mardi 30 juin 2015

Oh, la jalouse.

Quand on ressent beaucoup de ressentiment vis à vis des autres, il ne s'agit bien souvent que de nous. Le fait qu'on puisse se sentir irrité en présence d'une personne qu'on apprécie pourtant bien... On fait toujours beaucoup de comparaison, entre nous et les personnes qui nous entourent. On se dit qu'untel a l'air d'être bien épanoui dans sa vie, et qu'il en profite bien. Qu'unetelle fait preuve de fausse modestie, qu'en réalité elle n'a qu'une envie, c'est d'étaler ce qui la rend si joyeuse à la vue de tous, mais qu'elle fait preuve d'un peu de retenue, dans le but de laisser une décence apparente l'envelopper, l'immuniser contre les mauvaises langues – mais pas contre les mauvaises pensées. 

En vérité, quand on pense à toutes ces petites choses là qui nous piquent, nous font froncer du nez et des sourcils, c'est qu'on n'a pas suffisamment d'attrait pour notre propre existence dans le moment présent. 

En vérité, on se laisse aller à la contemplation de la vie d'une personne, activité pourtant fort déplaisante pour nous, simplement parce qu'on n'arrive pas à se regarder le nombril, parce qu'on ne le voit pas ou alors que sa vue nous donne envie d'hurler ou de chialer. 

photo : we heart it 
Au final, les autres, c'est que des distractions. On se distrait du principal et vrai problème, parce qu'il nous effraie, qu'on n'a pas envie de l'affronter ou qu'on pense qu'il n'a pas de solution. 

Chacune devrait être sa propre meilleure amie. Tu devrais t'occuper de toi comme si t'étais la prunelle de tes yeux. Que t'as pas envie de te laisser tomber. Que tu comptes pour toi et que tu peux compter pour les autres. T'es convaincue que t'as des choses à apporter au monde. T'es jeune, t'es jolie, t'as des qualités morales, t'as des talents cachés que tu ne te donnes plus la peine d'approfondir, simplement parce que tu penses que c'est peine perdue alors qu'en vérité, c'est simplement parce que tu ne t'y adonnes plus seulement pour te faire plaisir, alors que c'est ce qui devrait primer sur tout le reste. Tu ne t'y adonnes plus qu'en vue d'une finalité qui te hisserait un peu plus haut dans ton estime et celle des autres. 


Tu n'as pas compris que c'est à toi de te hisser plus haut et seulement dans ta propre estime, toute seule comme une grande, par la force de ta pensée, avant de pouvoir t'adonner à quoi que ce soit et de pouvoir enfin le faire en y prenant plaisir. 


Ca commence avec un tout petit pas et ensuite le monde autour de toi devient flou et toi, tu éclos comme une petite fleur, acceptant les rayons du soleil et la fine rosée matinale sans plus jamais t'en détourner, parce que tu sais que tu les mérites, tu sais qu'ils sont pour toi, tu sais que tu existes. 

Love, always.

lundi 29 juin 2015

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles

photo : we heart it

 ❥ Première semaine de stage

Voilà une semaine que j'ai commencé mon stage et, comme prévu, je compte déjà les jours qu'il me reste. J'avouerai cependant que c'est plus intéressant que ce à quoi je m'attendais, à savoir ce que m'avait laissé entendre une personne qui avait déjà effectué un stage ici. 

Mon stage a lieu à l'hôpital, dans le service de psychiatrie, et plus spécifiquement, dans l'unité de recherche INSERM qui lui est rattachée. On en déduit donc que cette unité fait de la recherche dans le domaine psychiatrique et, en effet, mon sujet de stage se rapporte à la schizophrénie

Il faut savoir qu'on ne comprend pas bien à l'heure actuelle la perception qu'ont ces patients du monde qui les entoure, on sait cependant qu'elle est modifiée, on sait que ce qui nous permet à nous de recevoir les informations de notre environnement et de les intégrer de manière continue est touché chez les patients, et que donc eux ne perçoivent pas les choses de manière continue (mais n'en ont peut-être pas conscience dans la mesure où ils sont nés comme ça ou alors que tout ce processus est de base inconscient). Moi, je dois travailler plus spécifiquement sur la perception du temps, mais il y a d'autres personnes qui travaillent sur la mémoire, la perception de l'espace et j'en passe. 

Bref, tout ça est vraiment intéressant, mais dans le cadre de mon projet de stage, je dois simplement réaliser un petit protocole qui vise des sujets sains (ben oui, on allait pas me confronter à des patients, c'est plus complexe), leur faire effectuer un test puis recueillir les données et les interpréter, et puis ensuite faire mon rapport de stage avec mes conclusions. Du coup, 6 semaines, ça me parait vraiment long pour faire tout ça, mais sachant que je dois moi-même recruter des sujets et leur faire passer le test (qui dure une bonne demi heure) c'est sans doute mieux de pouvoir étaler tout ça à ma guise. Il n'empêche que je savais de base que ce stage n'était pas aussi prenant qu'un autre (je pense notamment à celui de l'an dernier où j'ai passé 9 semaines à faire et refaire les mêmes manipulations sur des bactéries, de l'ADN, de l'ARN, des protéines, simplement parce que ça ne marche pas à tous les coups et qu'on avance à tâtons dans ce genre d'étude).

J'ai quand même hâte d'en finir, parce que j'aimerais m'adonner à autre chose pendant cet été, et que pour l'instant, c'est pas vraiment l'idéal que d'être coincée en labo une bonne partie de la journée (même si je suis plutôt libre, il faut cependant que je montre que je ne suis pas là pour ne rien faire... dit-elle alors qu'elle rédige un article sagement cachée dans son bureau... Parce que franchement, mon bureau, c'est une pièce aseptisée, vide, casée dans un coin du labo où personne ne passe, enfin bref, c'est genre LA planque). 

 ❥ Mes vacances à ce jour

Mes vacances ont débuté il y a plusieurs semaines, en fait. Quasiment 1 mois. Mais je n'ai pas pu en profiter grandement, d'une part parce que j'étais un peu la seule à être en vacances à ce moment là, je ne pouvais pas me permettre de déranger tout le monde à un moment critique de leurs révisions. Et puis ensuite parce que, comme j'ai pu en parler dans mon précédent article, avoir soudainement autant de temps pour soi ça rime à avoir deux fois plus de temps à se consacrer pour prendre une décision de ce à quoi pourrait nous servir tout ce temps. Du coup, pour résumer, j'ai passé plus de temps à ne rien faire qu'à faire des choses qui me tiennent à coeur. 

Les choses que j'ai envie de faire : 
  • Lire davantage : 
    J'en suis à 25% de mon objectif pour l'année (clique ici pour voir l'avancement ou pour voir les photos), ce qui est peu, et en ce moment je choisis beaucoup trop la facilité des séries et des animes que la tranquillité de la lecture.
  • Ecrire : 
    Euh. Ben. Non, pas vraiment.
  • Continuer d'apprendre la guitare : 
    Je n'ai plus joué depuis un long moment, sachant que j'ai dû mettre la guitare de côté pendant mes révisions, je ne l'ai toujours pas reprise.
  • M'occuper davantage de mon blog : 
    Ben. Même chose que pour la guitare.
  • M'occuper de mon personnage de jeu sur Edenya : 
    J'ai besoin de temps pour jouer, et depuis que j'ai commencé mon stage, c'est ce qui me manque.
  • Voir mon chéri aussi souvent que possible : 
    Ca va, comme il fait son stage juste à côté, on peut se voir les midis et le soir après le stage (bon par contre les weekends il rentre dans son village paumé).
  • Terminer le grand ménage de ma chambre : 
    Parce que je l'ai bel et bien commencé, j'ai même acheté de la nouvelle literie, j'ai rangé toute mon étagère et une partie de mon armoire à vêtements, mais comme je n'ai que des mauvaises habitudes (à savoir laisser trainer les fringues que je ne mets pas au fur et à mesure, faire ma lessive au dernier moment, grignoter dans ma chambre...) ce n'est toujours pas terminé.
  • Continuer le shopping pour mettre à jour ma garde robe (et faire le tri) : 
    Ca aussi j'ai commencé, mais comme mon stage n'est pas payé, ça me fait mal au cul de dégainer la CB alors j'y vais mollo. 
  • Travailler un minimum pour mon stage : 
    Je pense que je fais déjà le minimum. Y a pas plus minimum que ce que je fais. Enfin bref.
  • Travailler un minimum mes cours pour la rentrée prochaine : 
    J'ai envie d'y croire. Laissez moi y croire.
  • Faire du sport : 
    Il faut déjà savoir que c'est la période du Ramadan dans ma famille et que, par conséquent, impossible de songer à aller courir comme je l'aurais souhaité. J'aurais bien continué la piscine par contre, mais celle-ci a décidé de fermer pendant 2 semaines pour son inventaire technique semestriel JUSTE quand ça m'apparaissait comme l'alternative idéale.

 ❥ Mes projets de vacances à venir

Les projets, c'est l'essence de la vie. Enfin, quand on les oublie pas dans un placard. Je m'étais fait toute une liste pendant ma période de révision, c'est ce qui me motivait à en finir, je me disais "Bosse et bientôt tu pourras faire tout ça". Mais j'ai pas le carnet en question avec moi (oui, j'suis censée être en stage, faut pas déconner). Il y a cependant certaines sorties que je me suis dit qu'il fallait que je fasse pour pouvoir un peu m'aérer l'esprit. 
  • Europa Park : 
    J'y suis allée le mardi 16 juin (j'ai du mal à croire qu'on est encore en juin, d'ailleurs...) avec le chéri. Et puis sans surprise, on a croisé beaucoup de gens qu'on connaissait plus ou moins, parce que tous ont dû se dire que c'était la période idéale pour y aller, parce qu'il ne faisait pas spécialement beau et qu'en plus les personnes de moins de 18 ans avaient école. Donc c'était le bon plan. Il se trouve que mon meilleur ami et sa copine ont également décidé d'y aller ce jour là et qu'on a pu du coup faire mon baptême d'Europa Park à quatre (parce que oui, je n'y étais jamais allée avant, alors que ce n'est qu'à 1h de bus tout au plus de chez moi, et qu'en plus de ça je n'ai jamais fait de ma vie d'attractions sensation).
    On a commencé par le Silver Star (à 9h du matin, j'ai pas froid aux yeux...) et j'vous avouerai que la première descente a faillit me tuer, c'est à peine si je pouvais crier tellement la sensation de chute vertigineuse me ratatinait contre mon siège. Il n'empêche que je l'aurai fait 3 fois dans la journée, suivi du Blue Fire, de l'Euromir, du Wodan, de la Tour Suisse, de l'attraction d'Arthur et des Minimoys, Poséidon, et puis d'autres que j'ai dû oublier... Mais c'était vraiment chouette, même si à la fin de la journée on est lessivés (j'avais de tous petits yeux d'après eux).
    Ca fait du bien de finir l'année comme ça. 
  • Escapade amoureuse :
    On s'est dit que comme on ne prévoyait pas de partir en vacances en famille de tout l'été, et que le stage nous bouffait bien une grande partie de celui-ci, l'idéal serait de partir quelques jours en août. Moi, ça m'a toujours fait du bien, de quitter ma ville. Ca me donne l'impression de vivre au delà de tout soucis, de prendre du temps pour moi, et de ne plus avoir personne sur mon dos. Une vraie petite bulle de bonheur.
    Cette année c'est lui qui a choisi Paris ("On commence par le plus proche, on ira plus loin l'année prochaine", c'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd). Les projets pour ces quelques jours, c'est de vraiment visiter la ville (à savoir que malgré le fait que j'ai dû m'y rendre 3 ou 4 fois dans ma vie, je n'ai quasiment rien visité à chaque fois, ça ne s'y prêtait pas vraiment), d'ailleurs il voudrait visiter le château de Versailles, et sinon y a encore l'expo Harry Potter, et sinon on trouvera bien quoi visiter. J'ai hâte de prendre vraiment le temps de voir en Paris autre chose que ses métros et ses quartiers craignos. 
  • Autres : 
    Aller au Zoo (d'Amnéville ou de Bâle...), aller à la patinoire, aller en Allemagne (c'est à côté, tant qu'à faire), faire des pique-niques, ...  

 ❥ Pour conclure

Bon, voilà, en gros cet article est un peu un grand fourre-tout de projets et d'envies en tout genre. Bien sûr, l'aspect financier risque de beaucoup jouer son rôle, il ne sera pas possible de tout faire, mais comme mon été se présente comme étant plutôt tranquille, c'est l'occasion de vraiment en profiter. 

D'habitude, je passe mes étés à travailler, je n'ai jamais eu vraiment le temps d'organiser quoi que ce soit pour me détendre. Je suis plutôt contente que la période du Ramandan tombe pendant mon stage, parce que dès celui-ci terminé, il me sera possible de faire plein de sorties, du sport, et donc de bien profiter du temps qu'il me restera. J'aurais bien sûr apprécié qu'on aille dans une ville du Sud pour pouvoir profiter de la plage, mais on ne peut pas tout avoir, ça sera pour une autre fois. 

Depuis l'obtention de mon bac, je n'ai fait qu'économiser mon argent, et cet été, j'ai décidé de dépenser. Pas sans compter, bien sûr, mais je pense que mon bien être passe avant l'économie, j'ai envie de me faire plaisir pendant les soldes, j'ai envie de changer le style de ma chambre afin de m'y plaire davantage, de changer mon propre style vestimentaire, mon style de coiffure (d'ailleurs je me suis coupé les cheveux, décidément c'est une tradition pour tous les étés : carré plongeant et frange droite, ce qui change énormément de ma coupe habituelle et me force à prendre soin de ma coiffure chaque matin – le cas contraire, je ne me lisse jamais les cheveux et les attache quotidiennement en queue de cheval, ce qui m'a lassée). 

Bref, cet été je me laisse vivre. J'avais pensé à m'inscrire au code mais je pense que ce n'est pas nécessaire de le faire aussi "tôt". Peut-être l'été prochain, parce que je n'aurai plus de stage sur le dos et que je pourrais envisager faire un job pour limiter la dépense. 

Je me dis que si je passe autant de temps à déprimer, c'est sans doute parce que je me pose beaucoup de limites dans le but d'être raisonnable, et que du coup je ne profite pas assez des choses susceptibles de me rendre heureuse. C'est un peu plus compliqué que ça, en vérité, mais on pourrait résumer ça comme ça. Il faut que je me dise que je ne suis plus une enfant, que je n'ai pas besoin d'être aussi pressée d'avoir ma propre vie, ma propre indépendance, et que je devrais plutôt songer au fait que l'état actuel des choses me permet au moins une certaine insouciance qui me protège financièrement et donc ne devrait pas me limiter, même si je dois quand même me soumettre aux règles de la maison. Je peux toujours les tourner à mon avantage. 

Voilà, j'aurai passé les deux heures pendant lesquelles j'étais au labo à écrire tout ça. C'est dire à quel point je suis sérieuse ! Des bisous, 

Love, always.

lundi 15 juin 2015

Busy trying to participate

Qu'est-ce que j'ai bien pu faire pour ne plus rien poster pendant toutes ces semaines ? J'ai l'impression que ça ne fait que quelques jours depuis la dernière fois que j'ai écrit. Peut-être parce que je ne vois plus trop les journées défiler, en partie à cause du fait qu'elles se confondent avec les nuits. Je suis souvent crevée sans être crevée puis, quelques minutes après, en super forme. Et puis il fait chaud, il fait chaud... 

photo : giphy
Il reste en fait une semaine avant que ne débute mon stage d'été (qui dure 6 semaines, je compte déjà les jours qu'il me reste avant d'être à nouveau en vacances). Je lis un peu moins rapidement qu'avant, parce que mes journées ne sont plus du tout rythmées, et que je dois décider moi-même de consacrer du temps à la lecture, puisque je ne passe plus autant de temps dans les transports ou à faire des pauses. J'aime pas vraiment les vacances, c'est pas structuré, et ça me donne l'impression de perdre du temps à ne pas savoir quoi faire pour passer le temps. 

Enfin, bref. Cette nuit je n'ai pas dormi. Je l'ai passée à lire The perks of being a wallflower jusqu'à à peu près 3h du matin, avant de lancer le film, jusqu'à il y a quelques minutes. Je pense que je n'étais pas fatiguée parce qu'en rentrant samedi soir, je suis allée me coucher et j'ai dormi jusque 15h. Je suis complètement déréglée. Alors tout à l'heure, je vais à la piscine. Pour me fatiguer un peu. Et j'occupe ma journée en allant en ville. Histoire de revenir épuisée chez moi pour pouvoir m'endormir. 

Je ne fais pas grand chose de mes journées, en vérité. Je les passe à écrire, à écouter de la musique, à téléphoner à ma meilleure amie, à discuter sur le net. A jouer, un peu. Et à lire. Mais ça me prend beaucoup de temps parce que je ne sais jamais par quoi commencer, alors il y a une grosse période de flottement. 

Ces derniers jours ont été un peu éprouvants. C'est comme un gros relâchement après avoir passé tout ce temps à prendre sur moi et à me dire "Pas maintenant". Alors il y a certaines soirées que j'ai terminées en pleurant. D'autres en me posant des questions qui, je sais, n'ont pas de réponse. Mais qui me font mal quand même. Le reste du temps je me dis qu'il me manque quand même vraiment quelque chose. Ou alors qu'il y a vraiment un truc qui me dérange ou me perturbe. Je suis pas vraiment tranquille, alors même que je suis censée être en vacances. Je sais pas si je devrais essayer de trouver ce qui me pose problème ou bien me contenter de continuer à essayer de reprendre goût à toutes ces choses qui me suffisaient pour être bien il n'y a pas si longtemps. 

Parfois, j'ai vraiment l'impression de ne pas appartenir au même monde que tout le monde. Et j'ai l'impression de les regarder et de me regarder, alors qu'eux ne voient rien de ce qui les entoure, et que ça leur réussit bien, contrairement à moi. Moi j'aimerais bien ne plus être en stand-by. 

Love always.