jeudi 22 décembre 2016

Noël pour la première fois

Cette année, l'ambiance n'est pas la même pour les fêtes de fin d'année. Elle est sous l'emblème administrative : la paperasse s'accumule à n'en plus finir dans mes trieurs, sur mon bureau. Des bouts de papiers qui dépassent de partout, des onglets ouverts sur des sites comparatifs, des post-it avec des numéros de téléphone à joindre, des adresses où me rendre, des RDV à prendre...


La magie de Noël a du mal à se frayer une place parmi tout cela. 

Je vais vous dire un secret. En vérité, je n'ai jamais pu profiter de l'ambiance des fêtes que superficiellement. Je n'ai jamais fêté Noël. En tout cas, pas intentionnellement ; il se trouve simplement que ce n'est pas une fête célébrée dans ma famille. 

Et pourtant, et pourtant, chaque année, je recherche des films de Noël à regarder, avec un bon chocolat chaud et une bonne part de cake. Chaque année, je cherche un petit cadeau à offrir à mes amis les plus proches. Chaque année je m'émerveille devant les décorations de Noël de ma jolie ville. Mais pas de sapin, pas de décorations, pas de père Noël, pas de repas familial spécial.

Cette année, je vais cependant fêter mon premier Noël, car je passe les fêtes en dehors de chez moi. Alors toute cette paperasse n'arrivera pas à me faire complètement passer à côté de quelque chose qui m'a toujours un peu fascinée et donné envie... mes vacances sont sauvées. 

Je n'en oublie pas mon blog, et j'aurai, je pense, bientôt beaucoup de choses à raconter. *Mystère*

Je vous souhaite de bonnes fêtes ! 

Love always, 

mardi 29 novembre 2016

Arrête de te plaindre

Il s'est passé beaucoup de choses ces dernières semaines. Des petits soucis ponctuels, se chevauchant un peu parfois, que ce soit matériel ou non. De plus ou moins grande importance. J'ai l'impression d'en avoir un peu trop parlé. Un peu comme s'il n'y avait que ça à raconter. Mais ce n'est pas vraiment les choses dont j'ai envie de parler quand je tombe sur quelqu'un et qu'il me demande comment je vais.
En fait, le fait que ces petites choses m'accaparent l'esprit... j'ai plus tendance à les avoir sur le bout de la langue au moment d'ouvrir la bouche qu'autre chose. J'en oublie peut-être aussi d'être à l'écoute, par exemple. Et je me supporte un peu moins quand je m'entends radoter toujours un peu le même refrain. "Ah en fait tu sais pas mais il m'est arrivé ça du coup voilà". 

Et puis le fait d'en reparler me mine aussi le moral, alors qu'en gardant simplement cette petite chose dans un coin de ma tête, je sais que j'en serai débarrassée prochainement en faisant les choses dans l'ordre et que je n'aurai même plus à y penser. 

J'ai besoin d'alléger mes conversations. Et même s'il ne se passe rien de bien fou dans ma vie, j'ai envie d'apprendre à voir le positif, chez moi ou chez les autres, et de porter mon attention là dessus plutôt que sur des choses qui, dans quelques temps, ne signifieront plus rien. 

Love always, 

jeudi 17 novembre 2016

Un mois et demi de stage plus tard

L'externat a débuté pour moi cette année. J'ai commencé par un mois en cabinet chez le praticien, avant d'enchaîner avec un mois à l'hôpital, en réanimation médicale : autant dire que la différence de régime est... effarante. On est loin de la tranquillité du médecin à son compte. 


C'est le premier jour qui a été le plus difficile pour moi. Je ne m'y attendais pas, en fait. J'étais stressée, comme n'importe qui le serait à son premier jour de stage. Ensuite, une fois qu'on en eut fini des explications, c'était déjà l'heure d'être affectés à nos unités (le service est divisé en 3 unités). 

Première année d'externat = connaissances zéro. J'ai fait preuve de beaucoup d'attention, et je crois que ça allait tellement vite que je ne comprenais pas tout ce qu'il se passait autour de moi. Je pense que j'avais sans nulle doute l'air d'être un peu (complètement) perdue. 

Le soir venu, je suis rentrée épuisée chez mon copain – j'avais besoin de quelqu'un, je m'étais sentie inutile voire bête, et par moments paniquée. En racontant tout ça, je m'étais mise à pleurer en me plaignant du fait que je n'imaginais pas ça aussi dur, que c'était horrible. Et le fait de relâcher la pression comme ça m'a retourné l'estomac, j'ai couru à la salle de bain... 

Je me suis endormie toute vaseuse dans les bras de mon doudou qui me rassurait calmement. 

Le lendemain matin, je me suis levée sans broncher et j'y suis retournée, en me promettant de ne pas faire les mêmes erreurs que la veille. Et ce fut ainsi tous les jours jusqu'à aujourd'hui. 


Je me surprenais parfois, sur le trajet vers l'hôpital, à me réciter calmement la technique de pose de cathéter artériel, ou bien l'ordre dans lequel je devais examiner un patient lors d'une admission, ou encore mes moyens mnémotechniques d'interprétation d'un électrocardiogramme.

Mon premier vrai stage prendra fin le 30 de ce mois. Il y a eu des hauts et des bas, je n'ai pas pleuré qu'une seule fois, j'ai appris beaucoup de choses mais j'ai aussi fait face à l'immensité de mon ignorance. Ce qui est assez déstabilisant quand on a passé 3 ans le nez dans les bouquins. Ces stages sont nécessaires, primordiaux, indispensables. Ils peuvent être tranquilles comme ils peuvent être infernaux, mais on ne se rend pas bien compte de la réalité sur les bancs de la fac. 

Il paraît que j'ai commencé par le stage le plus difficile, mais aussi le plus formateur. Je me suis pris une claque dans la gueule, c'est sûr, mais ma volonté en est encore plus forte. En fait ça me motive davantage. Un peu comme si soudainement je savais ou j'en suis à ce moment précis et que je pouvais apercevoir ce qu'il me restait à accomplir, un long chemin semé d'embuches mais irrésistiblement attrayant. 

Et vous, déjà eu ce genre de révélation expectation vs reality ? 

Love always, 

dimanche 30 octobre 2016

Ca fait un an que j'ai écrit cet article et tout a changé

Je suis une personne introvertie. L'année dernière, j'avais écrit cet article dans lequel je parlais du fait que j'avais envie de changer. Parce que quelque chose ne me convenait pas, en fait ; je ressentais un manque. Je ne suis pas une personne asociale, j'ai besoin d'avoir des liens forts avec un petit nombre de personnes. Je n'ai pas besoin de grand chose pour me sentir bien, en fait, mais à l'époque de la rédaction de cet article, cette petite chose qui me manquait me rendait vraiment malheureuse. 



L'introversion sur le net : Propension à se tourner vers son monde intérieur, à vivre centré sur ses pensées, ses émotions, ses rêveries, et à se détourner du monde extérieur. Penchant, tendance à l'introversion.

Ca fait plus d'un an, maintenant, que j'ai écrit cet article, et tout a changé. Je ne suis pas devenue extravertie comme par magie : je suis une personne intravertie, c'est un fait avéré, je vis comme telle, et je ne pense pas pouvoir m'ouvrir davantage que ce qu'il en est dorénavant. Mais ma vie n'est plus la même, mes relations ne sont plus les mêmes ; ça me surprend même, maintenant que je l'écris, de me rendre compte à quel point les choses ont changé.

Je n'aurais pas pu écrire cet article plus tôt simplement parce que j'étais encore dans la transition, un peu secouée, dans le rush, tout ça. Mais aujourd'hui, je le sens plus que jamais et j'avais besoin de l'écrire pour en garder la trace. 

Je pense qu'avec mon recul, je peux désormais dire que ce qui a permis le changement, c'est majoritairement mon changement de fréquentations (ou, on peut se le dire entre nous, mon début de fréquentation !). 

Le tout ajouté à une grosse pincée de chance : les bonnes personnes passaient par là au moment où je me promettais de ne plus refuser les occasions de me lier, d'expérimenter, de m'ouvrir. Et je n'ai pas refusé. 

C'était pourtant quelque chose que je faisais un peu à tort et à travers, avant. Un peu comme si j'étais terrifiée du mal qui pouvait arriver, alors je décidais de barricader l'accès à quiconque. Quelle erreur, en fait. C'est une erreur parce que ça ne me réussissait pas, j'en devenais envieuse, je regardais les gens vivre leur vie avec envie pendant que moi je n'arrivais pas à prendre le risque de sortir de ma zone de confort. 

C'est ça, le grand changement qui s'est opéré. Je suis sortie de ma zone de confort. Elle était infiniment trop étroite. Elle s'en est vue élargie, aérée, également. Comme si on y avait ajouté un balcon, une terrasse, des portes d'entrée et puis une décoration extérieure un peu plus chaleureuse (oui, sérieusement, je pense qu'il m'arrivait de dissuader les gens de venir me parler avec une simple expression). 

J'ai l'impression maintenant que ma vie sociale me ressemble davantage. Ce n'est pas mon genre de sortir beaucoup, ce n'est pas mon genre d'accepter toutes les propositions envers et contre tout, d'être entourée de trop de gens trop souvent. J'ai besoin de retourner dans ma zone de confort souvent (avant je ne la quittais que trop rarement, je ne me rendais pas compte de ce besoin, je n'éprouvais que cette impression d'étouffer). Je n'y réfléchis même plus, en fait. Enfin, là, pendant que je vous écris, c'est ce que je fais, mais ce que je veux dire c'est que le reste du temps je ne pense même plus à comment doser ma vie sociale dans mon introversion. 

Je n'ai pas envie de changer. Je veux juste être en adéquation avec ce que je suis réellement. Pas me rendre plus petite ni me gonfler, pour personne. Mais ce n'est qu'avec du recul que j'en arrive à cette idée là, celle qui me fait prendre conscience de ce que je voulais vraiment dire quand j'ai écrit cet article l'an passé. 

On y reviendra bientôt, sur ce sujet là, j'ai encore pas mal de choses à dire. 

Love always, 

vendredi 28 octobre 2016

Je ne perds pas de temps le matin

C'est peut-être bien la reprise qui fait ça, mais je n'ai pas une minute à moi le matin. Alors je ne peux tout simplement pas le prendre pour me maquiller, me parfumer ou lisser mes cheveux, par exemple. Et, je crois qu'en plus de me faire gagner du temps, ça permet à ma peau et à mes cheveux de vivre un peu leur vie un peu plus tranquillement. 

On se souvient tous des challenges/mouvements de "no make-up". En plus de faire du bien à la peau, c'était également censé aider à reprendre un peu confiance en la version naturelle de soi. On a tous une bonne base, après tout, et le make-up peut soit faire une grosse différence, soit ne pas être remarqué par une autre personne. Et puis souvent, ça fait une grosse différence pour nous et ça ne change rien dans ce que voient les autres. 

Ce "no make-up" forcé pour moi a ses bons et ses mauvais jours, évidemment. J'ai l'impression de paraître plus jeune, un peu comme une ado, un peu ébouriffée aussi, surtout quand c'est en vélo que je me rends au stage. Les joues rosies par la fraîcheur du matin, les lèvres un peu pâles que je passe mon temps à mordiller pour les réanimer légèrement. 

Bon, après, comme je suis dans un stage où l'hygiène est importante, mes cheveux son rabattus dans mon dos et je me force à ne pas y mettre les mains à aucun moment : serait-ce le remède aux cheveux qui regraissent vite ? Peut-être, mais ils me semblent en bonne santé et j'en suis heureuse car l'envie me prend de les laisser pousser encore un long moment. 

Je ne perds pas de temps le matin dans ce qui ne m'est pas indispensable indispensable. Je suis mes envies, en fait. Je n'écoute plus que moi. Et les choses iraient tellement mieux si les gens ne se permettaient plus de donner des conseils en mode : "tu devrais un peu plus/moins te maquiller/t'habiller, ça serait plus joli/décent/ ça t'irait mieux". 

Après tout ce qui nous va le mieux c'est ce que l'on veut. 

Love always, 

jeudi 27 octobre 2016

Les 5 derniers films vus

Comme ça fait maintenant quelques mois que je profite de Netflix (partager les frais avec 4 autres personnes c'est génial), j'ai pu essayer d'élargir un peu mes horizons niveau films en me servant dans les meilleurs notés de certaines catégories (oui la catégorie Romance majoritairement, et alors ?!). 


❥ Flipped 

Une comédie dramatique qui m'a vraiment beaucoup plue. En fait ça raconte la rencontre entre deux jeunes gens, Bryce et Julianna. Bryce la déteste dès le premier regard, tandis que Julianna tombe sous le charme du petit blond. Mais la situation s'inverse progressivement. 
C'est drôle et touchant à la fois, je le recommande ! 

★★★★☆


❥ The Duff 

Comédie américaine comme on en a un peu plus l'habitude (donc que j'ai un peu moins apprécié). On a un groupe de trois amies, deux filles super canon et puis... la DUFF, designated ugly fat friend, qui prend malheureusement conscience que c'est ainsi qu'elle se fait appeler dans tout le lycée. Et qui décide de réagir. 
L'ambiance est cool et les deux filles super canon sont adorables également (et en fait sont plutôt utilisées comme faire valoir de la Duff mais passons). Mais je pense que le message du film reste assez superficiel, donc bon, c'est cool mais sans plus. 

★★☆☆☆


❥ Palmeras en la nieve

C'est un drame romantique qui fait voyager. Clarence est une espagnole d'une grande famille qui a vécu, à l'époque, en Guinée, du temps où c'était encore une colonie espagnole. Elle cherche à retrouver certaines parties obscures du passé de son père et de son oncle qui y ont vécu une partie de leur vie. 
Ce film est long, mais vraiment beau, j'ai eu un vrai coup de coeur, d'autant que ça nous fait voir autre chose que des colonies françaises. Les paysages et les plans sont à couper le souffle également. A voir ! 

★★★★☆



❥ Stuck in love

Une autre comédie romantique ! C'est un film que j'ai déjà vu, en fait, mais dont je ne me souvenais plus de rien. Ce que j'aime beaucoup au sujet de ce film, c'est qu'il tourne beaucoup autour de l'avenir d'écrivain des personnages principaux. On suit une petite famille en fait, le père, écrivain, divorcé mais tentant désespérément de faire revenir son ex femme, la fille ainée étudiant à la fac et ayant déjà un avenir prometteur, et le fils cadet, lycéen fan de Steven King et écrivant de la poésie en pensant à la jolie fille de sa classe. Tous les trois vivent des hauts et des bas dans leurs histoires de c-ul/oeur. 
Ce film n'est pas un chef d'oeuvre mais se regarde vraiment tout seul !

★★★☆☆


❥ Tallulah

Dernier film vu, et dont je ne suis pas sûre d'avoir bien compris la fin (mais que j'ai en tout cas trouvé intéressante). Tallulah, Lu, comme elle préfère se faire appeler, vit avec son copain Nico au jour le jour dans un van. Un matin, Nico se barre, et elle se retrouve seule... en essayant de se débrouiller comme à son habitude, elle finit par kidnapper un bébé qu'elle fait passer pour le sien au yeux de la mère de Nico pour qu'elle lui vienne en aide. 
Un peu compliqué tout ça, mais c'est un très bon film, avec Ellen Page (que j'adore). Tout va très rapidement, en fait, et on comprend progressivement un peu tous les personnages, et on arrive même à avoir de la peine pour la véritable mère qui délaissait son enfant pour sortir/boire/fumer et dépenser son argent. 

★★★☆☆


Voilà voilà, j'espère que ça donnera des idées à certains pour les prochaines soirées film ! 


Love always, 



lundi 24 octobre 2016

Tumblr Challenge -- 100 days of productivity

On trouve de la motivation comme on peut et, comme je le disais précédemment, le fait de commencer un Bullet Journal m'y aide déjà un peu. L'idée m'est venue en faisant un tour sur Pinterest, et c'est rempli de petites astuces et de tutoriels pour s'organiser et avoir envie de s'organiser. 



Un peu plus tard, et puisque j'avais envie de voir ce que pouvait donner le mélange médecine et organisation, j'ai fait un tour sur tumblr... Et j'en ai ouvert un. Et je suis tombée sur le fameux challenge dont il est question dans le titre de cet article. 100 jours de productivité, donc. On bannit la procrastination, on dose la vie sociale, on s'installe confortablement dans l'externat, ces 3 fameuses années servant à me préparer au concours de l'internat. 

Pfiou. 

Le principe est simple : un petit post (illustré par une petite photo) par jour sur mon tumblr pour recenser mon avancement et servir de tremplin pour ma motivation (qui j'espère s'en verra maintenue, voire augmentée au fil des jours). 

Je me dis que le fait d'essayer à nouveau d'être régulière sur une plateforme bloguesque pourrait également m'aider à faire mon retour sur ce blog -- mais on l'aura compris, le ton a changé, et tend à changer davantage, car mes objectifs se précisent progressivement. 

Bref, on se retrouve bientôt pour de nouvelles aventures ! 

Love&productivity,

dimanche 16 octobre 2016

Le monde à travers mes lunettes

Je suis le genre de fille un peu discrète, mais souvent très souriante. Je ne sais pas comment les gens me perçoivent, sans me connaître ; j'ai entendu dire que j'avais l'air assez réservée/sévère lorsque je ne souriais pas. Je n'ai pas tellement d'amis, ni même de connaissances, et parfois je meurs d'envie d'en apprendre davantage sur certaines personnes, mais ma timidité m'en empêche, ou alors j'ai l'impression que ce n'est pas réciproque, et je n'ose alors pas m'avancer davantage. 


Je prends toujours beaucoup de selfies sur instagram, je blogue toujours au sujet de ma petite personne, et j'aime bien, globalement, parler de choses qui me touchent de près ou de loin. 
Je suis toujours très fière de ce que j'arrive à accomplir par moi-même, même si je ne m'en vante pas plus que cela, et très modeste, voire gênée, au sujet du reste. Car j'ai une peur phobique de l'échec, je n'ose jamais donner de pronostic trop favorable au sujet de ce que je fais, ce que je tente, ce que j'aimerais. Ce qui fait de moi une grosse stressée. 

Et ce stress, je le gère en soignant mon organisation, même si parfois je me surestime trop largement concernant la masse de choses que j'ai à faire. 

J'ai l'air d'être plutôt simple en fait. Je suis même plutôt simple. Seulement, il y a des points noirs au tableau, des points que je suis la seule à percevoir. 
Des tensions familiales. Des angoisses liées à mes études. Une peur de l'abandon sentimental. Les choses ne vont pas toujours bien dans ces domaines là, et parfois je craque sous la pression. Parfois j'ai vraiment besoin de parler de ces choses que je tais continuellement quand je parle de moi, ici ou ailleurs. J'aime mieux, comme beaucoup, me concentrer sur les choses qui me rendent heureuse, mais je n'y arrive pas toujours. 

J'ai besoin de travailler sur moi, pour mieux supporter, pour mieux me battre aussi, dans ma vie de tous les jours. Pour mieux y arriver. 

Je ne savais pas trop quelle thérapie adopter, alors je me suis dit que j'allais commencer par créer un Bullet Journal : un carnet qui donne la sensation que notre vie nous appartient. 
J'ai besoin de sentir que je prends mon envol. 
Love always,


lundi 19 septembre 2016

L'art de tenir sa langue

J'ai jamais été proche de la gent féminine. Un peu comme si je n'avais jamais vraiment réussi à parler le même langage. Et puis, peut-être que l'habitude d'écrire et de parler un peu de tout sans penser aux conséquences fait que j'ai encore plus de mal avec la subtilité et les petits secrets.



Normalement, quand on te confie quelque chose, tu dois le garder pour toi. Ce n'est pas ce que j'ai fait et je n'ai pas vraiment d'excuse. Mais je dois apprendre à me taire si je veux être une bonne amie. 

Une autre de mes particularités, c'est que je n'ai jamais su mentir. Je peine même à cacher certaines de mes expressions, ma mère par exemple lit en moi comme dans un livre ouvert et la seule chose que je puisse y faire c'est éviter frénétiquement de me retrouver en face à face quand je sais qu'elle a des questions à me poser. 

C'est un peu pareil avec tout le monde en fait. Alors parfois, alors même que je ne devrais pas, ma langue se délie, et ce n'est que bien plus tard que le boomerang me revient dans la tête. 

Bref, je me suis brouillée avec mon amie, sur quelque chose d'important, et je ne sais pas trop comment arranger les choses. Je ne peux qu'attendre.

Love always, 

dimanche 11 septembre 2016

Le besoin de recharger ses batteries

Une des choses qu'il est important de savoir quand on connait quelqu'un d'introverti : c'est qu'il a besoin de recharger ses batteries en se coupant un peu de son entourage de temps à autre. C'est quelque chose que je me suis surprise à devoir expliquer à certains de mes amis récemment, parce que j'avais l'air "saoulée" en soirée ou quoi et que malgré le fait que je leur dise qu'il n'en était rien, ils avaient du mal à comprendre. 


Non je ne suis pas saoulée quand je reste dans un coin à écouter sans forcément participer à la conversation. Je suis juste épuisée, j'ai besoin d'être passive. J'aime bien passer du temps avec mes amis, et j'essaie d'en profiter encore un maximum avant la rentrée, mais au bout d'un moment, les interactions sociales me deviennent lourdes et j'ai besoin de me déconnecter un peu. Et il arrive que je commence à me déconnecter alors que je suis encore entourée. 

Non je ne m'ennuie pas quand je suis dans cet état là. Je suis juste beaucoup plus pensive, beaucoup plus sur la lune, ailleurs, pensant à de vieux souvenirs ou au programme de mes semaines à venir, ou écoutant lascivement les conversations de proximité. 

Je ne pensais pas vexer qui que ce soit en étant "off" comme je le suis parfois. Mais ces derniers mois, il est arrivé souvent que j'entende "elle va bien Safia ? Elle a l'air déprimée/saoulée/de se faire chier" ou alors "et toi Safia, tu as rien à raconter ? qu'est-ce qu'il t'arrive ?". Non, rien, il ne m'arrive rien, je suis juste fatiguée. 

Alors, théoriquement, quand je suis dans cet état, c'est signe qu'il est temps pour moi de rentrer. Qu'il est temps que je passe quelques jours dans ma bulle avant de resortir fraîche comme le jour, bavarde et souriante. 

Etrangement, le fait d'écrire/lire ne me fatigue pas quand je suis "off". Je veux simplement un peu de tranquillité, faire les choses dans l'ordre que je souhaite, dans le temps que je préfère, ... et puis bon qu'on ne me demande pas non plus toutes les cinq minutes si je vais bien. 

Et vous, des particularités qu'on ne comprend pas toujours dans votre entourage ? 

Love always, 


dimanche 4 septembre 2016

Les 5 derniers films vus

J'ai envie de garder une trace des films que je regarde, car je finis toujours par les oublier. Alors voilà, pour reprendre le blog en douceur, un petit aperçu de ce que j'ai passé mon weekend à faire : cocooner. 

❥ Ginger and Rosa 

Film de 2012 réalisé par Sally Potter (avec notamment dans le cast, la belle Elle Fanning). L'histoire se passe dans l'Angleterre des années 60, et tourne autour de l'amitié de deux filles qui font l'expérience de leur adolescence dans une atmosphère assez vintage et légèrement hippie. En arrière plan, c'est la guerre froide, les inquiétudes face au nucléaire. Ce qui se passe entre les deux jeunes filles par la suite les déchirent, plus particulièrement Ginger qui en est énormément affectée.

J'ai trouvé ce film fascinant, tant par l'ambiance que par l'histoire de Ginger et Rosa. Mais avec un peu de recul, c'est vrai qu'on pourrait penser qu'il ne se passe pas grand chose et que Sally Potter tourne beaucoup autour du pot malgré les différents thèmes abordés. 

★★★★☆

❥ Shame 

Film de 2011 réalisé par Steve McQueen. Niveau ambiance, on va un cran plus haut. L'histoire porte sur un trentenaire américain, Brandon, dont le quotidien est dévoré par son addiction sexuelle. 

C'est un film badant, vraiment, le quotidien est lourd, Bandon est opaque à tout lien humain, il ne se laisse pas approcher et ne peut pas résister à l'appel de ses pulsions. 

★★★★☆


❥ The Game 

David Fincher, 1997. On change de registre, et on entre dans la vie morose d'un homme de 48 ans. A ce même âge, son père avait mis fin à ses jours, laissant sa famille dans l'incompréhension. Malgré son statut social élevé, Nicholas Van Orton subit sa vie, plus qu'autre chose. Jusqu'à ce que son petit frère lui fasse cadeau d'une carte d'accès aux services d'une mystérieuse société qui change les vies. 

Je dirai que beaucoup des scènes étaient très prévisibles. J'ai bien aimé, cependant, et la fin était parfaite malgré tout. 

★★★☆☆

❥ Two Lovers 

James Gray, 2008. Les parents de Léonard présentent à celui-ci Sandra, une jeune fille qui a tout pour être sa compagne parfaite. Mais dans le même temps, il rencontre sa nouvelle voisine, Michelle et fait tout pour la séduire... 

On pourrait croire que c'est un film mélodramatique américain  classique, mais il m'a mise pas mal inconfortable. Je n'aimais pas le personnage de Léonard, je le trouvais trop... insistant ? Il surjoue beaucoup avec Michelle, en a rien à cirer de Sandra, me donnait l'impression d'être un peu gamin étrange (vivant chez ses parents)... Enfin bref, je l'aimais pas. Donc j'avais du mal avec la sincérité de ses sentiments pour Michelle (qui était un peu la grande blonde ayant des soucis personnels mais parfaite à sa façon) et j'avais du mal avec ce que pouvait bien lui trouver Sandra qui avait tout de la gentille fille prête pour le mariage. Par ailleurs, l'atmosphère faisait un peu grand-mère. M'enfin bon. La musique était super cependant. 

★☆☆☆☆

❥ Only Lovers Left Alive 

Film de 2014, réalisé par Jim Jarmusch. C'est l'histoire de deux époux vampires qui vivent dans deux villes différentes (Tanger, Detroit) qui finissent par se rejoindre. 

A la fin du film, je me suis juste posé comme question : hein ? Le film dure 2h, et j'ai l'impression qu'il ne se passe rien. Ils sont toujours confinés, et puis ils me saoulaient un peu tous les deux à appeler les plantes par leur nom scientifique et à dater toute chose constamment. C'est cependant très beau à voir, surtout les scènes à Tanger que j'ai visité il y a quelques années. Et la musique est parfaite, par-faite. J'écoute d'ailleurs encore la BO en ce moment même. Mais à la fin j'attendais vraiment que ça se finisse. 

★★☆☆☆

On se retrouve bientôt pour des nouvelles de ma vie. Portez vous bien,

Love always, 

dimanche 19 juin 2016

La place du blog dans ma vie

J'y ai beaucoup réfléchi ces dernières semaines. Je savais qu'à la fin de mes examens, je n'aurais plus vraiment d'excuses pour ne plus bloguer – ou tout du moins pour moins bloguer. Sauf qu'il était nécessaire que je me rende compte qu'il n'était plus possible, à l'heure actuelle, de continuer à bloguer comme je le faisais. Simplement par manque de temps. 


Finalement, du temps, je peux toujours en trouver pour penser ou pour écrire (ou les deux en même temps). Mais je ne peux plus vraiment me permettre de lire, regarder des séries, des films, avec autant d'assiduité, faire des recherches complémentaires etc, dans le but d'alimenter certaines catégories du blog. Mes études prennent de la place, je le sais, je le savais avant de m'y engager, mais j'ai toujours voulu croire qu'elles n'en prendraient pas tant que ça au final, que j'aurais toujours le temps de faire mon écrivain en herbe, ma journaliste en herbe, sans mettre de côté mes obligations dans "la vraie vie". 

En fait, j'ai besoin d'un certain niveau d'immersion dans mes études pour pouvoir être réellement efficace. Je sais que ça ne signifie pas la fin de mes activités sur ce blog, mais en tout cas, ça signifie que celui-ci doit se voir légèrement modifié. 

Je pensais revenir sur une forme un peu plus journal intime. Après tout, parler de ce qui me prend la tête a toujours été ce qui me motivait le plus à écrire. Pas tellement de présenter des films ou des bouquins, ça c'est venu parce que j'avais envie d'être plus globale, mais force est de constater que ce n'est plus vraiment envisageable. 

J'ai beaucoup de tendresse pour ce blog. J'ai vraiment fait et écrit beaucoup de choses dont je suis un peu fière, qui m'ont fait réfléchir sur ma façon d'être, sur moi-même. Je pense vraiment que mon évolution se voit au travers de ces quelques pages web. Alors, peut-être que mes posts seront plus irréguliers, suivant mes humeurs, mon emploi du temps, mes envies, peut-être qu'ils seront également plus courts, moins recherchés, mais ils ne cesseront pas. Ils gagneront en spontanéité et sincérité, ils seront tournés vers des réflexions un peu plus générales sur, je sais pas, des traits de caractère, des attitudes, des sentiments... des choix, peut-être difficiles. 

Il est nécessaire que je me concentre beaucoup plus sur mes études, mais j'aimerai toujours écrire, et plus particulièrement écrire sur ce blog. 

Alors voilà, j'espère que ce recalibrage ne décevra pas trop. 

Love always, 

jeudi 28 avril 2016

Les cours sont terminés

image : flickr
C'est officiellement terminé, les cours sont terminés. Les modules, c'était hyper intéressant. C'est la vraie médecine. Ce sont les choses vraiment utiles à savoir, les vraies conduites à tenir, les vrais diagnostics possibles devant chaque situation. Mais cette période de cours d'un mois et demi aura également été la plus dure de mes études jusqu'à aujourd'hui. Parce que ça met beaucoup de pression, que chaque cours débutait par un test de connaissances, souvent assez difficile, que mon sommeil allait et venait, au même titre que ma fatigue et mon sentiment de ras-le-bol ; c'était soutenu. C'était dur. C'est terminé maintenant, laissant place à une longue période de révisions. 

Ouf. 

C'est étrange de seulement commencer à savoir comment ça se passe "en pratique". C'est intimidant, parce qu'on se rend compte que ce qu'il y a dans les livres ne suffit pas pour être un bon médecin. Combien de fois, durant ce mois et demi, a-t-on appris que "oui, tel examen est faisable, c'est même plutôt l'idéal dans ce cas là et c'est bien de l'avoir dit, c'est marqué dans vos bouquin, MAIS, en pratique, ça ne marche pas comme ça". Ca ne marche pas comme ça à cause des coûts des examens ou à cause de la disponibilité des appareils, souvent très demandés en plus d'être très chers et donc ne pouvant pas être réalisés en urgence – urgence dans laquelle on se trouve face à ce patient imaginaire et très mal en point que notre prof nous demande de diagnostiquer et de traiter. 

Combien de fois les profs ont-ils soutenu que "savoir" ne suffisait pas, qu'il fallait comprendre, qu'on pourrait trouver tout ce dont on a besoin sur le net mais que la démarche c'est une chose qu'on doit savoir faire en priorité, le reste s'acquiert avec le temps, la répétition et l'exercice. C'est bien que tu saches comment coter telle déficience, mais quel est son mécanisme ? Parce que c'est son mécanisme que tu dois connaître pour savoir comment opérer, comment traiter. Quand tu vois telle imagerie, t'es censé être capable de la décrire telle qu'elle est et décrire comment elle en est arrivée là, pour savoir de quelle façon procéder, savoir par quoi commencer. 

"Vous ne réfléchissez pas de la bonne façon. Vous réfléchissez comme un étudiant qui veut avoir son examen, mais vous devez réfléchir comme un futur médecin qui doit s'occuper de son patient avec les moyens du bord". 

A l'approche des modules, je me suis replongée dans la série Grey's Anatomy. Je m'étais arrêtée, il y a longtemps, quelque part dans la 10e saison. Et j'ai décidé de la reprendre depuis le début. Et ça m'a un peu tenu chaud pendant mes longues soirées de révision. C'est étrange de comprendre ce qui est fait maintenant, alors que quand je suivais la série en première année, je trouvais juste tout super cool. Maintenant je sais que c'est la base, que les traitements dont ils parlent sont pas des trucs de ouf, mais que c'est la base. 

Maintenant je suis en période de révisions. J'ai envie de beaucoup de choses. J'ai envie de reprendre un peu la guitare, de continuer à suivre mes petites séries, de continuer à voir mes amis, de reprendre un peu le blog et l'écriture, mais surtout de consolider mes connaissances fragiles (car le temps me manquait souvent pour préparer mes modules, alors les révisions étaient souvent plus superficielles que je ne l'aurais voulu). Ca fait beaucoup de choses. Mais je vais essayer. 

On se retrouve très vite, portez vous bien,
Love always, 

dimanche 17 avril 2016

Je ne sais pas écrire quand tout va bien

Peut-être parce que l'écriture m'a toujours été le plus utile pendant les périodes les plus difficiles de ma vie. Je me souviens avoir parfois abandonné mon blog, simplement parce que je n'avais plus rien à y raconter. En fait, je pense que je n'utilise l'écriture que pour me sentir mieux. Me délivrer de poids. Apporter de l'importance à mon vécu, je ne sais pas. 


Ces temps-ci, ma vie est très remplie. Pas forcément par rapport à ce que voudrait la "normalité" chez les gens de mon âge, mais j'ai commencé l'année scolaire avec pour objectif de ne plus dire "non" aux gens, de m'ouvrir d'avantage, pas pour gagner en popularité, pour gagner en rapport avec les gens, puisque depuis l'adolescence je n'ai fait que voir les gens me quitter : mes amies s'en aller, mes amoureux vivre loin de chez moi, mes aspirations être à l'opposé de celles de ceux que je connaissais... 

Je n'ai pas eu, cependant, envie de renoncer à mes envies, à ce que je juge être la bonne voie pour moi. Je n'avais pas envie de suivre des gens, je ne voulais pas avoir à le regretter. Au final, les personnes qui en valent le coup, alors même qu'elles vivent à des kilomètres, ou qu'elles vivent leur vie à un rythme totalement différent, ont su garder leur place dans ma vie. Elles sont peu nombreuses, ces personnes là, certes, mais ce sont des personnes de confiance, et je pense qu'on en a tous besoin de quelques uns. 

Globalement, ces derniers mois ont été remplis de rencontres, d'expériences nouvelles. C'est un peu comme si j'avais enfin osé être courageuse, dire oui, m'en foutre du qu'en dira-t-on (étape importante, puisque ma famille ne jure que par ça), relativiser, aussi. Je le dis peut-être chaque année, mais j'ai toujours l'impression de gagner en liberté, et je crois que c'était un peu exponentiel cette année. 

Quand je me remémore toutes les choses nouvelles qui m'ont été données d'expérimenter, toutes les personnes qui se trouvent aujourd'hui autour de moi, j'en suis un peu émue parce que la situation est drastiquement différente de ce qu'elle était l'été dernier. 

En conséquence, j'écris moins. Parce que je n'en ressens pas le besoin de la même manière, ça me manque, c'est tellement agréable comme activité, c'est la plus vieille activité que je connaisse. Mais je n'en ai pas toujours le temps, pas toujours les idées. J'ai, je pense, besoin de revoir un peu les objectifs de ce blog, pour l'adapter un peu davantage au format qui me serait plus agréable. 

En attendant de faire cette transition, les types d'articles qu'on retrouve ici vont peut être changer. Je ne sais pas si j'ai envie de rester toujours dans le journal intime ou si je vais partir dans l'idée de faire de ce blog un projet un peu plus réfléchi. Après tout c'est mon seul blog, j'ai bien le droit de me poser la question. 

A très bientôt avec de nouvelles idées je l'espère, 

Love always,

mercredi 16 mars 2016

Une journée avec moi

Comme je ne poste pas très régulièrement ces temps-ci (car je suis censée bosser comme si ma vie en dépendant – wait, ma vie en dépend vraiment) je me suis dit que je pouvais revenir un peu sur ce qui constitue justement mes journées. Il n'y a pas de journées type, bien sûr, la seule chose restant constante c'est que je doive bosser tous les jours. Mais plein de petites choses font que certaines journées me sont infiniment plus agréables que d'autres. 

photo : we heart it

Se lever tôt après une bonne nuit de sommeil

C'est justement le cas aujourd'hui. Hier soir, j'étais pas au top de ma forme, migraineuse comme jamais, alors j'ai pris l'initiative de me coucher tôt. Et ce matin je me suis levée reposée, fraiche (enfin, après ma douche s'entend) et d'attaque pour une nouvelle journée de révisions (ou bourrage de crâne). 

Avoir une chambre propre et rangée 

L'environnement agit sur notre humeur. Alors ça fait plusieurs mois que je fais attention à ne pas laisser trainer mes affaires, à tout remettre à sa place après utilisation, faire mon lit le matin, aérer, faire la poussière... En fait c'est simple de se sentir "bien" dans son environnement et, du coup, d'être plus facilement d'attaque pour y passer la journée cloitrée à bosser. 

Prendre le temps pour ses repas

Je me fais de plus en plus des plateaux repas pour pouvoir regarder tranquillement une petite série en mangeant. Ca constitue mes pauses de la journée et j'évite plus facilement de craquer pour mes séries préférées au milieu de mes révisions. 

Plannings et tableaux d'avancement 

Les plannings de révision, c'est pas tellement mon truc en réalité, je ne les respecte jamais, je fonctionne au feeling. Par contre, les tableaux d'avancement, c'est hyper pratique : j'utilise un tableau ardoise blanche, je compte simplement les cours faits et les cours qu'il me reste à faire, et j'ai une vue d'ensemble sur mon avancement (enfin, en ce moment, plutôt sur mon retard...) et ça me motive plus facilement à garder le cap. Aussi, je tiens méticuleusement mon agenda de cours, TD et TP, à jour, ce qui me permet de mieux me projeter dans mes semaines. 

S'autoriser des petits plaisirs 

Toutes les semaines, je vois mes amis autour d'une table surmontée de bonnes choses à grignoter, pour un jeu de rôle. Je n'en avais jamais fait avant, et il se trouvait qu'un de mes amis était particulièrement fan des JdR, alors il nous concocte des scénarios et nous vivons des aventures assez drôles qui nous permettent de faire une pause, rigoler et prendre du bon temps entre amis. 
Autrement, je rencontre toujours de nouvelles personnes autour de soirées d'anniversaire ou simples soirées resto, ce qui me permet de clôturer mes journées sur une note conviviale. 

Mes seuls regrets 

C'est de ne pas avoir le temps de bloguer, d'écrire, de lire, de faire des revues de ces activités, et bien sûr aussi de faire du sport (j'y mets pas tellement de bonne volonté non plus...). J'en suis arrivée à essayer de gagner du temps en dormant de temps en temps chez des amis qui habitent à 2 pas de la fac (PARCE QUE MOI J'HABITE LOIN) et en limitant mon temps de préparation le matin (puisque je suis dans une mood "less makeup"). Je garde en tête que ce n'est qu'une question de temps, que ce ne sont que mes révisions qui m'empêchent un peu de faire ces activités que j'adore, et que ce n'est que temporaire (le temps que je rattrape mon retard donc, enfin j'espère). J'ai hâte aussi au moment où j'aurai le temps de faire un peu de shopping (savez-vous qu'un Hema va bientôt ouvrir dans ma ville ?!). Mais bon, mes journées sont déjà plutôt agréables :). 

Portez vous bien, et vous aussi voyez les bons côtés de vos journées longues et difficiles !

Love always,


jeudi 10 mars 2016

Pour les études

J'ai toujours eu une sorte de passion pour les études. En fait, je pense que ce que j'aime, c'est l'ambiance des révisions. Les cahiers, les gros livres, ouverts et étalés devant moi. Les stylos de toutes les couleurs, les surligneurs et les post-it. Les petites notes en bas de page au crayon. Les jolies fiches. Alors, quand j'étais plus jeune et que tout le monde trouvait ça barbant de réviser pour un contrôle, moi j'adorais reprendre mes cours avec plein de couleurs, ajouter des petites touches complémentaires, faire des recherches, feuilleter mes manuels... 


Ce sont tout de même des habitudes que j'ai un peu perdues. Simplement parce qu'en avançant dans ses études, on avance dans la difficulté, et une soirée ne suffit plus à réviser pour un contrôle, il en faut une semaine, et c'est épuisant, même pour moi, et on cherche à gagner du temps en ne faisant des fiches que lorsque vraiment nécessaire. 

Ca frustre un peu la perfectionniste que je suis, qui n'aime pas faire l'impasse sur les choses par manque de temps. 

Du coup, cette année, je suis partie sur l'optique d'utiliser un peu l'entraide. Parce que beaucoup de gens apprécient les fiches et n'en font pas pour toutes les matières, mais les rendent disponibles aux autres. Alors j'ai mis en place un petit groupe de révision pour essayer de maintenir une certaine régularité dans mes révisions, et puis pour se tenir au courant des dernières nouvelles concernant les cours, et les modules qui commencent vraiment (càd la vraie médecine pure et dure, celle qu'on apprend directement dans les livres prévus à cet effet, livres qui trônent sur mon bureau depuis quelques semaines, qui m'ont coûté la peau des fesses, et qui attendent que je finisse mes cours pour pouvoir les dévorer). 

J'ai l'impression d'être encore un peu en train de me chercher, niveau études : quelle méthode est la plus efficace pour bien connaître mes cours ? Dois-je tout faire pour tout savoir le plus durablement possible ou dois-je apprendre au fur et à mesure ? Dois-je ficher et reprendre les cours qui ne me plaisent pas ou dois-je gagner du temps en les relisant simplement mille fois ? 

Je teste un peu toutes les méthodes (ce qui frustre un peu la perfectionniste en moi qui aimerait que je me cale sur une seule méthode bien efficace, mais je n'en suis qu'à l'étape de jugement de leur efficacité). J'évalue aussi ce que m'apporte le groupe de révision. Mes méthodes de motivation. Etc. 

A savoir qu'en ce moment je me motive en reprenant la saison 1 de Grey's Anatomy. Oui. NE ME JUGEZ PAS. 

Bref, bref, j'ose espérer en savoir davantage sur ce qui marche ou non pour moi, pour mes études, et vous faire part de mes diverses expériences bientôt. 

Portez vous bien, 

Love always, 


jeudi 3 mars 2016

Le corps de la femme

Le corps de la femme, cette entité. A partir de l'adolescence, on commence à en sentir son poids. Quand on nait de sexe féminin. On sent son poids dans la société. On sent qu'avoir un corps féminin est différent d'avoir un corps masculin aux yeux de tous. 

J'ai commencé à la sentir aux yeux de ma propre famille. Comme une honte qui s'installe. Comme un sentiment awkward. Comme si on devait se cacher, maintenant, car on n'est plus vraiment un enfant. On est autre chose.


Et puis ensuite on le sent à l'école. Le poids du regard des autres. Pas des adultes, mais des autres de la classe. Mon corps est en train de changer et ça se voit et ça change tout. Et on ressent ce poids et on a honte. Alors qu'on n'a rien fait pour tout ça, on sait qu'on n'y est pour rien, et on hurle mentalement aux autres de regarder ailleurs. Aux garçons de nous regarder dans les yeux.

Une fois qu'on s'est fait à son corps, qu'on l'accepte, qu'on en est fier, qu'on l'aime, on se retrouve tout de même confrontés un bon milliers de fois à la représentation du corps féminin par les autres. Par les hommes et leurs fantasmes. Par la société et ses normes. Par les autres femmes, surtout, sans qu'elles se rendent content qu'elles énoncent des choses qui ne sont valables que parce que l'autre sexe en a, à un moment, décidé ainsi. 

Le corps féminin est toujours soit trop soit pas assez. Jamais comme il faut aux yeux de personne, on croirait. Il est trop plat, trop rond. Trop poilu trop imberbe. Trop clair trop sombre. Trop couvert ou pas assez. Trop entretenu ou pas suffisamment. Pourquoi tout ces jugements, par la société, par les hommes, par les femmes, toujours en direction de femmes qui, elles, ne s'étaient peut-être même pas vues imparfaites pour ces points là montrés du doigt ? 

J'ai pas le droit de faire ce que je veux de mon corps sans qu'on me juge ? Sans qu'on vienne me dire à moi, qui suis une femme, qui me considère indéniablement comme telle, qu'une femme devrait être plus ceci et moins cela ? Qu'y-a-t-il de mal à vouloir être femme à ma façon ? Qu'y a-t-il de mal à ce qu'il y ait toute une myriade de femmes sur terre ? Y a-t-il une quelconque beauté à vouloir uniformiser tout ça sans que ce soit le désir des premières personnes concernées ? 

J'aime beaucoup être femme. Je ne veux pas qu'on me le fasse regretter par le biais du regard pesant des autres. J'ai appris à l'ignorer. Ce n'est pas facile tous les jours, et ça l'est surement nettement moins pour beaucoup de personnes encore : pour les racisées, pour les transgenre, pour certains âges où l'on se permet de se montrer encore plus sévère envers nous, ... 

Il n'y a pas de normes pour être une "vraie" femme. Pourquoi une femme sans utérus ne serait-elle pas une femme ? Pourquoi une femme, sur la base de son look, ses préférences, ou tout autre critère ne serait-elle pas une femme ? Personne ne décide de qui nous sommes à notre place, d'autant plus sans même nous connaître. 

Portez-vous bien, 
Love always, 

lundi 8 février 2016

Les dernières découvertes du net

La dernière fois que j'ai partagé mes découvertes web date d'il y a un moment, mais j'ai eu le temps, notamment pendant mes révisions, d'en faire le plein. Globalement, ces applis/sites/comptes youtube sont aménagés de sorte à faire gagner du temps et de l'information. D'où leur utilité pendant mes révisions. 

photo : favim

France TV Zoom 

Existe en application et en site web. En clair, c'est un condensé d'extraits de télévision : le fait de créer son compte (on s'identifie avec google, twitter, facebook) permet d'enregistrer ses préférences, ses centres d'intérêts. Il ne reste plus qu'à notifier le temps dont on dispose ("j'ai 5 min/15 min/plus de temps") et on se retrouve avec des extraits ciblés des différentes émissions qu'on aime bien sur les sujets qu'on aime bien. 

N'ayant jamais été très fan de la télévision, je trouve que ce concept est plutôt sympathique puisqu'on ne se tape pas toute l'émission mais seulement certaines parties et puis on se fait une idée de ce qui passe à la télé pendant qu'on ne la regarde pas (dans mon cas, pendant que je révise, lol). Pour ma part je tombe souvent sur des sujets intéressants (liés à la médecine ou à la psychologie) qui me poussent parfois à faire des recherches complémentaires parce que ça m'a vraiment intéressée. 
  • Lien vers la version web

Medium 

Existe en application et en site web. J'ai moins eu le temps de tester, mais le concept me plait et je compte m'y pencher davantage. C'est un peu le même principe, sauf qu'il s'agit d'articles classés par catégories. Donc, pareil, à l'inscription on renseigne nos centres d'intérêt et on se retrouve avec un cocktail d'articles sur le sujet. On peut "aimer" des articles ou mettre un marque-page pour les lire plus tard. Les auteurs sont assez variés je présume, je sais qu'il y a des journalistes (du genre ceux qui bossent pour The Huffington Post) mais il peut sans doute y avoir des gens d'autres domaines, psychologie, communication, etc. Ce ne sont pas des articles trop longs, et c'est en anglais abordable (pas technique). 

Le concept me plait parce que je n'aime pas me perdre dans les journaux en ligne, un peu sans but. Je préfère que le site s'adapte à ce que j'aurai plus tendance à lire, la plateforme est minimaliste et agréable et me donne envie de m'y intéresser davantage. 
  • Lien vers la version web

Anna Akana (Youtube)

C'est une youtubeuse américaine que je suis depuis le lycée pratiquement, mais je ne pense pas avoir déjà parlé d'elle. Son contenu est assez varié, il y a des vidéos type "vlog" où elle parle de sujets donnés (souvent lié au développement personnel, féminisme, etc) et puis d'autres type court-métrage où elle met en scène des situations (racisme, sexisme, ...) de manière un peu exagérée et humoristique, toujours, ou alors d'autres courts-métrages plus artistiques. 

Beaucoup de ses vidéos m'ont parlé, et je trouve surtout ses vlogs intéressants. Ils ne durent jamais plus de 5 min (de l'ordre de 3-4 minutes globalement), sont très bien filmés et "joués" si je puis dire, avec un montage et tout ça, c'est agréable, léger, humoristique, intéressant et très varié (sérieux le nombre de vidéos qu'elle fait !). Bref, je ne peux que conseiller de la suivre, j'aime beaucoup ce qu'elle fait. 
  • Lien vers sa chaîne

J'en reste là pour aujourd'hui ! Si vous avez des sites/applis/comptes youtube à conseiller, ça me serait très profitable, je ne découvre pas des masses ces temps-ci !

Portez vous bien, 
Love always, 





mercredi 3 février 2016

Les peurs qui paralysent

Maintenant que je suis dans ma pause inter semestrielle, je me sens épuisée. J'ai toutes les raisons de l'être, me dira-t-on, pour avoir traversé une longue (et interminable) période de révisions et une longue (et interminable) semaine de partiels assez éprouvants. J'ai continué à voir ma psy, alors qu'en novembre je pensais que j'allais arrêter. Je ne suis pas trop sûre de la raison qui me pousse à continuer, j'ai commencé à la voir par rapport à mes soucis familiaux qui semblent s'être arrangés d'eux-mêmes, et maintenant ce sont des questionnements plus fondamentaux qui me harcèlent, par rapport à moi, à mon futur, à mes peurs. 

photo : we heart it
En fait, je suis remplie de peurs. 
– La peur de perdre un être cher par ma propre faute, la peur d'ennuyer les personnes que j'aime, la peur de mal me comporter et le regretter. 
– La peur de ne pas réussir à tout mettre en oeuvre pour mon futur, la peur de me démotiver bêtement, la peur d'avoir peur de mes propres études. 
– La peur de ne pas me correspondre, de ne pas être confortable dans ma propre vie, de ne pas savoir la façonner comme je le voudrai, de ne pas être suffisamment active dans ma propre vie. 
Et ces différentes peurs semblent un peu se renvoyer la balle, elles sont interconnectées et ne me laissent pas vraiment en paix. 

Je pense d'ailleurs que les crises d'angoisse dont j'ai fait l'expérience pendant les révisions sont liées aux deux dernières peurs. Ca me torture. J'ai envie de faire quelque chose pour mieux vivre cette situation. Et c'est sans doute pour cela que je continue mes séances avec la psy (donc affaire à suivre, comme on dit). 

J'ai changé. J'ai beaucoup changé depuis septembre. Je m'en rends de plus en plus compte. Je suis plus facile à vivre pour moi-même et pour les autres, je pense. Je suis plus simple, si je puis dire. Moins torturée et paradoxale. J'essaie vraiment de me tirer vers le haut, de laisser de côté les mauvais sentiments qu'on peut ressentir de manière déraisonné : la jalousie, la culpabilité, etc. J'essaie de me recentrer sur moi, de me prendre moi-même comme propre référentiel, ne plus constamment me comparer aux autres et me rabaisser. Après tout, qui de mieux que soi pour savoir ce que l'on vaut réellement ? Personne ne vaut rien. Personne. 

Je pense qu'il est normal d'être, par moments, ébranlée par ses doutes. Surtout quand on a trop le temps de penser, comme c'est le cas pour moi actuellement. J'ai encore du mal à moins tenir compte de ce qui m'entoure, je suis facilement touchée par pas mal de chose susceptibles donc d'avoir un impact sur mon mental, ma motivation, mes capacités. Ca se travaille. Je vais essayer. 

Et puis essayer de profiter de ce qu'il me reste de vacances. 

Portez vous bien, 

Love always, 

mercredi 27 janvier 2016

Comment survivre à son propre stress ?

Etrangement, cette période de révisions a été source de beaucoup de stress, pour moi. J'ai compris à un certain moment que je me mettais énormément de pression par rapport aux examens (et même par rapport aux TP alors que concrètement ils ne valent presque rien dans la note finale) et à l'aide de mes proches, j'ai commencé à me ressaisir en passant un certain temps à me répéter certaines choses ou à tenter différentes choses pour faire redescendre la pression tout en gardant un moteur pour mes révisions. 

Parce qu'au final, la peur qu'on a quand on révise pour des partiels, c'est :
1/ de trop stresser au point d'en perdre ses moyens et de faire des crises d'angoisse
2/ de ne pas stresser assez au risque de perdre un moteur important pour arriver au bout de son programme de révisions.

C'est dur de rationaliser quand on est en pleine crise d'angoisse. Ca m'est arrivé deux ou trois fois durant mes révisions (ce qui est plutôt raisonnable au vu du niveau de stress que j'avais, globalement j'ai réussi à réguler tout ça) et j'ai eu les bons réflexes qui m'ont empêchée d'être tétanisée pendant plusieurs heures. 

C'est dur de rationaliser parce qu'on perd de vue l'essentiel, les choses importantes, le fait que ce ne sont "que" des partiels,  qu'ils ne déterminent pas toute notre vie etc. Et après, quand je réussissais à retrouver le contrôle de moi-même je me rendais compte de l'état dans lequel ça m'a mise et j'hallucinais presque, me disant "mais mince, c'est fou comme je me mets de la pression inutilement, on a qu'une vie, ça ne sert à rien de paniquer comme ça voyons !". 

photo : we heart it
J'étais bien contente d'avoir une multitude de petits trucs pour me sentir un peu mieux et canaliser mon stress, je pouvais alterner entre ces différents petits trucs sans risquer "d'épuiser" leur effet. Ce sont des petits trucs tout simples en plus. 

Faire des pauses. De vraies pauses, pas une pause passée sur le net à regarder des vidéos. On s'éloigne du bureau, on se met dans une position confortable, on respire, on regarde le plafond, on s'étire... 

Faire des câlins. A plusieurs moments je suis allée voir ma maman dans le salon et je me suis tout simplement blottie contre elle l'espace de quelques temps, jusqu'à me sentir d'attaque à nouveau. 

Un "traitement de fond". Ma psy m'avait conseillé de l'Euphytose, des petits comprimés à base de plante pour diminuer le stress, à prendre de préférence en soirée et avant de dormir. Je ne sais pas si ça a vraiment bien fonctionné, probablement, car je n'avais pas de difficultés à dormir le soir venu. 
J'avais également à ma disposition un petit stock de thés et tisanes que je buvais à longueur de journée (j'évitais le café en fin de journée, je me limitais à 2 par jour, matin et midi, dans les instants de coup de mou, généralement le stress fait qu'on est assez éveillés sans avoir besoin de caféine qui pourrait venir l'empirer). 

Faire le vide au moment d'aller se coucher. Le plus dur quand on est stressé c'est de réussir à avoir son compte en sommeil... L'étape la plus cruciale c'est de réussir à s'endormir. Quand on a eu une grosse journée de révision et qu'on est crevé, c'est pas si dur, mais les veilles d'examens... Alors je tentais de rationaliser à nouveau, me dire que c'était bientôt fini, que dans deux jours à la même heure je ne me soucierais même plus de tout ce qui me stressait... 

Les exercices de méditation. J'ai pu tester des exercices à l'aide d'un CD audio, principalement ceux centrés sur la respiration. Alors, quand ça n'allait pas ou quand je n'arrivais pas à me calmer pour dormir, je me concentrais sur ma respiration et celle-ci finissait par se régulariser, m'apaiser, ... 

Les amis / l'amoureux. Outre ma maman, certaines personnes de mon entourage étaient aussi susceptibles de m'aider. Ma mère travaille beaucoup, et une de mes crises s'est déroulée en plein après-midi... alors ni une, ni deux, j'ai téléphoné à la personne la plus proche de moi et je lui ai parlé de mes angoisses, même si c'était complètement irrationnel, et il m'a écoutée, rassurée du mieux qu'il pouvait, et je me suis laissée aller à pleurer un coup, me décharger émotionnellement... me reposer ensuite et puis reprendre mes révisions. 

Se décharger émotionnellement. Je prends énormément sur moi et je suis un peu une maniaque du self control. Et ça peut jouer contre soi, parce que ça mène souvent à faire un burnout. Mais en vérité il faut se convaincre qu'il n'y a aucun mal à être ébranlé, à pleurer, à se laisser aller, quand ça ne va pas... se décharger de sa tristesse, son stress, ses angoisses, ça permet de s'alléger et continuer ensuite sur sa lancée plus sereinement. C'est, je pense, la découverte majeure que j'ai faite durant ces révisions. 

Dédramatiser et déculpabiliser. Dans le rush des révisions, on en vient souvent à penser que c'est la fin du monde et on s'en veut de ne pas avoir fait ça ou ça. En fait, il faut se dire que ce qui est fait est fait et qu'on ne peut plus rien pour ce qui concerne le passé, on ne peut que s'organiser pour la suite et faire de son mieux. Il faut s'aider, pas se culpabiliser. S'aider en s'octroyant des pauses, en revoyant ses priorités, etc. On ne veut pas se rendre malade, on veut faire de son mieux avec les moyens du bord. 

Bref, toutes ces petites choses m'ont aidée à canaliser mon stress et à continuer à réviser en vue des partiels, ce qui fait que même si mes révisions n'ont pas été parfaites, j'en suis globalement satisfaite parce que j'ai appris beaucoup sur moi-même, j'ai notamment appris à lâcher prise, à ne plus me comparer aux autres (aka ceux qui n'ont besoin de lire leur cours qu'une fois pour être prêts...), à faire selon mes besoins et mes envies et selon mon rythme, en étant le plus respectueuse possible de ces besoins... J'ai appris à rendre mes révisions agréables en gros, et pas synonymes de torture... Et j'ose espérer pouvoir appliquer ce nouveau savoir au deuxième semestre.

Peut-être que ces petits trucs aideront certaines personnes parmi vous ! 

Portez vous bien, 

Love always,