mercredi 27 janvier 2016

Comment survivre à son propre stress ?

Etrangement, cette période de révisions a été source de beaucoup de stress, pour moi. J'ai compris à un certain moment que je me mettais énormément de pression par rapport aux examens (et même par rapport aux TP alors que concrètement ils ne valent presque rien dans la note finale) et à l'aide de mes proches, j'ai commencé à me ressaisir en passant un certain temps à me répéter certaines choses ou à tenter différentes choses pour faire redescendre la pression tout en gardant un moteur pour mes révisions. 

Parce qu'au final, la peur qu'on a quand on révise pour des partiels, c'est :
1/ de trop stresser au point d'en perdre ses moyens et de faire des crises d'angoisse
2/ de ne pas stresser assez au risque de perdre un moteur important pour arriver au bout de son programme de révisions.

C'est dur de rationaliser quand on est en pleine crise d'angoisse. Ca m'est arrivé deux ou trois fois durant mes révisions (ce qui est plutôt raisonnable au vu du niveau de stress que j'avais, globalement j'ai réussi à réguler tout ça) et j'ai eu les bons réflexes qui m'ont empêchée d'être tétanisée pendant plusieurs heures. 

C'est dur de rationaliser parce qu'on perd de vue l'essentiel, les choses importantes, le fait que ce ne sont "que" des partiels,  qu'ils ne déterminent pas toute notre vie etc. Et après, quand je réussissais à retrouver le contrôle de moi-même je me rendais compte de l'état dans lequel ça m'a mise et j'hallucinais presque, me disant "mais mince, c'est fou comme je me mets de la pression inutilement, on a qu'une vie, ça ne sert à rien de paniquer comme ça voyons !". 

photo : we heart it
J'étais bien contente d'avoir une multitude de petits trucs pour me sentir un peu mieux et canaliser mon stress, je pouvais alterner entre ces différents petits trucs sans risquer "d'épuiser" leur effet. Ce sont des petits trucs tout simples en plus. 

Faire des pauses. De vraies pauses, pas une pause passée sur le net à regarder des vidéos. On s'éloigne du bureau, on se met dans une position confortable, on respire, on regarde le plafond, on s'étire... 

Faire des câlins. A plusieurs moments je suis allée voir ma maman dans le salon et je me suis tout simplement blottie contre elle l'espace de quelques temps, jusqu'à me sentir d'attaque à nouveau. 

Un "traitement de fond". Ma psy m'avait conseillé de l'Euphytose, des petits comprimés à base de plante pour diminuer le stress, à prendre de préférence en soirée et avant de dormir. Je ne sais pas si ça a vraiment bien fonctionné, probablement, car je n'avais pas de difficultés à dormir le soir venu. 
J'avais également à ma disposition un petit stock de thés et tisanes que je buvais à longueur de journée (j'évitais le café en fin de journée, je me limitais à 2 par jour, matin et midi, dans les instants de coup de mou, généralement le stress fait qu'on est assez éveillés sans avoir besoin de caféine qui pourrait venir l'empirer). 

Faire le vide au moment d'aller se coucher. Le plus dur quand on est stressé c'est de réussir à avoir son compte en sommeil... L'étape la plus cruciale c'est de réussir à s'endormir. Quand on a eu une grosse journée de révision et qu'on est crevé, c'est pas si dur, mais les veilles d'examens... Alors je tentais de rationaliser à nouveau, me dire que c'était bientôt fini, que dans deux jours à la même heure je ne me soucierais même plus de tout ce qui me stressait... 

Les exercices de méditation. J'ai pu tester des exercices à l'aide d'un CD audio, principalement ceux centrés sur la respiration. Alors, quand ça n'allait pas ou quand je n'arrivais pas à me calmer pour dormir, je me concentrais sur ma respiration et celle-ci finissait par se régulariser, m'apaiser, ... 

Les amis / l'amoureux. Outre ma maman, certaines personnes de mon entourage étaient aussi susceptibles de m'aider. Ma mère travaille beaucoup, et une de mes crises s'est déroulée en plein après-midi... alors ni une, ni deux, j'ai téléphoné à la personne la plus proche de moi et je lui ai parlé de mes angoisses, même si c'était complètement irrationnel, et il m'a écoutée, rassurée du mieux qu'il pouvait, et je me suis laissée aller à pleurer un coup, me décharger émotionnellement... me reposer ensuite et puis reprendre mes révisions. 

Se décharger émotionnellement. Je prends énormément sur moi et je suis un peu une maniaque du self control. Et ça peut jouer contre soi, parce que ça mène souvent à faire un burnout. Mais en vérité il faut se convaincre qu'il n'y a aucun mal à être ébranlé, à pleurer, à se laisser aller, quand ça ne va pas... se décharger de sa tristesse, son stress, ses angoisses, ça permet de s'alléger et continuer ensuite sur sa lancée plus sereinement. C'est, je pense, la découverte majeure que j'ai faite durant ces révisions. 

Dédramatiser et déculpabiliser. Dans le rush des révisions, on en vient souvent à penser que c'est la fin du monde et on s'en veut de ne pas avoir fait ça ou ça. En fait, il faut se dire que ce qui est fait est fait et qu'on ne peut plus rien pour ce qui concerne le passé, on ne peut que s'organiser pour la suite et faire de son mieux. Il faut s'aider, pas se culpabiliser. S'aider en s'octroyant des pauses, en revoyant ses priorités, etc. On ne veut pas se rendre malade, on veut faire de son mieux avec les moyens du bord. 

Bref, toutes ces petites choses m'ont aidée à canaliser mon stress et à continuer à réviser en vue des partiels, ce qui fait que même si mes révisions n'ont pas été parfaites, j'en suis globalement satisfaite parce que j'ai appris beaucoup sur moi-même, j'ai notamment appris à lâcher prise, à ne plus me comparer aux autres (aka ceux qui n'ont besoin de lire leur cours qu'une fois pour être prêts...), à faire selon mes besoins et mes envies et selon mon rythme, en étant le plus respectueuse possible de ces besoins... J'ai appris à rendre mes révisions agréables en gros, et pas synonymes de torture... Et j'ose espérer pouvoir appliquer ce nouveau savoir au deuxième semestre.

Peut-être que ces petits trucs aideront certaines personnes parmi vous ! 

Portez vous bien, 

Love always,