dimanche 25 octobre 2015

Ma semaine en images #3

Comme je n'ai pas posté de la semaine... Un petit récapitulatif de celle-ci s'impose légèrement. En fait, la raison qui fait que je ne poste plus des masses en semaine n'a pas tellement à voir avec la lourdeur de celle-ci. J'ai simplement pris l'habitude de passer plus de temps à la fac (à la bibliothèque pour être plus précise) et de ne plus emmener mon ordinateur avec moi, histoire d'être sûre de rendre ces heures passées inconfortablement assise sur leurs chaises à travailler. Parce que sinon, je sais que je serais tentée de passer sur les réseaux sociaux, d'écrire sur mon blog (ce qui me prend tout de même généralement une bonne heure) ou je ne sais quoi d'autre. 

photo : we heart it
Du coup, lundi, j'étais à la bibliothèque et je ne me suis accordé une pause que lorsque j'ai vu que mon téléphone était sur le point de me lâcher niveau batterie. Alors j'ai accouru à la cafétéria brancher mon chargeur et patienter en prenant un petit café. Quel meilleur moyen pour recharger ses batteries toutes à la fois ? J'aime beaucoup l'ambiance de la cafét. Généralement, quand j'y suis, j'y suis seule, mais il s'est trouvé plusieurs moments où j'ai pris mon courage à deux mains pour me joindre à un groupe de filles que je ne connais pas tant que ça à la base mais que je sais être sympathiques. Ce qui a fait que la fois d'après, on a pu remanger ensemble sans que ce soit trop awkward. Parce que, faut le dire, la première fois c'était awkward. 

Mardi, j'étais crevée de chez crevée, je ne sais même pas vraiment pourquoi. Ah si, j'avais un TD de physique à 7h30 tapantes, jusque midi passées. Ca m'a lessivée. Du coup j'ai fait une sieste toute habillée et je me suis réveillée encore plus nauséeuse qu'avant. J'avais promis à mon meilleur ami Ada (c'est son surnom, hein) de passer du temps avec lui en soirée, on a mangé devant la télé et on a bien rigolé (et ça a fait passer mon mal de crâne). C'était chouette, et je suis contente de penser à reprendre contact avec mes amis bien que nos études nous séparent et que donc se donner RDV se révèle un peu fastidieux. 

Mercredi, je suis finalement allée chez la dermato, ce qui m'a valu 3h d'attente interminable pour avoir finalement un traitement pour la cicatrisation de l'un de mes piercing à l'oreille. Je ne sais pas si ça marche, c'est trop tôt pour le dire, mais ça me fait déjà un peu moins mal. Et puis finalement la journée s'est améliorée en soirée, puisqu'on a fait une crêpe party en bonne compagnie. On a à nouveau bien ri, j'ai cassé une table (oui, la pas douée de service c'est généralement moi) et ça m'a fait du bien. 

Par contre, le lendemain (donc jeudi) matin, j'avais stage, et j'étais pas réveillée du tout. Genre mal à la tête, lente à la détente et compagnie. Ca ne s'est pas trop remarqué parait-il, mais j'étais tellement mal que j'avais songé à rentrer chez moi au bout d'une heure (mais finalement mon état s'est un peu amélioré, j'avais gravement faim et j'ai couru m'acheter un truc à manger une fois le stage finit). 


J'ai dû faire à nouveau une sieste toute habillée parce que la migraine ne voulait pas s'en aller. Et je me suis réveillée tout pile pour aller en babysitting. La soirée de babysitting était l'une des plus fun que j'ai faite jusqu'à présent, de vraies petites comiques. J'ai abusé des snapchat et j'ai fini la soirée à réviser une fois les deux petits monstres couchés. Puisque j'ai pas pu réviser de l'après-midi... ! 

Vendredi matin, rebelotte, stage en ophtalmo. Mes co-stagiaires demandaient à notre chef si ce serait bien vu qu'ils lui demandent une ordonnance pour des choses banales et, cool comme elle l'est, elle a dit que ça ne lui posait pas de problèmes... alors ni une, ni deux, je lui ai demandé s'il était possible de faire une ordonnance pour des nouvelles lunettes (puisque ça fait deux ans que je ne les ai pas changées) et en 20 minutes c'était fait ! Moi qui pensais ne jamais réussir à prendre de RDV avant la fin de l'année, j'ai été bien dépannée. Le reste de la journée s'est passée à réviser. 

Samedi soir, avec deux de mes soeurs, on est allées manger des sushis. Je ne fais vraiment pas beaucoup de choses avec mes frères et soeurs, alors c'était un peu awkward au départ de me retrouver seule avec elles. Et puis ça s'est amélioré autour des plats, puisqu'on est toutes de grosses gourmandes... Au final c'était une bonne soirée. 

Enfin, dimanche, et donc aujourd'hui, je me suis assise à mon bureau devant mes cours qui m'attendent depuis un bon moment et j'ai essayé de me donner des coups de pieds aux fesses pour avancer pour de VRAI. Ca suffit maintenant, tu bouges tes fesses Safia, et tu me finis cette pile de cours (j'y crois pas trop mais l'espoir fait vivre). 



Et vous, votre semaine ?

Portez vous bien et plein de bisous,

Love always, 

vendredi 16 octobre 2015

Je l'ai quitté

Ca fait déjà deux semaines. Je ne pensais pas en parler sur le blog, je m'étais dit que c'était vraiment personnel, que peut-être que je ferais mieux de garder ça pour moi, mais finalement, cette semaine j'ai commencé à en parler autour de moi et à ressentir une forme de certitude. Parce que je sais que je suis une grande indécise, que je ne fais pas les choses de manière définitive, et la séparation a été tellement brutale que je me demandais s'il était possible qu'elle soit stable. 

En fait, j'en viens maintenant à me demander pourquoi elle ne s'est pas faite plus tôt. Parce que, même si les disputes s'arrangeaient, j'avais plutôt l'impression que tout s'arrangeait par défaut. Qu'il y avait toujours une trame de fond qui ne me plaisait pas mais que j'essayais de ne pas trop y faire attention. Cette trame de fond, c'était une espèce de non réciprocité que je n'arrivais plus vraiment à supporter, qui me faisait du mal. Parce que j'étais toujours dans la demande et que ça me rendait malade. C'est pas ce que je suis. Je ne suis pas comme ça. Mais je manquais cruellement de quelque chose. Et puis j'ai eu le déclic. Non sans l'aide de quelqu'un d'extérieur à tout ça. J'avais besoin d'autre chose. 

Je me sens tout de même mal pour lui. Peinée. Parce qu'en un sens, il me perd. Je me rendais tellement disponible pour lui, je faisais tout pour ne pas trop l'embêter, tout pour pouvoir profiter de lui, ça ne marchait pas toujours, souvent je me faisais recaler parce que c'était pas le moment. Mais en cette fin d'été, début septembre, c'était la fois de trop. Parce que j'étais terriblement mal. Et qu'il n'a pas voulu en entendre parler. J'ai dû gérer ma détresse sans lui. Et je lui en voulais terriblement pendant les semaines qui ont suivi. 


Je sais qu'il n'aurait jamais cherché à me faire du mal intentionnellement. Je sais qu'il était tout de même attaché à moi. Mais j'avais l'impression de passer au second plan pour lui. Pas même d'être en rivalité avec sa passion pour ses cours ou sa routine de vie, j'étais juste en second plan. Et ça m'a fait terriblement mal de m'en rendre réellement compte au moment où j'étais au plus bas. Ses cours n'avaient même pas encore commencé qu'il était déjà aux prises avec ses révisions. J'étais désespérée, j'avais besoin d'une épaule, et il m'accueillait chez lui pour ensuite se préparer à aller réviser à la bibliothèque. Pour me laisser seule. 

Je l'ai quitté parce que j'avais besoin d'autre chose. Que ça me rendait malade de penser à lui, à sa passion pour ses cours et son désintérêt pour moi, et à me regarder, en comparaison. En comparaison j'étais tout le contraire, je délaissais mes obligations pour être avec lui. Ca me rendait malade. De l'attendre, de lui faire des piles de demandes qui n'étaient souvent pas entendues. De relativiser. De ne plus arriver à me focaliser sur moi. 

Je l'ai quitté la veille de mon premier rendez-vous psy. "J'ai pas besoin de ça" que je me disais. Et la rupture a été tellement facile que ça m'a décontenancée l'espace d'un temps. Je pensais qu'il ferait davantage de résistance, mais en fait non. Et ça m'a déçue. Pas de lui, de moi. Je me suis dit que j'aurais dû faire quelque chose beaucoup plus tôt, pour m'épargner cette douleur là. J'étais trop optimiste. Je pensais qu'il ferait des efforts au fil du temps. Finalement, c'est moi qui en ai fait toujours plus, et ça m'a déviée de mon chemin initial, et ça m'a épuisée ; je suis restée à pleurer un long moment au bord de ce sentier désert vers lequel j'avais bifurqué avant de rebrousser chemin, le pas traînant. 

Le grand changement de ces dernières semaines, c'était ça. Je l'ai quitté. Je m'ouvre à autre chose, maintenant. Je n'ai plus envie de courir après personne. Je ne veux que de la réciprocité. Je veux me concentrer sur moi, sur mon futur. Je ne veux plus être déçue de moi-même, de mes décisions trop tardives, de ma perte de temps. Je veux m'ouvrir à autre chose. A d'autres personnes, qui me correspondent davantage, qui me comprennent et sur qui je puisse compter dans ce genre de passage à vide. 

C'est sur cette note que j'ai envie de vivre mon année. 

Merci de m'avoir lue. 

Love always,


mercredi 14 octobre 2015

Avec le sourire


Les choses qui me mettent de bonne humeur dès le matin : 
  • Me lever à l'heure, et non pas deux heures plus tard, comme il m'arrive quand je me couche malencontreusement plus tard. 
  • Me débarrasser de corvées qui trainent depuis quelques semaines : j'ai enfin monté mon miroir neuf et sans fissure sur mon armoire. 
  • Avoir une chambre rangée : j'ai pris l'habitude de ne pas laisser trainer mes affaires partout et c'est agréable !
  • Avoir le temps de travailler pour un TD important en milieu d'après midi (et être motivée pour le faire, je suis motivée, motivée !). 
  • Mettre une jolie robe ! 
  • Me préparer à aller en soirée à la fin de la journée, entourée de personnes drôles et sympas ! 
  • Ecrire une note de blog en écoutant de la musique. 
En vérité, ce soir, j'étais conviée à deux événements en même temps, mais j'avais déjà accepté le premier (la soirée d'anniversaire) donc je ne pourrai pas participer au second (un dîner de rentrée avec des amis ayant suivi les mêmes options que moi pour accueillir ceux qui s'apprêtent à la suivre également). 

Bien sûr, le fait que je décide de mettre une robe est lié à la soirée de ce soir, je ne m'embêterais pas à me faire aussi jolie sans raison (je l'ai déjà fait, et je l'ai regretté, parce que j'étais en retard, à monter 3 étages avec des talons, compensés certes, mais encombrants, ce qui m'a donné très chaud) (mais bon, au moins j'étais jolie). 

Et puis pour les révisions, elles se font vraiment de manière très sereine... je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt, les années précédentes j'allais en cours le plus possible et ça me faisait un emploi du temps beaucoup trop chargé... enfin bref, mieux vaut tard que jamais ! 

Et vous, vous allez passer une bonne journée ? 

Portez vous bien, 

Love always, 

mardi 13 octobre 2015

Where words fail, music speaks #3

J'écoute énormément de musique en ce moment. Que ce soit en révisant, en écrivant dans mon journal, parfois en ne faisant rien de particulier, affalée dans mon lit. Du coup c'est un peu comme si la musique suivait chacun de mes états d'âme. Comme en plus il se passe beaucoup de choses en ce moment – je veux dire, je me suis levée ce matin en pensant qu'on était déjà vendredi alors qu'on est que mardi, c'est dire à quel point j'ai l'impression qu'il se passe énormément de choses – la musique accompagne chacun de mes moments de répit et m'offre vraiment une impression de "pause" dans tout ce flot d'événements. 
photo : tumblr
Alors, pour la plupart des morceaux, c'est davantage de la redécouverte que de la découverte à proprement dit ; je me replonge dans mes différents albums de Radiohead et ça colle tellement à mon état d'esprit que c'en est flippant. Je vous laisse écouter tout ça. (Oui je change de mise en page pour ce type d'article, les vidéos Youtube encastrées c'est pas ce qu'il y a de plus esthétique !). 

Portez vous bien,
Love always,

jeudi 8 octobre 2015

Les changements

Je disais dernièrement que ma vie avait pris un virage ces dernières semaines. Et pas des moindres, en vérité. J'ai l'impression d'avoir complètement changé à travers tous ces moments, pas fondamentalement, mais disons que je vois les choses vraiment différemment, que je sais un peu mieux ce que je veux pour moi... Je me sens un peu hypersensible, aussi. J'ai tendance à avoir les larmes qui montent facilement. 

photo : we heart it
Pourquoi je ne parle pas en détails de tout ce qu'il m'arrive en ce moment ? En fait j'en ai parlé à personne jusqu'à présent. Je me dis que j'ai envie d'être prête à en parler avant de le faire, et que je me sens pas prête d'en parler ici parce que ça me touche vraiment personnellement et que donc je devrais prendre le temps de l'intégrer, en moi et dans mon cercle. 

Ca sonne un peu comme si j'm'apprêtais à annoncer une grossesse, mais je vous rassure, ce n'est pas le cas, disons que les changements ne sont pas d'ordre biologique. 

Voilà les nouvelles du moment. Je reviens très bientôt avec des articles un peu plus variés.

Je vous embrasse, 

Love always, 

lundi 5 octobre 2015

It's been a while

Il s'est passé beaucoup de choses depuis la dernière fois. Je n'ai pas eu le temps ni d'écrire ni de réfléchir à ce que j'allais écrire ici. Mais je peux dire, sans trop vouloir entrer dans les détails, que ma vie a suivi un virage en l'espace de ces quelques jours. 

photo : we heart it
J'ai effectué le choix des stages et donc ce semestre je me retrouve en médecine interne (la spécialité de Dr House, tmtc) et en chirurgie ophtalmologique. J'étais censée commencer les cours lundi dernier mais à bien y réfléchir, au vu du volume horaire et de mes indisponibilités notoires (babysitting et vie sociale obligent) j'ai pris la décision de me contenter du système de Ronéos ce semestre (c'est un système mis en place pour que chaque semaine soit distribué aux étudiants les notes de cours de la semaine précédente, faits par un binome parmi la centaine de binomes de la promo – c'est très bien fait, cours mis en page de manière standardisée, pris mot à mot ou presque et avec des schémas ou des notes additionnelles selon la motivation des élèves, et ça permet de rendre la présence aux cours magistraux facultative). 

Parce que bon, 5h de suite par jour le cul sur les chaises inconfortables des amphis et devoir renoncer à des après-midi tranquilles... non. Pas cette année. J'ai besoin d'avoir le temps, de prendre mon temps, de voir des gens. Du coup les premiers Ronéos seront disponibles ce jeudi, mais les TD ont commencé aujourd'hui, ainsi que les demi-journées de stage. Mais je regarde mon emploi du temps de manière plus sereine. 

La semaine dernière, jeudi, pour être exacte, j'ai eu mon premier rendez-vous avec la psychiatre. C'était étonnamment déstabilisant comme expérience. On arrive, on dit bonjour, on s'assoit et... 
« – Qu'est-ce qui vous amène ?
– Euhm... eh bien... par où commencer... »
Je n'ai pas voulu réfléchir à quoi dire à l'avance, je me suis dit qu'un peu de spontanéité serait plus profitable. Et j'ai commencé par le commencement, c'est-à-dire ce qui mes angoisses du moment, par rapport à mes études, et le lien étroit qu'elles entretiennent avec ma condition familiale délicate. Je n'ai pas eu le temps de tout dire, bien sûr, il y a tellement à dire rien que sur ce point là... J'aborderai d'autres points délicats de ma courte et fragile existence plus tard, le temps qu'elle cerne un peu mon personnage et qu'elle comprenne les raisons principales du pourquoi je suis telle que je suis et pourquoi j'en fais les frais. 

Je disais que je n'avais pas écrit ces derniers jours, mais en vérité j'ai tout de même veillé à tenir à jour mon journal intime, celui dans lequel je parle de tout ce qu'il se passe dans ma tête à chaque instant de ma vie. Il y a eu matière à écrire et à réflexion ces derniers jours. Ca m'a aidée à voir un peu plus clair dans le bordel de mes préoccupations. J'atteints déjà presque la moitié du journal. 

Il y a eu matière à écrire car j'ai passé beaucoup de temps à voir de nouvelles personnes, me lier d'amitié et me confier et discuter de ce qui m'angoissait et ce qui me pesait. Notamment l'une de ces personnes qui a été celle qui m'a décidée à prendre rendez-vous. Parce que j'ai fondamentalement besoin de m'alléger l'esprit et la conscience pour travailler à la réalisation de mes ambitions. 

Voilà, en gros. J'ai l'impression d'être déjà en train de changer. Je vis mon introversion différemment, et ça me soulage en partie. Mais j'ai encore du travail à fournir pour aller sensiblement mieux. 

Je vous embrasse, portez vous bien,

Love always,