de mes études jusqu'à aujourd'hui. Parce que ça met beaucoup de pression, que chaque cours débutait par un test de connaissances, souvent assez difficile, que mon sommeil allait et venait, au même titre que ma fatigue et mon sentiment de ras-le-bol ; c'était soutenu. C'était dur. C'est terminé maintenant, laissant place à une longue période de révisions. 

Ouf. 

C'est étrange de seulement commencer à savoir comment ça se passe "en pratique". C'est intimidant, parce qu'on se rend compte que ce qu'il y a dans les livres ne suffit pas pour être un bon médecin. Combien de fois, durant ce mois et demi, a-t-on appris que "oui, tel examen est faisable, c'est même plutôt l'idéal dans ce cas là et c'est bien de l'avoir dit, c'est marqué dans vos bouquin, MAIS, en pratique, ça ne marche pas comme ça". Ca ne marche pas comme ça à cause des coûts des examens ou à cause de la disponibilité des appareils, souvent très demandés en plus d'être très chers et donc ne pouvant pas être réalisés en urgence – urgence dans laquelle on se trouve face à ce patient imaginaire et très mal en point que notre prof nous demande de diagnostiquer et de traiter. 

Combien de fois les profs ont-ils soutenu que "savoir" ne suffisait pas, qu'il fallait comprendre, qu'on pourrait trouver tout ce dont on a besoin sur le net mais que la démarche c'est une chose qu'on doit savoir faire en priorité, le reste s'acquiert avec le temps, la répétition et l'exercice. C'est bien que tu saches comment coter telle déficience, mais quel est son mécanisme ? Parce que c'est son mécanisme que tu dois connaître pour savoir comment opérer, comment traiter. Quand tu vois telle imagerie, t'es censé être capable de la décrire telle qu'elle est et décrire comment elle en est arrivée là, pour savoir de quelle façon procéder, savoir par quoi commencer. 

"Vous ne réfléchissez pas de la bonne façon. Vous réfléchissez comme un étudiant qui veut avoir son examen, mais vous devez réfléchir comme un futur médecin qui doit s'occuper de son patient avec les moyens du bord". 

A l'approche des modules, je me suis replongée dans la série Grey's Anatomy. Je m'étais arrêtée, il y a longtemps, quelque part dans la 10e saison. Et j'ai décidé de la reprendre depuis le début. Et ça m'a un peu tenu chaud pendant mes longues soirées de révision. C'est étrange de comprendre ce qui est fait maintenant, alors que quand je suivais la série en première année, je trouvais juste tout super cool. Maintenant je sais que c'est la base, que les traitements dont ils parlent sont pas des trucs de ouf, mais que c'est la base. 

Maintenant je suis en période de révisions. J'ai envie de beaucoup de choses. J'ai envie de reprendre un peu la guitare, de continuer à suivre mes petites séries, de continuer à voir mes amis, de reprendre un peu le blog et l'écriture, mais surtout de consolider mes connaissances fragiles (car le temps me manquait souvent pour préparer mes modules, alors les révisions étaient souvent plus superficielles que je ne l'aurais voulu). Ca fait beaucoup de choses. Mais je vais essayer. 

On se retrouve très vite, portez vous bien,
Love always, 

dimanche 17 avril 2016

Je ne sais pas écrire quand tout va bien

Peut-être parce que l'écriture m'a toujours été le plus utile pendant les périodes les plus difficiles de ma vie. Je me souviens avoir parfois abandonné mon blog, simplement parce que je n'avais plus rien à y raconter. En fait, je pense que je n'utilise l'écriture que pour me sentir mieux. Me délivrer de poids. Apporter de l'importance à mon vécu, je ne sais pas. 


Ces temps-ci, ma vie est très remplie. Pas forcément par rapport à ce que voudrait la "normalité" chez les gens de mon âge, mais j'ai commencé l'année scolaire avec pour objectif de ne plus dire "non" aux gens, de m'ouvrir d'avantage, pas pour gagner en popularité, pour gagner en rapport avec les gens, puisque depuis l'adolescence je n'ai fait que voir les gens me quitter : mes amies s'en aller, mes amoureux vivre loin de chez moi, mes aspirations être à l'opposé de celles de ceux que je connaissais... 

Je n'ai pas eu, cependant, envie de renoncer à mes envies, à ce que je juge être la bonne voie pour moi. Je n'avais pas envie de suivre des gens, je ne voulais pas avoir à le regretter. Au final, les personnes qui en valent le coup, alors même qu'elles vivent à des kilomètres, ou qu'elles vivent leur vie à un rythme totalement différent, ont su garder leur place dans ma vie. Elles sont peu nombreuses, ces personnes là, certes, mais ce sont des personnes de confiance, et je pense qu'on en a tous besoin de quelques uns. 

Globalement, ces derniers mois ont été remplis de rencontres, d'expériences nouvelles. C'est un peu comme si j'avais enfin osé être courageuse, dire oui, m'en foutre du qu'en dira-t-on (étape importante, puisque ma famille ne jure que par ça), relativiser, aussi. Je le dis peut-être chaque année, mais j'ai toujours l'impression de gagner en liberté, et je crois que c'était un peu exponentiel cette année. 

Quand je me remémore toutes les choses nouvelles qui m'ont été données d'expérimenter, toutes les personnes qui se trouvent aujourd'hui autour de moi, j'en suis un peu émue parce que la situation est drastiquement différente de ce qu'elle était l'été dernier. 

En conséquence, j'écris moins. Parce que je n'en ressens pas le besoin de la même manière, ça me manque, c'est tellement agréable comme activité, c'est la plus vieille activité que je connaisse. Mais je n'en ai pas toujours le temps, pas toujours les idées. J'ai, je pense, besoin de revoir un peu les objectifs de ce blog, pour l'adapter un peu davantage au format qui me serait plus agréable. 

En attendant de faire cette transition, les types d'articles qu'on retrouve ici vont peut être changer. Je ne sais pas si j'ai envie de rester toujours dans le journal intime ou si je vais partir dans l'idée de faire de ce blog un projet un peu plus réfléchi. Après tout c'est mon seul blog, j'ai bien le droit de me poser la question. 

A très bientôt avec de nouvelles idées je l'espère, 

Love always,