mercredi 16 mars 2016

Une journée avec moi

Comme je ne poste pas très régulièrement ces temps-ci (car je suis censée bosser comme si ma vie en dépendant – wait, ma vie en dépend vraiment) je me suis dit que je pouvais revenir un peu sur ce qui constitue justement mes journées. Il n'y a pas de journées type, bien sûr, la seule chose restant constante c'est que je doive bosser tous les jours. Mais plein de petites choses font que certaines journées me sont infiniment plus agréables que d'autres. 

photo : we heart it

Se lever tôt après une bonne nuit de sommeil

C'est justement le cas aujourd'hui. Hier soir, j'étais pas au top de ma forme, migraineuse comme jamais, alors j'ai pris l'initiative de me coucher tôt. Et ce matin je me suis levée reposée, fraiche (enfin, après ma douche s'entend) et d'attaque pour une nouvelle journée de révisions (ou bourrage de crâne). 

Avoir une chambre propre et rangée 

L'environnement agit sur notre humeur. Alors ça fait plusieurs mois que je fais attention à ne pas laisser trainer mes affaires, à tout remettre à sa place après utilisation, faire mon lit le matin, aérer, faire la poussière... En fait c'est simple de se sentir "bien" dans son environnement et, du coup, d'être plus facilement d'attaque pour y passer la journée cloitrée à bosser. 

Prendre le temps pour ses repas

Je me fais de plus en plus des plateaux repas pour pouvoir regarder tranquillement une petite série en mangeant. Ca constitue mes pauses de la journée et j'évite plus facilement de craquer pour mes séries préférées au milieu de mes révisions. 

Plannings et tableaux d'avancement 

Les plannings de révision, c'est pas tellement mon truc en réalité, je ne les respecte jamais, je fonctionne au feeling. Par contre, les tableaux d'avancement, c'est hyper pratique : j'utilise un tableau ardoise blanche, je compte simplement les cours faits et les cours qu'il me reste à faire, et j'ai une vue d'ensemble sur mon avancement (enfin, en ce moment, plutôt sur mon retard...) et ça me motive plus facilement à garder le cap. Aussi, je tiens méticuleusement mon agenda de cours, TD et TP, à jour, ce qui me permet de mieux me projeter dans mes semaines. 

S'autoriser des petits plaisirs 

Toutes les semaines, je vois mes amis autour d'une table surmontée de bonnes choses à grignoter, pour un jeu de rôle. Je n'en avais jamais fait avant, et il se trouvait qu'un de mes amis était particulièrement fan des JdR, alors il nous concocte des scénarios et nous vivons des aventures assez drôles qui nous permettent de faire une pause, rigoler et prendre du bon temps entre amis. 
Autrement, je rencontre toujours de nouvelles personnes autour de soirées d'anniversaire ou simples soirées resto, ce qui me permet de clôturer mes journées sur une note conviviale. 

Mes seuls regrets 

C'est de ne pas avoir le temps de bloguer, d'écrire, de lire, de faire des revues de ces activités, et bien sûr aussi de faire du sport (j'y mets pas tellement de bonne volonté non plus...). J'en suis arrivée à essayer de gagner du temps en dormant de temps en temps chez des amis qui habitent à 2 pas de la fac (PARCE QUE MOI J'HABITE LOIN) et en limitant mon temps de préparation le matin (puisque je suis dans une mood "less makeup"). Je garde en tête que ce n'est qu'une question de temps, que ce ne sont que mes révisions qui m'empêchent un peu de faire ces activités que j'adore, et que ce n'est que temporaire (le temps que je rattrape mon retard donc, enfin j'espère). J'ai hâte aussi au moment où j'aurai le temps de faire un peu de shopping (savez-vous qu'un Hema va bientôt ouvrir dans ma ville ?!). Mais bon, mes journées sont déjà plutôt agréables :). 

Portez vous bien, et vous aussi voyez les bons côtés de vos journées longues et difficiles !

Love always,


jeudi 10 mars 2016

Pour les études

J'ai toujours eu une sorte de passion pour les études. En fait, je pense que ce que j'aime, c'est l'ambiance des révisions. Les cahiers, les gros livres, ouverts et étalés devant moi. Les stylos de toutes les couleurs, les surligneurs et les post-it. Les petites notes en bas de page au crayon. Les jolies fiches. Alors, quand j'étais plus jeune et que tout le monde trouvait ça barbant de réviser pour un contrôle, moi j'adorais reprendre mes cours avec plein de couleurs, ajouter des petites touches complémentaires, faire des recherches, feuilleter mes manuels... 


Ce sont tout de même des habitudes que j'ai un peu perdues. Simplement parce qu'en avançant dans ses études, on avance dans la difficulté, et une soirée ne suffit plus à réviser pour un contrôle, il en faut une semaine, et c'est épuisant, même pour moi, et on cherche à gagner du temps en ne faisant des fiches que lorsque vraiment nécessaire. 

Ca frustre un peu la perfectionniste que je suis, qui n'aime pas faire l'impasse sur les choses par manque de temps. 

Du coup, cette année, je suis partie sur l'optique d'utiliser un peu l'entraide. Parce que beaucoup de gens apprécient les fiches et n'en font pas pour toutes les matières, mais les rendent disponibles aux autres. Alors j'ai mis en place un petit groupe de révision pour essayer de maintenir une certaine régularité dans mes révisions, et puis pour se tenir au courant des dernières nouvelles concernant les cours, et les modules qui commencent vraiment (càd la vraie médecine pure et dure, celle qu'on apprend directement dans les livres prévus à cet effet, livres qui trônent sur mon bureau depuis quelques semaines, qui m'ont coûté la peau des fesses, et qui attendent que je finisse mes cours pour pouvoir les dévorer). 

J'ai l'impression d'être encore un peu en train de me chercher, niveau études : quelle méthode est la plus efficace pour bien connaître mes cours ? Dois-je tout faire pour tout savoir le plus durablement possible ou dois-je apprendre au fur et à mesure ? Dois-je ficher et reprendre les cours qui ne me plaisent pas ou dois-je gagner du temps en les relisant simplement mille fois ? 

Je teste un peu toutes les méthodes (ce qui frustre un peu la perfectionniste en moi qui aimerait que je me cale sur une seule méthode bien efficace, mais je n'en suis qu'à l'étape de jugement de leur efficacité). J'évalue aussi ce que m'apporte le groupe de révision. Mes méthodes de motivation. Etc. 

A savoir qu'en ce moment je me motive en reprenant la saison 1 de Grey's Anatomy. Oui. NE ME JUGEZ PAS. 

Bref, bref, j'ose espérer en savoir davantage sur ce qui marche ou non pour moi, pour mes études, et vous faire part de mes diverses expériences bientôt. 

Portez vous bien, 

Love always, 


jeudi 3 mars 2016

Le corps de la femme

Le corps de la femme, cette entité. A partir de l'adolescence, on commence à en sentir son poids. Quand on nait de sexe féminin. On sent son poids dans la société. On sent qu'avoir un corps féminin est différent d'avoir un corps masculin aux yeux de tous. 

J'ai commencé à la sentir aux yeux de ma propre famille. Comme une honte qui s'installe. Comme un sentiment awkward. Comme si on devait se cacher, maintenant, car on n'est plus vraiment un enfant. On est autre chose.


Et puis ensuite on le sent à l'école. Le poids du regard des autres. Pas des adultes, mais des autres de la classe. Mon corps est en train de changer et ça se voit et ça change tout. Et on ressent ce poids et on a honte. Alors qu'on n'a rien fait pour tout ça, on sait qu'on n'y est pour rien, et on hurle mentalement aux autres de regarder ailleurs. Aux garçons de nous regarder dans les yeux.

Une fois qu'on s'est fait à son corps, qu'on l'accepte, qu'on en est fier, qu'on l'aime, on se retrouve tout de même confrontés un bon milliers de fois à la représentation du corps féminin par les autres. Par les hommes et leurs fantasmes. Par la société et ses normes. Par les autres femmes, surtout, sans qu'elles se rendent content qu'elles énoncent des choses qui ne sont valables que parce que l'autre sexe en a, à un moment, décidé ainsi. 

Le corps féminin est toujours soit trop soit pas assez. Jamais comme il faut aux yeux de personne, on croirait. Il est trop plat, trop rond. Trop poilu trop imberbe. Trop clair trop sombre. Trop couvert ou pas assez. Trop entretenu ou pas suffisamment. Pourquoi tout ces jugements, par la société, par les hommes, par les femmes, toujours en direction de femmes qui, elles, ne s'étaient peut-être même pas vues imparfaites pour ces points là montrés du doigt ? 

J'ai pas le droit de faire ce que je veux de mon corps sans qu'on me juge ? Sans qu'on vienne me dire à moi, qui suis une femme, qui me considère indéniablement comme telle, qu'une femme devrait être plus ceci et moins cela ? Qu'y-a-t-il de mal à vouloir être femme à ma façon ? Qu'y a-t-il de mal à ce qu'il y ait toute une myriade de femmes sur terre ? Y a-t-il une quelconque beauté à vouloir uniformiser tout ça sans que ce soit le désir des premières personnes concernées ? 

J'aime beaucoup être femme. Je ne veux pas qu'on me le fasse regretter par le biais du regard pesant des autres. J'ai appris à l'ignorer. Ce n'est pas facile tous les jours, et ça l'est surement nettement moins pour beaucoup de personnes encore : pour les racisées, pour les transgenre, pour certains âges où l'on se permet de se montrer encore plus sévère envers nous, ... 

Il n'y a pas de normes pour être une "vraie" femme. Pourquoi une femme sans utérus ne serait-elle pas une femme ? Pourquoi une femme, sur la base de son look, ses préférences, ou tout autre critère ne serait-elle pas une femme ? Personne ne décide de qui nous sommes à notre place, d'autant plus sans même nous connaître. 

Portez-vous bien, 
Love always,