jeudi 24 septembre 2015

Une heure par jour

J'y avais songé récemment, suite à mes nombreuses bouffées d'angoisse de ces derniers jours. Car, ces derniers jours, j'ai fait l'expérience de crises de panique sans réelle cause. Ca m'était déjà arrivé plusieurs fois, mais seulement à cause des examens (et c'était d'ailleurs annonciateur du fait que j'allais me ramasser, mais passons). Jamais encore hors contexte d'examen. Je ne sais pas trop ce que j'ai en ce moment, mes vacances ne sont même pas finies et je suis déjà en train de perdre le contrôle. 

photo : we heart it

Une heure par jour. J'y ai songé un matin, en regardant par la fenêtre de la cuisine pendant que l'eau chauffait pour mon thé. J'ai toujours aimé l'automne, et j'ai la chance d'avoir un petit jardin derrière chez moi. J'ai pensé alors à m'installer avec un bon gilet, une bonne tasse de thé et un bon livre à l'extérieur, pendant une heure ; qu'importe que ce soit le matin ou le soir, du moment que je respecte cette heure de paix. 

Un bon livre, un bon gilet et une bonne tasse de thé. Ou de quoi écrire. Mais à l'ancienne. Pas d'ordinateur, pas de téléphone, pas de technologie. Une heure par jour. Pas forcément tous les jours, je n'en aurai plus le temps très bientôt. Mais juste un moment sans efforts et sans course contre la montre. Sans angoisse et sans ondes technologiques. 

Voilà, c'est l'idée qui m'est venue ce matin là, pour relâcher un peu la pression quand je suis chez moi. Ca, et commencer une thérapie. Ca, et m'ouvrir à mes amis. Parce que je pense avoir des soucis – on en a tous – et j'ai envie de m'en sortir. 

Portez vous bien,

Love always, 


lundi 21 septembre 2015

Régler ses soucis de couple

Je n'apprends rien à personne, une relation, quelle qu'elle soit, présente toujours des hauts et des bas... Il est seulement question de savoir les gérer, donner leur place à ces moments dans notre vie. Parce que les bas ont aussi leur utilité ; on est toujours là à vouloir vanter les relations parfaites, fusionnelles et compagnie, mais celles qui ne le sont pas ont également leur histoire, leur charme et peuvent également durer toute une vie. 

photo : we heart it
On dit toujours que la conversation permet de régler les soucis. Qu'il faut savoir discuter, écouter. Je ne sais pas. Dans ces situations là j'ai parfois l'impression d'avoir une relation atypique, un peu asymétrique ; on ne se la fait pas, au vu de mon débit de parole sur ce blog, on devine aisément qu'il peut en être de même dans la vraie vie. Mon copain, lui, n'est pas vraiment de la même trempe, alors sur le plan des conversations dites conversations sérieuses ou chéri faut qu'on parle, ça donne des choses assez particulières. 

Peut-être aussi parce que, de manière générale, je suis assez optimiste, j'ai envie de tirer la relation vers le haut, tandis qu'il se présente comme étant un peu défaitiste, se laissant un peu aller quand la relation coule doucement vers le bas. Alors, ma version des conversations sérieuses (ou devrions-nous dire monologues sérieux) a tendance à lui faire un drôle d'effet (qui n'a rien à voir avec l'effet escompté, c'est-à-dire la prise de conscience que quelque chose cloche). 

Mais du coup, mes monologues sérieux prennent aussi une direction différente de celle que j'avais imaginée avant de prendre la parole... je peux me montrer assez agressive dans ma façon de dire les choses (mon manque de tact légendaire) et sa réaction me module, me canalise, me fait relativiser... Ca me rappelle qu'il m'aime, qu'on s'aime, qu'il ne m'a jamais fait de mal délibérément et qu'il ne compte pas le faire, non plus. Il est juste parfois un peu perdu, comme moi. 

Ca nous fait une petite session de mise au point, pour lui comme pour moi. Je trouve ça original, bien que ça fait quelques années déjà que ces bas arrivent de temps à autres. Ca continue de me surprendre, de m'adoucir (mais de m'inquiéter tout de même, pour lui, parce que bon, l'est pas joyeux joyeux dans ces moments là et je ne veux pas non plus le pousser à bout). 

En fait, dans une relation de couple, on fait tout un peu à sa sauce, non ? 

Portez-vous bien, 

Love always, 

vendredi 18 septembre 2015

“J’ai été trop gentil, il est temps que ça change”

Je n'ai jamais compris ce type de discours. Ces personnes qui se plaignent constamment d'avoir été des “bonnes” personnes et que cela n'a fait que leur apporter des problèmes. Ces personnes qui disent : 

« Franchement, on y gagne rien à être trop gentil, on se fait juste marcher dessus. »
« Qu'est-ce que ça m'apporte ? Quand je vois ces connards qui ont tout ce que je veux, je me dis que ça sert à rien d'être gentil. »
En gros, ces personnes qui regrettent de ne pas pouvoir manquer de scrupules avec les autres, de ne pas pouvoir s'assoir sur le respect, la patience, la tolérance et compagnie. Non, je ne comprends pas. Parce que je fais partie des gens qui ont mis des années à pouvoir arriver à être satisfait de soi-même, à pouvoir se dire “Je suis une bonne personne, finalement”. Je pense que ces gens, qui glorifient l'attitude des “connards” de la société, en souhaitant pouvoir un jour en faire partie, en font déjà partie. Parce que, comme eux, ils n'ont rien compris. La vie, ça ne marche pas comme ça. 


Tu ne peux pas te plaindre sur ta pauvre petite personne d'être une “personne trop gentille” sous prétexte que personne d'autre que toi ne le remarque. Car, une vraie “personne gentille” c'est une personne désintéressée, qui ne cherche pas à être gentil pour les autres, mais pour elle-même, et qui s'en auto-satisfait. Une vraie “personne gentille” n'attend pas que les autres lui lancent des fleurs ou lui courent après pour se dire que ça fait du bien d'être gentil. Si tu cherches la gloire, tu ne la trouveras pas en pensant de cette façon. Ma gloire personnelle, c'est de pouvoir me dire que j'ai été une bonne personne avec autrui, et que même si ça ne m'a pas forcément apporté leur reconnaissance, je suis moi-même reconnaissante d'avoir pu faire cet effort désintéressé. Ca me valorise à mes yeux propres, car finalement, à qui devons nous plaire, sinon à nous-même, en tout premier lieu ? On ne peut pas plaire à tout le monde, et ce pour mille et une raisons, mais on peut tout faire pour se sentir bien dans sa peau, bien avec soi-même, sa propre personnalité, à l'aise dans ses baskets, prêt à affronter le monde.

Tu ne peux pas te plaindre sur ta pauvre petite personne d'être une “personne trop gentille” sous prétexte de t'en prendre plein la gueule alors que ça n'est pas censé se passer comme ça. On peut-être tenté de vouloir entrer dans la catégorie de “connard” pour qu'on nous fiche la paix, qu'on ne nous atteigne pas. Mais à quoi ça rime pour toi qui as toujours vécu en recherchant le contact avec les gens ? Tu vas faire semblant d'être exécrable pour te protéger, mais qu'est-ce que ça va t'apporter, sinon des relations superficielles dues à ta non-prise de risques ? Est-ce que ça va te suffire ? Juste parce que tu préfères qu'on te courre après plutôt que d'être celui qui court après l'autre ? Et après ? Tu vas les refuser, les briser, les regarder tomber en morceau, pour faire comme le ferait un vrai “connard” ou alors leur révéler ta véritable personnalité et les perdre par manque de sincérité ? C'est sur ce genre de base que tu veux construire tes relations, rien que pour pouvoir te protéger ? Ce n'est pas plutôt juste une vengeance personnelle que tu as envie d'assouvir en t'en prenant aux autres comme on s'en est pris à toi ? Tu souhaites ce qu'il t'est arrivé aux autres, alors ? Et tu vas pouvoir te regarder dans une glace avec un sourire satisfait après ça ? A quoi bon se ranger du côté des “connards” si c'est juste pour perpétuer ce dont tu as été victime, t'empêcher de connaître des relations sincères et empêcher les autres d'en faire autant ? Les nuisibles, tu les écartes de ta vie, tu n'as pas besoin de leur rendre la monnaie de leur pièce, tu es désolé pour eux qu'ils se sentent obligés de diminuer les autres pour qu'ils se sentent mieux dans leurs baskets. Toi, tu as besoin de choses vraies, de relations sincères, même si imparfaites. Des gens avec qui tu n'es pas forcément d'accord avec tout, mais qui t'apprécient à ta juste valeur et sur qui tu peux compter dans les temps difficiles. T'as pas besoin qu'ils te courent après, tu recherches juste un équilibre. Voilà tout. 


Pour moi, les personnes qui se plaignent d'être des “personnes trop gentilles qui ne sont pas vues à leur juste valeur” valent moins que ce qu'elles le croient, car elles s'imaginent que la seule bonne action qu'elles auront faite leur permet de se réclamer un dû : je suis gentil mais y a que les connards qui ont une copine, je partage la cause féministe mais elles me friendzonent direct, je suis une bonne personne mais on m'invite pas à leur fête. Efface de ta tête cette façon de voir les choses : personne ne te doit rien en fonction de tes actions. Et toi non plus tu dois rien à personne pour leurs actions envers toi. Si tu te fais traiter comme de la merde alors que tu n'as rien fait, tu as le mérite de n'avoir rien fait. Si on ne s'intéresse pas assez à toi alors que tu te sais être une personne intéressante, alors ces personnes ne te correspondent juste pas. Et si tu as l'impression que personne ne te correspond, tu as tort, et tu devrais mieux regarder autour de toi ou faire l'effort d'aller davantage vers autrui ; des milliers de personnes respirent quotidiennement le même air que toi, l'appellation “les autres” ne se limite pas uniquement aux personnes que tu es obligé de croiser tous les jours. 

Être bon, ça fait mal, ça ne marche pas toujours avec autrui, ça n'apporte pas forcément toujours des bonnes choses. Mais la vie est ainsi faite, et c'est une bonne manière d'en faire l'expérience, pour les autres, pour soi-même ; on ne gagne rien à se plaindre de ses échecs sinon se décourager soi-même et prendre les mauvaises décisions, on ne gagne rien à être mauvais, sinon à rencontrer plus mauvais que soi et à réduire à néant ses chances d'entretenir des relations, amicales, familiales, amoureuses, basées sur la confiance et la sincérité, valorisantes pour soi-même. 

Tu en penses quoi, toi, de ces personnes qui veulent passer du côté obscur de la force ? 

Portez vous bien, 

Love always, 

jeudi 17 septembre 2015

Mon premier Toni Morrison : L'oeil le plus bleu

L'oeil le plus bleu (The Bluest Eye) a été publié en 1970 ; et en plus d'être le premier roman publié par Toni Morrison, c'est aussi le premier d'elle que je lis. Pourtant, j'ai l'impression de mettre un peu attendue à ce que ma lecture se déroule comme elle s'est déroulée : le style d'écriture, les histoires entre-mêlées ne m'ont pas vraiment surprise (ni dérangée). Et la lecture était plutôt rapide, puisqu'il s'agit d'un petit livre. La quatrième de couverture, qui porte un commentaire de Le Monde, m'a permit de savoir que les thèmes essentiels de l'oeuvre de Toni Morrison sont déjà abordé dans ce premier ouvrage, ce qui annonce donc tous les suivants (et du coup je ne sais pas si je me procurerai d'autres ouvrages, je préfère mettre le prix pour découvrir des choses nouvelles). 

Photo : Toni Morrison
Résumé : A Lorain, dans l'Ohio des années 40, Claudia et Pecola, deux fillettes noires, grandissent côte à côte. La première déteste les poupées blondes, modèles imposés de perfection qui lui rappellent combien sa haine est légitime. L'autre idolâtre Shirley Temple et rêve d'avoir les yeux bleus. Mais face à la dure réalité d'une Amérique Blanche, le rêve de beauté d'une petite fille est un leurre qui ne cède pas qu'au fantasme et à la folie. 
Ca reste, malgré tout et selon moi, un livre à lire, au même titre que l'a été Chinoises de XinRan (que j'ai adoré plus que tout, je devrais d'ailleurs en faire une revue tellement je l'ai aimé). C'est presque un roman témoignage de ce que pouvait être la vie des Noirs pauvres dans l'Amérique des années 40. Les thèmes ne sont cependant pas joyeux : misère, folie, inceste, viol, déviances sexuelles, rapports familiaux conflictuels... 

Ce qui m'a plu, dans ce livre, c'est la simplicité avec laquelle les choses sont racontées. C'est simple, presque innocent, et pourtant ça raconte des choses dures. Ca ne parle pas de poupées et de star de télé, comme pourrait le laisser penser le résumé. Ca tourne autour de la vie de deux soeurs issues d'une famille unie, Claudia et Frieda, et d'une amie à elle, Pecola, issue d'une famille déchirée. Tout les oppose, vraiment. C'en est triste, touchant et dégoûtant à la fois, selon les moments. 

Les histoires qu'on y lit sont celles des différents personnages rencontrés. Tout est raconté de manière presque factuelle : Toni Morrisson ne juge aucun Noir et aucun Blanc, elle se contente de les présenter tels qu'ils sont réellement, les mettre à nu devant nous, en face de leurs actes. 

Bref, même si ce n'est pas le livre de l'année pour moi et qu'il ne m'aura pas non plus bouleversée, il reste un livre que je suis contente d'avoir lu pour l'expérience qu'il offre à travers son récit. 

Note : ★★★★☆

Et vous, que pensez-vous des Toni Morrison ? [par ici pour d'autres critiques de livres]

Love always, 

mardi 15 septembre 2015

Comment dire je t'aime

Ce n'est pas une notion qui s'est vue introduite dans mon enfance. Mes parents ne me disaient pas qu'ils m'aimaient. Peut-être qu'on se l'est dit quand on était petits avec mes frères et soeurs, mais ça n'est plus resorti depuis. Quand je pense à ça, au simple fait d'aimer ma famille, ça me fait un peu mal, parce que je n'ai jamais appris à l'exprimer. C'est toujours resté confiné en moi, avec la peur de dénaturer mon sentiment en cherchant à l'extraire des profondeurs de mon coeur. Non, il devait y rester. Parce que je n'ai aucun contrôle sur ce qu'il advient de lui une fois extériorisé. 

photo : we heart it
Plus jeune, j'étais envieuse. Parce que dans toutes ces séries, ces films, les parents disaient toujours si facilement à leurs enfants qu'ils les aimaient, et puis la situation inverse était tout aussi naturelle. De même entre frères et soeurs, de même entre amis. Pour ma part, outre le fait que je n'ai quasiment jamais réussi à le faire pour ma famille, je n'y arrive pas non plus avec mes amis les plus proches. Ma meilleure amie. Pour elle, par exemple, c'était normal de signer ses lettres par un simple "je t'aime". Ou de simplement me le dire à la fin de ses messages, écrits ou audios. Ces mots sonnent encore et toujours de manière étrange dans ma propre bouche. Comme s'ils ne m'appartenaient pas, comme si je ne faisais que les emprunter. Ils sonnent faux, ils sonnent forcés, ils sont des étrangers au milieu de mes phrases, des intrus. 

Pourtant, les sentiments sont là, je les sens. Ils sont présents au plus profond de moi-même. 

Ma mère m'a toujours reproché le fait d'être aussi distante avec elle. Elle me disait "des fois, j'ai vraiment l'impression que tu ne m'aimes pas du tout" ou alors "ça ne veut rien dire du tout, pour toi, que je sois ta mère" sur un ton de défi, comme si, en disant ça, elle s'attendait à ce que je lui prouve le contraire dans la minute. Mais je ne l'ai jamais fait. Je me contentais de répondre "mais oui, mais oui" ou bien "rholala, maman" en me dépêchant de passer mon chemin. 

Peut-être que ce sont les démonstrations d'affection qui m'effraient. J'ai du mal à les supporter, venant de ma famille ou venant de moi-même. Ce n'est pas ce à quoi je suis habituée. Je me sens parfois vraiment comme une étrangère dans ma propre famille. 

Ou peut-être que je ne supporte pas l'idée qu'on ne me croit pas. Parce qu'on est tellement habitué à ne pas m'entendre que j'ai l'impression que toute manifestation d'affection de ma part serait perçue comme... étrange. Fausse. 

Ou peut-être que c'est une espèce de fierté personnelle qui m'empêche d'essayer de gagner le coeur de mes proches. Liée à tout ce qui fait de moi l'OVNI de la famille, cette fille tellement réservée et tellement différente des autres. 

Ou peut-être un peu de tout ça.

Ce sont ces quelques mots qui font tellement de bien à tout le monde que je me refuse. Ma mère me fait toujours un câlin quand je m'en vais passer des examens, et la sensation que j'ai à ce moment là est vraiment particulière : je ressens la rareté de l'évènement, l'apaisement d'un manque, et puis l'étrangeté de ce contact que je n'avais plus eu depuis longtemps. 

Comment dit-on je t'aime ? Comment manifeste-t-on l'affection sans ressentir l'étrangeté de sa voix, de l'expression de ses sentiments ; sans en être rebuté ?

Plus je parle de mes petits soucis quotidiens sur ce blog, plus j'ai l'impression d'être... étrange. 

Portez vous bien, 

Love always, 

La première année de médecine : déroulement de la PACES

Deuxième petit article de cette série sur la première année commune aux études de santé. La dernière fois, j'ai parlé des rumeurs que j'aurais préféré ne pas avoir entendu avant d'entrer en médecine, parce qu'elles m'avaient fait stresser pour rien, et que la première année n'est pas si terrible que ça quand on l'aborde sereinement. Cette fois-ci, je vais parler, de manière assez concise, du déroulement général de la première année. Je ne sais pas trop, en fait, si c'est vraiment pareil pour toutes les facs, alors je vais surtout donner les faits généraux pour avoir une idée d'à quoi s'attendre quand on se lance dans la filière santé. 

photo : we heart it

Première chose à savoir : il s'agit d'un concours

Un concours, ça signifie donc compétition, ça signifie que la moyenne ne compte pas vraiment en elle-même, mais que c'est le classement sur la totalité de la promotion qui va déterminer la réussite. Ca signifie également que chaque année, un numérus clausus est déterminé, limitant le nombre de personnes acceptées dans chaque filière (médecine, dentaire, sage-femme, kinésithérapie et pharmacie). 

Généralement, le plus gros numérus clausus, c'est pour médecine (on va dire 15% de la promo y passe). Ensuite on a pharmacie (10%), puis dentaire, sage-femme, et enfin kinésithérapie le plus limité (les pourcentages sont valables pour ma ville grosso modo, donc une grande ville autre que Paris). Donc je pense qu'en tout, 35-40% de la promotion passera la première année (que ce soit du premier ou du deuxième coup). Le reste peut choisir entre : redoubler (voire tripler) ou changer d'orientation. Parfois des passerelles sont mises en place, soit en cours d'année pour ceux qui se rendent compte tôt que ça ne leur plait pas, soit à l'issue de la fin de l'année. 

L'organisation des cours

Les cours dispensés sont assez fondamentaux pour la plupart, maths, physiques, biologie et compagnie, avec également l'introduction de l'anatomie, la pharmacologie, les sciences sociales... c'est donc assez diversifié et chaque court ne se travaille pas de la même manière, le tout est de s'adapter selon ses besoins, ses facilités etc. 

Les cours ne sont pas si nombreux, généralement une demi-journée pour 3 ou 4 jours de la semaine en cours magistral, et environ 25 travaux dirigés répartis dans le semestre, d'environ 1h ou 1h30. Le reste du temps, c'est le temps dont on dispose pour réviser, préparer les travaux dirigés, s'entrainer aux QCM, aller au tutorat ou à la prépa... 

L'organisation des examens 

Les examens de la PACES se déroulent en deux session (premier et second semestre, le premier étant commun à toutes les filières, et le second ayant des cours spécialisés selon la filière à laquelle on prétend) sous forme de QCM (question choix multiple, avec patron de réponse dans 80% des cas, c'est-à-dire que le nombre de réponses justes est indiqué) et QCD (question choix double, à point négatif ou non) dans les différentes matières enseignées (parfois il peut également y avoir une QR, question rédactionnelle, pour les sciences sociales).

Les examens sont plutôt courts, de ce fait, puisqu'on teste vos connaissances sur une heure voire une heure et demi par matière (4 ou 5 matières par semestre) et parfois pour même une demi heure. Le tout est donc de savoir s'entrainer à lire consciencieusement et rapidement les questions et à savoir se rappeler instantanément du cours en question... les profs disent souvent que les erreurs commises sont dues à des défauts d'attention. 

Selon l'organisation des facs, on dispose d'un mois ou plus de révision, avant les examens de janvier et ceux de juin.

A l'issue du premier semestre, on a un premier classement, et le classement final est à la fin du deuxième semestre. Ensuite, quelques jours plus tard, on prend en compte les choix des étudiants (on doit remplir une feuille pour déterminer ses voeux, par exemple : premier voeu, pharmacie, sinon kinésithérapie ou alors redoublement...) et on a les classements finaux définitifs pour chaque filière. 

Et puis ensuite, l'année est terminée et on profite de ses vacances (enfin, pas en entier, y a un stage infirmier à faire avant la rentrée en deuxième année) !


Voilà pour cette présentation rapide de l'année de PACES. Si questions il y a, n'hésitez pas à les laisser en commentaire, j'y répondrai sans tarder. Et pour lire tous les articles ayant un lien avec la médecine ou les études de médecine, il suffit de cliquer ici

Portez-vous bien, 

Love always, 

lundi 14 septembre 2015

Laïcité et vivre ensemble

Récemment je suis tombée sur une photo postée par François Bayrou sur Facebook, sous laquelle il faisait état de son avis concernant la laïcité à l'école. Et selon moi, son discours était... la matérialisation même de mes pensées quant à toute la polémique qui a eu lieu autour des plats à la cantine. 

photo : we heart it
Je trouvais ça absurde qu'autant de personnes veuillent supprimer les alternatives alimentaires (le plat végétarien en l'occurence) des menus de la cantine. Refuser de mettre ce plat de substitution en partant du principe que ce n'est "pas laïc", quelle blague. Pour moi ce n'était qu'un prétexte pour couvrir une certaine phobie religieuse (ils diront phobie de communautarisme mais je ne crois pas que le plat végétarien mène à une quelconque forme de communautarisme). Parce que ce qu'ils veulent faire, ce n'est autre que d'exclure certaines catégories d'enfants de la cantine. C'est empêcher des enfants de pouvoir manger à la cantine parce qu'ils ne mangent pas et ne mangeront jamais la même chose que les autres. C'est un peu dégueulasse, non ? 

Le plat végétarien a toujours été une alternative, même si cette alternative n'a pas été omniprésente dans toutes les cantines de France. Et puis, suite à ce qu'il s'est passé en janvier, tout le monde se met soudainement à en faire tout un plat (c'est le cas de le dire), à clamer qu'il ne devrait pas être question d'alternative dans les menus de la cantine, qu'on devrait supprimer, pire, interdire le plat végétarien du menu, parce que ce n'était pas "laïc" et que si tu tiens à vivre en France (ou dans ce cas à manger à la cantine française) tu ferais mieux de manger sa viande sans discuter (ou te démerder pour manger autrement). What ? En gros, soit tu manges à la cantine, cet endroit dans lequel on ne prend aucunement en considération tes besoins, soit t'es pas Charlie ? J'appelle pas vraiment ça de la laïcité. 

La laïcité c'est le vivre ensemble. Le plat végétarien n'est pas un plat religieux, c'est une alternative qui met tout le monde d'accord, ceux qui ne mangent pas du tout de viande, ceux qui ne peuvent manger qu'un certain type de viande, ceux qui ne mangent pas de viande le vendredi... Et puis combien de fois avons nous entendu parler du fait qu'il n'était pas nécessaire de manger de la viande tous les jours ? Combien de fois avons nous entendu les mérites des plats végétariens ? Alors pourquoi s'en priver ? 

Permettre l'alternative, c'est éthique, écologique, diététique. Et ça n'est pas du communautarisme. Et l'interdire, et interdire l'accès de la cantine à un sacré paquet d'enfants qui vivent différemment, et n'en permettre l'accès qu'à ceux qui sont jugés comme vivant de manière "standard" (donc permettre l'accès qu'à une certaine communauté, non ? c'est pas du communautarisme, ça ?). 

Je ne mange plus dans les restaurants scolaires depuis longtemps, mais ça me touche quand même un minimum qu'on pousse la phobie religieuse au point d'interdire un plat qui n'a rien de religieux mais qui contenterait n'importe quel enfant, quelles que soient ses appartenances, simplement parce qu'il semblerait qu'il contente surtout les enfants de familles religieuses non chrétiennes. Ce ne sont que des enfants, et les priver en fonction de ce qu'ils mangent ou non c'est leur faire comprendre qu'ils n'ont pas leur place ici, et c'est inhumain et d'une stupidité sans nom. 

Quelque chose à ajouter ? 

Love always, 

dimanche 13 septembre 2015

Home sweet home

Comme j'ai pu souvent en parler, je me suis beaucoup éloignée de chez moi ces dernières semaines, pour fuir un peu l'ambiance néfaste qu'il y régnait. Et puis, hier, alors que j'essayais de me motiver à travailler, j'ai ressenti... un manque. En fait, mon chez moi me manquait. Peut-être que je songeais à une version idéalisée de mon chez moi. Peut-être que c'est le concept du "chez moi" qui me fait envie, en réalité. Mais je n'arrivais pas à avoir envie de rester loin de ma chambre. J'y ai pensé, et puis j'ai rangé mes affaires et je suis rentrée. Juste comme ça. Parce que ça me manquait. 

photo : we heart it
Ces derniers jours, ma chambre est restée incroyablement propre et rangée. Parce que je n'y passais pas suffisamment de temps pour que le désordre puisse y trouver sa place. Ca m'a rendue un peu triste, de voir ma chambre comme ça. J'avais passé tant de temps à faire en sorte qu'elle me plaise, qu'elle porte mes goûts sur ses murs, sur son parquet qui grince chaleureusement. J'avais passé tant de temps à l'aménager, la nettoyer, l'arranger... Et puis elle semblait... si vide. Elle manquait de vivacité, de présence. De chaleur, même. En la désertant je l'ai rendue un peu stérile et ça m'a rendue triste de la voir comme ça. 

Après, j'ai aussi songé aux raisons qui m'avaient poussée à m'éloigner de chez moi. Mais elles m'ont paru moins pertinentes que mon manque. C'était la rentrée, l'ambiance à la maison avait changé. Deux de mes frangins sont entrés à l'université, les deux autres sont encore au lycée et ont repris également les cours. Ma grand-mère maternelle occupe le salon, seule, une bonne partie de la journée car mon père n'est pas revenu de son séjour, mes frères et soeurs sont en cours et ma mère travaille. Et ma grande soeur, bien qu'elle ne travaille plus vraiment, suit des formations et des cours de conduite. Ce n'est plus les vacances, donc il n'y a plus que du mouvement, chez moi. Je n'ai peut-être plus autant besoin de m'en tenir éloignée... 

La vie reprend son cours. J'ai l'impression que tout était en suspend pendant cet été. Et que tout se réveille doucement. Moi aussi, je me réveille doucement. Il ne reste plus que deux semaines avant ma propre rentrée. Je ne suis pas encore prête, mais j'ai l'impression que ça va mieux. Alors je rentre à la maison. 

To be continued. 

Portez vous bien, 

Love always, 

samedi 12 septembre 2015

Brèves de la semaine #1

photo : we heart it
Lundi ça a été la reprise du babysitting, puisque c'est la rentrée. J'ai pu donc revoir les deux petites que j'ai gardé pendant toute l'année scolaire précédente. Elles ont grandi, leurs cheveux ont poussés, et la plus grande des deux a même commencé à perdre ses dents de lait ! Ca fait bizarre quand on pense que tous ces changements se sont opérés pendant les vacances d'été (qui m'ont semblé si courtes !). 

Mardi, je me suis fait violence pour m'acquitter de mes devoirs d'étudiante : c'est-à-dire m'occuper de mon rapport de stage. Mine de rien, ça me prend beaucoup plus de temps que prévu (parce que je suis une putain de perfectionniste) et je me mets à espérer en avoir terminer avant ma rentrée... sans réussir à vraiment y croire toute fois. 

Mercredi, nouvelle séance de babysitting. Alors que la dernière fois on était restées à la maison à lire des histoires et écouter des CD d'histoires (oui, elles aiment bien ne pas trop diversifier...), ce jour là on est sorties au parc s'amuser un peu. Mais je pense qu'elles ne sont pas trop fan des sorties, elles sont restées près de moi ou assises à côté de moi à regarder les enfants jouer pendant une bonne partie du temps ! Et puis ensuite elles voulaient rentrer pour regarder un dessin animé. Je crois que je garde les enfants les plus calmes au monde. 

Jeudi, rebelotte, j'essaie à nouveau de me concentrer tant bien que mal sur mon rapport de stage. J'ai cependant pas pu y bosser longtemps car j'avais promis à un ami de promo de sortir faire un tour ensemble et le soir venue, ma grand-mère était arrivée en France et donc j'ai passé la soirée en sa compagnie. Décidément, le rapport de stage n'a pas sa place dans ma vie... 

Vendredi je suis allée manger des bouritos et regarder un film, toujours avec mon ami de promo. Ensuite, épuisée, je n'ai rien trouvé d'autre à faire que de regarder des séries chez mon copain avant de rentrer me coucher. 

Samedi, donc aujourd'hui, je me fais à nouveau violence pour travailler. Pour me mettre en condition, je suis allée chez mon copain (lui était absent), j'ai mangé et puis... ben j'attends que le courage me tombe dessus. Je sais que je n'en aurai pas terminé ce weekend, ça me désespère, mais je commence à me dire que je suis maudite. 

Dimanche, donc demain, je passe la journée chez les parents de mon copain, en compagnie de celui-ci. Je ne sais pas ce qu'on fera en dehors des repas familiaux, mais je l'ai déjà prévenu que j'allais quand même essayer de travailler sur mon rapport... lui a émit l'idée d'aller faire une partie de bowling si possible quand je le voudrai. 

Et vous votre semaine ? 

Portez vous bien, 

Love always,

mercredi 9 septembre 2015

La première année de médecine : le vrai du faux

J'avais déjà rédigé un article sur la première année de médecine, qui avait été jugé comme intéressant pour certains, donc étant donné que je ne l'ai plus, je me suis dit qu'il pouvait être intéressant de le rédiger à nouveau (peut-être en plusieurs petits articles, car il y a tant de choses à dire là dessus). Pour ce premier article de cette petite série, on va parler des rumeurs autour des études médicales et plus particulièrement de la première année, car on connait tous au moins une personne qui s'inscrit en PACES ou bien qui s'y est inscrit, et donc même si cet article ne sert pas à tout le monde, il peut être intéressant de tirer au clair certaines informations qu'on suppose vraies.

photo : tumblr
Bien souvent, on ne sait pas exactement à quoi s'attendre en choisissant de s'inscrire en PACES. Ce sont les rumeurs qu'on entend qui nous font considérer que ça se passe toujours d'une certaine manière la première année. J'ai personnellement entendu beaucoup de choses et j'aurais aimé que quelqu'un me dise ce que je m'apprête à rédiger pour me faire dédramatiser et commencer l'année plus sereinement. Bref, commençons donc à prendre les rumeurs une par une (si vous connaissez d'autres rumeurs et que vous souhaitez que je vous donne mon opinion dessus, vous pouvez bien sûr le laisser en commentaire et j'y répondrai). 

J'ai eu le bac sans mention, alors c'est même pas la peine de tenter médecine

Les résultats au bac n'entre pas du tout en compte pour pouvoir déterminer à l'avance sa réussite ou son échec au concours de la PACES. En fait, comme la fac ne fonctionne pas du tout comme le lycée, on peut facilement voir des personnes ayant eu mention AB réussir haut la main, au contraire de personnes ayant eu la mention TB. Tout dépend de sa motivation, ses méthodes de travail, sa régularité, les moyens mis en oeuvre... 
Donc si votre voeu le plus cher est de faire médecine et que vous vous sentez prêt à tout donner pour ça, ne laissez personne vous détourner de votre ambition sous prétexte que vous n'étiez pas excellent au lycée. 

Selon le type de bac, on a plus ou moins d'avantages 

Ce n'est pas vraiment vrai. Même s'il est fortement recommandé d'avoir fait un Bac S pour continuer en médecine, il est arrivé que d'autres Bac réussissent leur année ; le tout est bien sûr d'avoir une certaine affinité avec les sciences fondamentales pour pouvoir rattraper ses "lacunes" au courant de l'année. Ce n'est en tout cas pas impossible. 
Pour ce qui est des spécialités, on entend tout et n'importe quoi. La vérité c'est que : 
Si tu as fait une spécialité maths et que tu y es bon, tu auras des facilités en maths, tu seras à l'aise avec les calculs, que ce soit en maths ou en physique d'ailleurs. 
Si tu as fait une spécialité SVT, tu auras sans doute vu certaines petites choses qu'on voit en PACES en biologie.
Si tu as fait une spécialité physique-chimie, tu seras peut-être plus à l'aise avec la physique (acoustique et compagnie) et peut-être aussi avec la chimie. 
Mais de toute façon, il y aura des tonnes de choses que tu apprendras de novo parce que ce ne sont pas des choses vues au lycée ; donc les avantages sont minimes. 

On est sûrs à 80% de redoubler la première année 

C'est la chose la plus démotivante qu'on puisse se dire. Le jour de la rentrée en deuxième année, et après nous avoir félicités, le professeur a demandé à ce que les redoublants lèvent la main. Et globalement, on était à 50-50 (il paraît d'ailleurs que c'est même plutôt 60-40, en faveur des primants). Le fait de redoubler ne donne d'ailleurs pas forcément d'avantages, il est souvent beaucoup plus difficile de se remotiver à réapprendre les choses vues l'année passée, d'autant qu'il faudra les apprendre mieux pour pouvoir grimper dans le classement. Même si on sera plus à l'aise en étant carré que primant, les difficultés sont comparables. 
D'ailleurs, il vaut mieux ne pas se dire que "de toute façon on va redoubler" pour se mettre en condition de travail et mettre toutes les chances de son côté, honnêtement, avec de la motivation et de la rigueur, la PACES n'est pas si difficile. 

Les redoublants font tout pour empêcher les primants de suivre en cours 

C'est à peu près vrai, mais ça tend à changer, en fait tout dépend de ce que la faculté met en place pour limiter ce type de grabuge. Dans ma fac, les cours étaient enregistrés, et donc si on n'arrivait pas à suivre, on pouvait éventuellement reprendre ça à la maison sur le site internet de rediffusion. Ensuite, ma fac a mis en place un système de cartes : les carrés et les primants avaient deux types de cartes différentes, et ces cartes étaient déclinées en différentes couleurs selon l'ordre alphabétique. Ainsi, lorsqu'un groupe (mettons le groupe allant de la lettre A à D) était assigné à un amphi et avait une carte de primant bleue, toute personne n'ayant pas exactement cette carte n'étaient pas permis à l'intérieur de l'amphi. Ce qui a fait drastiquement diminuer les problèmes pour suivre le cours en live (comme il y a plusieurs amphis, le prof est dans seulement l'un deux et son cours est retransmis aux autres, ce qui permettait aux carrés de faire du bruit sans que le prof ne les reprenne). 
Après, même sans ce système de carte, il y a toujours des amphis plus calmes que d'autres, des surveillants qui calment les carrés voire leur demandent de quitter l'amphi... donc il est toujours possible de trouver une solution. Il n'est pas impossible de travailler ! 

Le bizutage est redoutable

Dans ma fac, c'est complètement faux. Je pense que de manière générale, le bizutage est moins présent en médecine que dans les autres facs. Il y a bien sûr des petites "traditions" qui veulent que les carrés engueulent les retardataires dans les amphis, mais ce n'est jamais adressé à une personne en particulier et ça ne dure que le temps que l'élève s'assied (à coup de "ASSIS là !"). 
D'ailleurs tous les carrés ne se connaissent pas forcément, et donc c'est pas vraiment possible de différencier les primants des redoublants.
Par ailleurs, sachez que le bizutage est interdit par la loi et que vous pouvez porter plainte. Moi personnellement je n'en ai jamais fait l'expérience et je n'ai jamais vu personne se faire bizuter en médecine... 

La PACES c'est le plus dur, après c'est tranquille 

Le plus gros mensonge concernant les études de médecine. Moi j'ai trouvé que la deuxième année était encore pire. Certes, ce n'est pas un concours, mais la quantité de travail est double, en plus d'avoir des options obligatoires, anglais, stage et compagnie. Le redoublement en deuxième année est très fréquent parce que les gens se disent que c'est censé être "tranquille" donc surtout, n'en croyez pas un mot. 
Décider de faire médecine c'est s'engager à travailler sérieusement jusqu'au bout. Avoir sa PACES ne suffit pas. 

En PACES, pour réussir, il faut être prêt à faire des nuits blanches et travailler même aux toilettes 

Si on sait s'organiser et travailler régulièrement, on n'en arrive pas là, sauf si t'as passé deux mois à faire le touriste et qu'il te reste un mois pour réviser avant le concours. 
Non, les cours durent environ 4 heures par jour, 4 jours par semaine en moyenne, avec par moments des TD d'une heure ou deux deux à trois fois par semaine. Tu travailles environ 2 heures pour apprendre 1 heure de cours, les TD étant des compléments de cours pour appliquer ce qu'on a vu en cours magistral et faire des QCM et exercices. Donc globalement, par matinée, tu passes toute l'aprem à réviser. Le weekend, tu le consacres à revoir les cours de la semaine et préparer les TD de la semaine à venir. Et il est important que tu dormes tous les soirs le même quota d'heures pour être en forme pour le lendemain. Mais sinon, t'as le temps de manger, d'aller aux toilettes, et même de regarder un épisode d'une série une fois par jour pour te changer les idées (c'est quand même recommandé de te changer un peu les idées). 
Travaillez sérieusement et régulièrement et ça vous paraîtra aussi simple que ça. 

Il vaut mieux prendre une prépa pour avoir une chance de réussir 

Non, beaucoup de gens réussissent sans prépa. La faculté met en place un tutorat pour s'exercer aux QCM une fois par semaine, avec des étudiants de 2e année (j'ai notamment été tutrice). Après, tout dépend de comment tu préfères travailler. Si la prépa te permet d'être davantage encadré et que tu es prêt à en payer le prix pour être sûr de passer, tu peux y aller. A savoir que les prépa proposent différentes formules aux étudiants : juste des séances d'exercice ou alors des cours pour mieux comprendre, des concours blancs, en pouvant parfois choisir les matières que tu veux travailler en priorité (maths et physique en général, mais y a aussi pour la biologie, l'anatomie et compagnie). Donc réfléchis à tes besoins et fais en fonction. Certaines personnes préfèrent s'organiser seules, ça ne te donnera pas moins de chances. Les personnes ayant suivi les cours d'une prépa ne sont pas assurées de leur réussite, il y a un gros pourcentage qui ne parvient tout de même pas à réussir. 

Par ailleurs, les chances de réussites sont moins minces qu'on le croit, car la PACES est une année commune aux études de santé : médecine, dentaire, sage-femme, pharmacie et kinésithérapie sont regroupés. Donc tout le monde ne veut pas forcément faire médecine. Tout le monde ne travaille pas sérieusement, beaucoup de personnes ont prit cette filière par défaut ou comptent se laisser aller au redoublement. Les personnes qui réussissent sont donc les personnes qui ont fait les choses sérieusement et qui méritent le plus leur place en médecine. Si tu sens que tu t'en sors bien, que tu réussis à garder ta motivation et à comprendre les cours et les QCM, tu en feras partie. 

Impossible d'avoir une vie sociale en médecine 

Ben... en ayant lu ce qu'il y a au dessus, vous vous doutez bien que ce n'est pas vraiment vrai. En travaillant bien en semaine, rien ne vous empêche de voir des amis certains samedis, dîner en famille le dimanche, etc. D'ailleurs, même s'il s'agit d'une année de concours, vous vous ferez sans doute des amis en amphi, à force de vous assoir dans le même coin et d'être dans le même groupe de TD, voire en étant inscrit en prépa. Ca vous égayera un peu et vous fera tenir le coup. Sachez tout de même garder en vue vos priorités, ce n'est pas recommandé d'aller à toutes les soirées et de faire des roadtrip tous les weekends... ! 
Voilà pour cet article sur les rumeurs générales concernant la PACES. Si vous avez des question ou des suggestions pour les prochains articles de cette série, vous pouvez me le laisser savoir en commentaire. Et sinon, pour lire d'autres articles portant sur la médecine ou les études de médecine, il suffit de cliquer ici.

Portez vous bien ! 

Love always, 



mardi 8 septembre 2015

Faible, folle, égoïste

Il y a quelques temps, j'avais craqué, je ne supportais plus l'ambiance familiale, j'ai pris mes distances et j'ai pu jouir d'un peu de tranquillité. De retour chez moi, j'ai, bien sûr, pensé que ma mère voudrait que je lui rende des comptes pour ma "disparition" soudaine, sans aucunes sortes de nouvelles. Je l'ai soigneusement évitée, je n'ai pas cherché à réintégrer la place qu'on m'a assigné au sein de cette famille, je voulais juste faire comme si je ne faisais que louer une chambre dans une maison quelconque, qui n'avait pas de rapport avec moi. Je ne faisais que passer. Et voici donc les résultats de ce comportement, résultats plutôt surprenants, je dois dire. 

photo : tumblr
Au bout de quelques temps à suivre le même schéma, tous les jours, me lever, partir, rentrer seulement pour dormir, et passer le weekend dans l'appart de mon copain, le tout en coupant les possibilités de communications avec la maison, ma mère a arrêté d'essayer de me confronter. Elle n'a plus du tout fait mention de mes absences à la maison, et elle n'a plus cherché à me joindre quand je n'étais pas rentrée. D'autant qu'elle n'a pas montré d'animosité à mon encontre et ne s'est pas, pour la millième fois, posée en victime de "mon comportement". Ce qui, de première vue, m'avait un peu désarmée, parce qu'alors qu'elle me venait me dire que mon père écourtait son séjour pour rentrer à la fin de la semaine, je m'étais préparer à lui sortir toujours et encore "laisse moi tranquille". 

Après, je n'ai pas spécialement envie de discuter avec elle des raisons de ce changement d'attitude. Est-ce que ça veut dire qu'elle a compris que j'en avais marre d'être autant surveillée, encadrée, entravée, alors que toute ma vie je n'ai jamais eu besoin de l'aide de personne pour remplir mes responsabilités voire même celles de mes parents ? Est-ce qu'elle a compris que cette situation, cumulée sur des années, me pesait au point de mettre en péril mes études, mon avenir ? Ou est-ce qu'elle n'a rien compris de tout ça et qu'elle s'est contentée de faire semblant que ça ne l'affectait plus parce qu'elle ne peut pas m'empêcher de l'éviter ? 

Elle est aussi venue me demander de parler avec mon père au téléphone, parce qu'il aurait demandé de mes nouvelles, mais j'ai refusé, parce que je crois que ce n'est pas le genre de mon père, qu'après les mots qu'il a eu pour moi juste avant son départ, je n'arriverai de toute façon pas à réavoir une conversation normale avec lui, et parce qu'elle m'avait déjà fait le coup de ce mensonge pour m'obliger à lui parler. 

Du coup, ces deux dernières semaines, j'ai encore plus que jamais l'impression de ne pas appartenir au beau petit monde de ma propre maison. Je ne parle à personne, je ne fais que passer. Et personne ne me parle, aussi. 

Je ne vais pas dire que je me sens beaucoup plus libérée comme ça, ça n'est pas le cas, c'est pesant et fatigant d'éviter comme la peste les crises familiales et les soucis de chacun. Je me sens mieux de ne plus voir toutes ces choses me retomber sur la gueule, qu'on m'accuse d'égoïsme parce que mon frère ne travaille pas à l'école, qu'on m'accuse d'égoïsme parce que ma soeur n'a pas fait de lettre de motivation pour avoir un job d'été, qu'on m'accuse d'égoïsme parce que personne n'a rempli les papiers de bourse de mon frère et ma soeur, bacheliers de justesse, ou que personne ne leur a montré comment faire l'inscription administrative à la fac... Je me sens mieux de ne plus être tout le temps mêlée à leurs problèmes comme si c'était les miens alors que j'ai déjà mes propres soucis à gérer toute seule, comme toujours. 

photo : tumblr
Mais même avec ce soulagement là, je continue de les détester. Pour m'avoir utilisée toutes ces années jusqu'à m'avoir usée complètement, jusqu'à que je décide de tous les "laisser tomber" et de ne m'occuper que de moi-même. Je continue de les détester parce que je peux pas m'empêcher de penser qu'ils me laissent tranquille seulement parce qu'ils pensent que je suis la fautive dans toute cette histoire, et qu'ils ne veulent de ce fait plus me parler, parce que je suis égoïste. Voire folle. Dans un des messages vocaux de ma mère, elle me disait que j'étais en train de devenir folle

Non, c'est laisser les choses comme elles étaient qui aurait fini par me rendre folle

Mon père, lui, m'a dit que je ratais mes examens parce que j'étais faible

Ma maison, présentement, c'est comme un énorme trou noir. Quand j'ouvre les yeux, le matin, je me sens neutre, mais dès lors que la maison se réveille, dans le bruit et les bavardages, comme toujours, j'ai l'impression que toute mon énergie se voit aspirer par le trou noir. Que si je ne me dépêche pas de prendre mes affaires et de partir vaquer à mes occupations à l'extérieur, je vais passer ma journée à moisir dans mon lit, confinée, ressassant sans cesses les conversations que j'ai eues avec mes géniteurs, qui me rabaissent, qui me remettent en question... C'est invivable. C'est invivable. Je ne peux plus vraiment appeler cet endroit "ma maison". Ca ne l'est pas, ça ne le sera jamais. 

En racontant tout ça, je me sens comme une boule de nerf prête à exploser. Et puis je fais une pause, je respire un grand coup, et les larmes me montent aux yeux. Je respire à nouveau et je les ravale. Bientôt, avec la rentrée, je serai occupée. Je me surprends tout le temps à dire à qui veut l'entendre "j'ai envie de ne rien faire, tout me saoule, j'ai hâte à la rentrée". Je comprends maintenant que je n'attends qu'une occasion de remplir ma tête de cours, comme une boulimique, afin forcer toutes ces mauvaises pensées, toutes ces frustrations, à occuper le plus petit espace possible. Regagner un peu de satisfaction à travers mes études, des révisions bien menées, des cours bien tenus... 

Bientôt mon père revient. Je ne sais pas comment je réagirai à son retour, si je ferai semblant ou si je ne m'en donnerai pas la peine. Ce qui est bien, c'est qu'il ne revient pas seul, puisque ma grand-mère maternelle vient passer quelques mois à la maison, comme elle l'avait fait quand j'étais au collège. Alors peut-être que ça m'adoucira un peu vis à vis de ma famille. Je l'espère, mais en même temps je n'ai pas envie de perdre la petite liberté que j'ai gagné au bout de deux longues semaines. 

Portez-vous bien,

Love always, 

dimanche 6 septembre 2015

Suis-je sexy ? ou la féminité d'aujourd'hui

A force de trainer sur le net, notamment sur les sites de télévision et de radio (parce que sans internet je ne trainerais pas sur la télévision ni la radio) (parce que j'en ai pas dans ma chambre) (et que j'aime pas en sortir) j'ai fini par tomber sur un nouveau documentaire sur les femmes, la condition de femme d'aujourd'hui, et plus précisément sur le thème de la féminité. 

photo : we heart it
Le documentaire en question a été diffusé sur arte et est disponible sur internet (pour une durée limitée ? je crois, puisque c'est en replay). Il traite donc de la féminité, selon tout type de femmes, selon tout âge, et puis même selon certains professionnels de la beauté. 
  • Pour voir le documentaire cliquez ici : Montrer ou cacher ? Chercher à être sexy ne revient-il pas à aller à l'encontre du féminisme ? En interrogeant des femmes de toutes générations, la réalisatrice s’attaque, non sans humour, à une question plus sérieuse qu’il n’y paraît.
  • Pour lire d'autres articles sur internet et société : par ici.

Au départ, j'ai trouvé le documentaire assez dépaysant ; on voit la féminité à travers les yeux d'autres personnes, on se pose la question – essentielle et importante – de ce qu'on veut des jeunes filles et des femmes d'aujourd'hui. Ensuite j'ai compris que le documentaire abordait la question par différents angles, en passant bien sûr par la chirurgie esthétique et compagnie, et j'ai trouvé que c'était une bonne introduction à la question (parce qu'en une heure on ne peut pas tout traiter de la féminité). 

Suis-je sexy ? En fait, ce qui m'a dépaysé dans cette question, c'est qu'elle se la pose de façon à dire "est-ce qu'on me voit comme étant sexy ?" intégrant donc le regard de la société sur la femme, regard qui semble s'évertuer à vouloir ne voir que ce qui lui chante quand il est question de la femme. Le regard des femmes interrogées, par contre, de 14 à 90 ans, est différent : chaque femme a sa définition propre de la féminité, la sienne tout d'abord, et puis la féminité dans l'absolu. Les usages qu'en font les femmes, aussi, en prenant notamment l'exemple de la femen et du côté libérateur que présente le fait de manifester seins nus, parce que bizarrement, ça ne les sexualise pas de les exhiber pour cette raison là, et ça semble être efficace pour se faire entendre. Mais est-ce que ça veut dire que la femme ne peut se passer de jouer de ses attributs de femme pour qu'on la remarque ? Pour qu'elle s'affirme dans la société ? 

D'un côté, la féminité est vue comme une expression de sa personnalité profonde. De l'autre, comme une arme. D'un côté on cherche à faire entrer les gens dans notre univers, on les y invite, on invite leur regard, de l'autre on cherche à les en dissuader. Mais ça semble toujours passer par l'expression de sa féminité. 

photo : andyheart.com
Qu'en est-il pour les "garçons manqués" ? Est-ce qu'elles peuvent se trouver sexy ? Est-ce l'expression de leur féminité ? Est-ce qu'on peut voir dans la notion de "féminité" ce qu'une femme fait de son corps ou bien est-ce un caractéristique distinct qu'on peut ou non utiliser, porter, comme on déciderait de porter une robe ? 

Et plus important encore, doit-on mépriser le "sexy" quitte à le considérer vulgaire, pour pouvoir se permettre de parler de féminisme ? Le féminisme, est-ce donc une façon de penser ou est-ce que ça correspond forcément à une catégorie spécifique de femmes ? (la réponse est non, obviously, le féminisme n'est pas un style de vêtements, c'est ce qui nous donne le choix d'être femme à notre façon et de ne pas vouloir être discriminé pour être née du sexe féminin).

On a encore du mal avec les femmes qui ne sont pas féminines comme on a du mal avec les hommes qui ne sont pas virils, car la société n'arrive pas à admettre que tout n'est pas que de blanc ou que de gris. Que tout est en réalité qu'une myriade de nuances. Qu'on devrait tous avoir ses propres définitions de ce qui nous définit. Ma féminité, la tienne, la leur. Ma façon d'être, la tienne, la leur. 

Ce qu'il y a de bien avec ce documentaire, et je finirai sur ce point là, c'est qu'on ne fait pas qu'écouter des témoignages, on nous met également en garde : contre les règles qui dictent implicitement et sournoisement nos faits et gestes, qui nous empêchent d'aller dans n'importe quel sens afin de favoriser une seule et même direction dans laquelle on se voit sans cesse comparés, discriminés, en regard d'une perfection qui n'existe pas et qui n'a pas lieu d'être. Les travers de la société, en somme. A voir, et à méditer. 

Et toi, c'est quoi ta notion de la féminité ? 

Love always, 

vendredi 4 septembre 2015

Tag – Rentrée 2015

J'ai été taguée par Charlie pour cette rentrée (rentrée qui pour moi n'a toujours pas eu lieu puisque c'est à la fin du mois, m'enfin faisons comme si !) et on va donc parler d'école, de ressenti, d'affaires scolaires et de questions pratiques (honnêtement je trouve ce tag plus intéressant que d'autres parce qu'on va pouvoir enfin se rendre compte des habitudes de chacun à l'école, de ce qui marche pour l'un et pour l'autre et des goûts de chacun, enfin laissons donc la place aux questions) !


Est-ce que j'aime l'école ?

Ce n'est pas une réponse qu'on entend souvent (surtout de nos jours) mais oui, j'adore l'école. Enfin, j'ai adoré l'école. Simplement parce que, globalement, le long de ma scolarité, j'ai appris à faire la part des choses : à intégrer ce qui m'était utile, à ne pas faire attention à ce qu'on pouvait dire de moi (combien d'enfants doivent faire semblant de ne pas aimer l'école pour paraître plus "cool"), à trouver mes instants de petits bonheurs simples journaliers (je suis une personne simple)... 
Je trouve que les gens cherchent souvent la petite bête avec les cours, que ce soit le prof qu'ils jugent pas assez bon ou pas assez intéressant, les cours qu'ils jugent pas adaptés, les gens qu'ils jugent mal également, ... Alors que bon, au fond, on s'en fout des autres. Prend ce qui te plaît, même si ça ne plaît pas aux autres, fais pas attention à ceux qui essaient de bousiller ta journée (profs, racailles, voire "amis" parfois ; on dit bien que la bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe) et puis fait ce qui te semble être juste par rapport à toi même, à tes capacités, à ce que tu aimerais améliorer etc... Et tu passeras une bonne journée. L'école, ce n'est que ça, au final. Le reste, ce sont les autres ("l'enfer, c'est les autres"). 

Où en suis-je dans mes études ?

Comme dit au début de cet article, je fais ma rentrée à la fin du mois, et j'entre en 3e année de médecine. J'ai fait donc les deux années précédentes et j'ai fait, en plus, une année de M1 en neurosciences (parce que ça ne suffit plus de n'être que médecin praticien, faut aussi avoir d'autres diplômes...). 

Ma plus belle année de cours

Question difficile. J'ai toujours dit que les années que j'ai préféré dans ma vie étaient celles du collège, parce qu'elles étaient simples, remplies de bon souvenir et que je ne me posais pas trop de questions sur la vie jusqu'à m'en donner des insomnies. Mais en y repensant, ma première année de médecine aussi a été mémorable, parce qu'elle était intense et que j'étais au meilleur de ma forme, et que j'ai su gérer mon blog, mes études, des petits loisirs et ma relation amoureuse sans trop d'embûche, chaque chose avait sa place, et c'était juste parfait. 

Ma matière préférée 

Au collège, j'aimais à peu près tout, peut-être un peu plus le français parce que j'ai toujours été très tournée vers la lecture et l'écriture. J'étais bonne en français mais étrangement je n'arrivais pas à faire plus alors que c'est ce qu'attendaient de moi mes professeurs. Relation conflictuelle avec cette matière.
Au lycée, c'était mon cours de civilisation en anglais et plus tard la philosophie, mais j'aimais également beaucoup la SVT (depuis le collège, en y repensant).
Et puis en médecine... Ca dépend vraiment. J'aime les cours bien construits et intéressants, que ce soit dans le social ou dans la science... Mais quand on travaille un minimum, on en arrive facilement à tout aimer puisqu'il y a du social et de la science dans quasiment toutes les matières. 

La matière où je suis indéniablement nulle

Bon, pas trop de surprises, le sport. Je faisais toujours tout mon possible mais ça restait inlassablement la matière avec ma plus basse moyenne. Je ne suis pas faite pour les sports d'équipe ou en 1 contre 1 ; la seule fois où j'ai réussi à avoir une excellente note, c'est en endurance. Et puis sinon, je sais pas vraiment nager, je séchais les cours en seconde puisqu'au choix de début d'année j'avais eu le choix entre piscine et... piscine. Génial, n'est-ce pas. 
J'inventais une excuse chaque semaine : indisposée / rhino-pharyngite / allergie / rhume / indisposée... 

Etais-je du genre à répondre aux profs ? 

Euhm... non. Comme dit plus haut, "l'enfer, c'est les autres". Donc concrètement, soit le prof était vraiment cool, soit je l'appréciais pas et du coup je m'en contre fichais (l'indifférence est pire que la haine, mon p'tit). La seule chose à laquelle j'essayais toujours de m'intéresser, c'est le cours (y a des jours avec et des jours sans, mais c'était mon principe de base). 

Ai-je déjà été déléguée ? 

Une seule fois, en 6e, ce qui était plutôt impressionnant vu qu'on ne connait pas tout le monde. Donc j'étais plutôt flattée, et sérieuse bien sûr, aussi bien aux yeux de mes profs que de mes camarades. Je me voyais donc bien me représenter mais... mes parents n'ont pas voulu. J'ai beaucoup été entravée dans mes envies personnelles à cause de mes parents. La raison n'était autre que les conseils de classe (1 fois par trimestre, donc) se terminaient trop tard (19h, lol). Un exemple de plus de la stupidité de mes géniteurs. 

Ai-je été à différents collèges ? 

Non, bien que j'ai déménagé plusieurs fois dans ma scolarité, j'ai toujours pu continuer à aller à la même école. Donc je n'ai pas d'expérience personnelle à partager là dessus. 

Mon sac / mon agenda / ma trousse de cours pour cette rentrée

Eh bien... je ne les ai toujours pas achetés, parce qu'il me reste encore quelques semaines de vacances, que j'ai dépensé beaucoup d'argent cet été et que j'attends patiemment ma première bourse pour faire mes derniers achats de rentrée. 

Mais sinon, je pense prendre un sac noir, plutôt féminin mais pratique pour mettre tout ce dont j'ai besoin dedans, et une trousse simple et mignonne, légère. 

L'agenda et certaines autres affaires de cours ont cependant déjà été achetés, et il suffit d'aller voir mon haul de la rentrée pour y jeter un oeil. 


Le genre de stylos que je préfère 

J'ai énormément de stylos différents. J'ai des stylos classiques (j'aime beaucoup la fluidité des Bic bleus pour prendre des notes) et beaucoup de stylo fantaisie (encre liquide ou non, de toutes les couleurs). Sans oublier les surligneurs (stabilos), les stylos feutres (de la marque .88) et j'en passe. La raison est simple : je suis très visuelle, j'aime avoir des repères dans mes cours et j'aime faire des jolies fiches. Tout ce qu'il y a de plus confortable pour réviser efficacement !

Le poids de mon sac de cours 

Le poids de mon sac est variable, mais généralement quand même assez lourd. Je fais attention à ne prendre que ce qui est nécessaire pour ne pas l'alourdir plus que de raison, généralement en fonction du temps que je passe hors de chez moi. Donc, mon ordi, ma trousse, de quoi noter, mon agenda, parfois (rarement) un manuel ou deux pour certains cours... J'ai fait exprès d'acheter un ordinateur pas trop lourd pour pouvoir le supporter quotidiennement dans mon sac. Sinon, pour les manuels disponibles à la bibliothèque de la fac, je ne m'embête pas à les emporter (d'autant que d'avoir internet sur le campus me permet de ne pas avoir à ramener grand chose pour réviser). 

Mon sport préféré à l'école 

La course à pied, aussi simple que ça. J'aime bien aller à la piscine, dernièrement, pour apprendre à nager, mais je ne suis pas très endurante dans l'eau, alors que la course à pied à tous les mérites : 
– C'est gratuit 
– Ca réoxygène le cerveau et les poumons
– Ca permet de réfléchir 
– Ca fait travailler tout le corps 

L'heure du lever et du coucher 

En période de cours comme pendant les vacances, mes horaires restent assez fluctuants. Je vais essayer de fixer ça davantage. Généralement je me lève à 6h parce que j'aime avoir du temps pour me préparer et pour manger, parfois même pour finir une ou deux choses avant d'aller en cours. 
En conséquence, j'essaie de me coucher à 23h, mais j'arrête de travailler vers 21h30 ou 22h pour me conditionner à aller dormir (càd lâcher l'écran blanc de l'ordi, boire une tisane, me préparer à aller me coucher, et faire un truc genre lire ou regarder un épisode d'une série). 

La distance de l'établissement (en l'occurence ma fac)

De chez mes parents, c'est à environ 20-30 min selon mon moyen de transport (bus, tram ou vélo, le vélo c'est très rapide et ça fait de l'exercice et c'est écolo, mais ça peut aussi faire transpirer si on est en retard). Ca ne m'a jamais posé de problèmes d'être un peu loin, parce que je profite généralement de mon transport pour lire/réviser/écouter de la musique. C'est un temps de latence que je rentabilise bien. 
Et sinon, de chez mon copain, c'est 5-10 min selon si c'est à pied ou à vélo que je m'y rends. 

Ma popularité à l'école 

Longue histoire. Au collège, j'étais très populaire, enfin mon groupe d'amies était très populaire, simplement de par notre différence (goûts vestimentaires et musicaux) et de par nos notes (ben oui, les grosses têtes rockeuses). Ensuite, au lycée, j'ai débarqué dans un lycée où je ne connaissais personne, ce qui a changé la donne. Je ne m'y sentais pas très bien, principalement à cause de l'influence de mes parents sur moi, la pression qu'ils me mettaient sur le dos quotidiennement, m'empêchant de vivre ma vie de lycéenne et de découvrir les joies de la jeunesse insouciante ; donc j'étais plutôt discrète, effacée, peut-être même plutôt marginale. Et puis maintenant, c'est un peu différent, je connais pas mal de personnes de différentes promos, sans pour autant connaître tout le monde, et tout le monde ne me connait pas forcément... donc je suis "normale". 

Mes profs 

On voit tout et son contraire en tant que profs, ceux qui nous plaisent, ceux qui nous plairont jamais, les pédagogues, les "à l'arrache" etc... Aujourd'hui, à la fac, les profs sont pour la plupart assez impressionnants, de par leur parcours ou leur discours. Alors je dirai que j'ai été plutôt satisfaite de mes professeurs, même si certains font vraiment tâche dans le décor. 

Je nomine... 

Voilà donc pour ce tag vraiment intéressant ! A mon tour, je nomine Tinhy, Koppa et Mab

Portez vous bien, 

Love always, 


jeudi 3 septembre 2015

Le 100e article

Le blog semble prendre une toute autre dimension depuis le challenge du mois d'août. Une dimension plus concrète, à vrai dire ; en 100 articles répartis sur deux années, on a largement de quoi se mettre sous la dent pour connaître mes spécificités, ce qui fait de moi celle que je suis et qui me différencie des autres, ainsi que ce qui me rapproche de ces mêmes autres auxquels on se plaît à nous comparer. Comme si la comparaison nous définissait. 

photo : tumblr

Les derniers articles ont été plus intrusifs dans ma vie personnelle, mes douleurs, mes peurs et mes aspirations. En disant cela, je ne dis pas que je les regrette, je dis que je comprends que mon blog prenne une aussi grande place dans ma vie au vu de ce que j'y partage dernièrement. Aujourd'hui, toujours, je me sens comme dans un état second : je ne sais pas trop où est ma place, où je dois me tenir, ce que je dois prioriser pour mon futur. Mais je sais que sur mon blog, je suis chez moi, dans mon monde, et qu'on aura du mal à m'enlever cela. 

J'ai été un peu distante en ce début de semaine parce que j'ai eu l'impression de ne jamais arriver à me poser pour pouvoir vraiment jouir de mes activités habituelles. J'ai repris la lecture et je me plais à oublier ma réalité. Le blog est réellement un miroir de mon état d'esprit. Changer de sujet pour ne pas trop s'imposer les sujets qui fâchent. 

On respire un grand coup et on reprend sa plume. J'en ai besoin et ça me fait du bien. Que le propos soit futile ou grave, ça me fait du bien. C'est ma satisfaction personnelle, ça me grandit et ça me fait sourire. Et puis on n'oublie pas de lire et de se perdre dans la blogo. Ma petite résolution du cap des 100. 

Portez vous bien, 

Love always, 


mercredi 2 septembre 2015

Paris – Août 2015 ♡

J'ai fait un peu de tri dans mes photos et voici donc quelques souvenirs de mon (court) séjour à Paris. Globalement le séjour a vraiment été très vivant, on bougeait beaucoup, on n'avait pas toujours le temps de s'arrêter prendre des photos, on essayait de voir beaucoup de choses et de profiter des balades dans les parcs... On a pas très bien dormi mais on a très bien mangé, et je pense que je me souviendrai toujours de ces quelques jours comme ayant été féériques, puisque c'était la première fois que je visitais réellement la capitale, et que c'était en compagnie de mon chéri. 




On n'a bien sûr pas pu tout voir, et je pense qu'il serait cool qu'on y repasse encore une autre fois. En attendant, j'ai déjà l'impression qu'une éternité s'est écoulée depuis ces quelques jours paradisiaques, et je m'évertue à profiter au maximum du temps qu'il me reste avant ma rentrée. Je rencontre des gens, je sors, je vis ! Je vous envoie plein de bisous, 

Portez vous bien, 

Love always,