mardi 31 mars 2015

Tag – Ces choses que je n'aime pas chez moi

J'ai été taguée par Mots à Maux pour lister ici ce que j'aime le moins chez moi. Comme beaucoup, j'ai des imperfections, et comme beaucoup, je complexe sur certains d'entre eux. Ce tag a ça de bien, c'est qu'il permet de se rendre compte que personne n'est parfait, que personne ne se voit comme l'étant, et que donc la perfection n'existe pas ; il n'y a que l'unicité et la différence qui existent et qui, selon moi, valent mieux que les idéaux.  

Mes complexes, je les accepte, parce qu'ils ne m'empêchent pas d'être jolie à ma façon. 

Pour ce qui est de mes traits de caractères que j'aimerais corriger, c'est une autre histoire... peut-être que là, notre beauté réside dans le fait de savoir corriger ce qui nous gêne et apprécier nos qualités. 
J'espère réussir à corriger mes traits gênants afin d'être en phase avec moi-même.

Mais assez de blablas, passons à la liste. 



Physiquement parlant :
  • C'est mon front que j'aime le moins dans mon visage. J'ai longtemps énormément complexé dessus, et aujourd'hui je l'accepte un peu mieux parce que ça ne fait pas tout dans mon visage et qu'il a ses avantages niveau coiffure. 
  • Je n'aime pas mes cils, trop irréguliers à mon goût. J'ai du mal à trouver mes yeux jolis s'ils ne sont pas ornementés d'un joli trait d'eyeliner qui vient pallier à ce problème. 
  • Je n'aime pas mes chevilles que je trouve trop épaisses. Elles me font des jambes droites, rectangulaires, et mes mollets apparaissent plus gros qu'ils ne le sont. Mais j'ai appris à mettre en valeur mes jambes ou à ne pas trop en soucier : notre propre regard sur nos imperfections est trop intolérant par rapport aux autres qui ne les remarquent parfois même pas. 
Mentallement parlant : 
  • Je déteste ne pas me sentir dynamique. J'ai besoin de manger peu, de bouger vite, d'être constamment au taquet pour me sentir bien dans ma tête et bien dans mon corps. En ce moment, et depuis quelques temps déjà, je me sens davantage comme une larve, trop statique, qui passe trop de temps à se nourrir et pas assez à se dépenser. 
  • Par contre, je n'apprécie souvent pas mon côté impulsif par moments. Je me préfère posée et réfléchie. Je n'aime pas regretter mes choix, mes paroles ou mes actes. 
  • Je me trouve trop réservée. Je m'ouvre difficilement aux autres, bien que j'éprouve toujours beaucoup d'intérêt pour les gens de manière générale. 
  • J'accord trop d'importance à la vision qu'on peut avoir de moi (ce qui explique peut-être mon caractère réservé) alors je m'opprime beaucoup afin de rester neutre. Ce qui n'a pas vraiment d'intérêt dans un contexte de nouvelles rencontres, mais qui peut être utile dans les moments où je chercherais à me faire oublier. 
Voilà pour ce tag assez concis. Je termine donc le mois de mars là dessus... Aimez-vous vous-mêmes et soyez tolérants. 


jeudi 26 mars 2015

Lycéenne mal dans sa peau, mal dans sa tête (deuxième partie)


Pour lire la première partie, c'est par ici.

Mes années lycée n'étaient pas toutes aussi déprimantes que mon début en seconde, où j'avais fini en quelques semaines par me retrouver recluse et isolée la majeure partie du temps. Où je m'étais retrouvée abandonnée par la seule fille qui avait été mon amie. 

Au final, avec le recul, je dirais que j'aurais dû me montrer plus patiente et plus tolérante, disons, vis à vis des autres. Je disais qu'il était idiot d'avoir des standards pour se lier d'amitié. Ce qui signifie en gros que j'avais moi-même des standards d'amitié et que peu de personnes y répondaient. 
Au bout de quelques semaines, bien heureusement, j'ai fini par faire plus ample connaissance avec la seule fille simple de la classe qui était, elle aussi, un peu recluse. Je passerai d'ailleurs les trois années qui suivent en sa compagnie, de manière quasi constante. Bien que notre amitié n'ait pas été aussi profonde (au point d'en être dramatique) que celle que j'entretiens toujours avec ma meilleure amie (qui vit toujours de l'autre côté de la méditerranée), c'est une amitié qui m'a fait du bien pendant ces années de remises en questions adolescentes. 

Ensuite, et de manière assez originale, j'ai fait la connaissance de celui qui allait se révéler être mon meilleur ami au masculin. 

Toujours en seconde, un jour de cours comme les autres, j'ai spontanément adressé la parole à un garçon qui se trouvait être le mec au look le plus marginal de la classe (aka look de metalleux, cheveux longs, et regard pas très commode du haut de ses presque deux mètres de taille). 
C'était limite une scène comique, ce moment, puisque quand je lui ai adressé la parole tandis qu'il était en plein délire avec un autre mec de la même trempe que lui, il m'a lancé un regard What the f***, avant de me répondre de la manière la plus concise et la plus expéditive qui soit. 

Le reste s'est fait via facebook, j'ai dû l'ajouter le soir même ou seulement quelques jours après, et suite à une rapide discussion (c'était un peu les grands débuts de facebook pour nous, alors y avait pas encore de messagerie instantanée) on s'est échangé nos adresses MSN respectives et on a commencé à partir dans tous les sens. 

On s'est toujours tout dit, le pire comme le meilleur, et on a partagé beaucoup de moments douloureux en commun. C'est ce qui nous avait le plus rapproché.

Ces quelques amis que je me suis fait (parce qu'ils n'auront pas été nombreux, et que les deux dont j'ai parlé auront été les deux principales rencontres de ces années) ont pu m'aider à voir le bon côté des choses sur le trajet du lycée. Autrement, ma classe, et parfois même mes professeurs, me révulsaient. J'avais constamment l'impression d'être baignée dans une mer d'hypocrisie
Relire : Ces filles qui n'aiment pas les filles
Le moment où j'ai enfin quitté le lycée était à la fois le moment le plus libérateur et le plus perturbant de mon histoire

Libérateur parce que je quittais enfin cette ambiance hypocrite qui me rendait malade (bien que la terminale ait été l'année la moins détestable des trois, elle avait cependant eu un bon nombre de mauvais côtés). 

Perturbant parce que j'avais l'impression de ne plus avoir d'accroche. Que j'avais même perdu cette accroche pendant le lycée. Je partais en électron libre. Je n'étais plus sûre de ce que je voulais et de ce que j'étais capable de faire. 
J'ai pour ainsi dire vécu toutes les retombées de mes trois années de frustration : une crise post-adolescente en somme, puisque je n'avais pas eu de crise d'adolescence. 

Je partais dans tous les sens. J'ai expérimenté tout ce qui pouvait être nocif pour moi, je me suis laissée aller à bon nombre de soirées passées à pleurer toutes les larmes de mon corps sans trop savoir pourquoi je pleurais. 
Un peu comme si je pleurais pour tout
Le suicide de Samantha, mes échecs familiaux, relationnels, scolaires, mon besoin social inassouvi et mon âme solitaire en peine... 

J'ai mis du temps à me ressaisir et à commencer à me redéfinir. J'ai quitté la blogosphère un bon nombre de fois : je ne savais plus qui j'étais, je ne savais plus quoi écrire. Comme si, dans mon cas, on pouvait dire "Je suis donc j'écris". 

Actuellement, la stabilité est de nouveau au rendez-vous, mais mon esprit est toujours un peu à l'ouest. Comme s'il aspirait à autre chose

J'espère trouver un point d'ancrage, un jour. Quelque chose de vrai, d'immuable, d'invariable. Un truc vers lequel je n'aurais qu'à me tourner dès que je me sentirais perdue. J'attends ce moment là puisque j'ai compris que souvent, il n'est question que de patience et d'assiduité pour aspirer à quelque chose de meilleur


mercredi 25 mars 2015

Geisha, roman d'Arthur Golden

J'ai mis du temps à me décider à parler de ma dernière lecture terminée. J'ai dû sans doute déjà le dire sur un autre post, mais le film adapté du roman Mémoires d'une Geisha fait partie de mes films préférés, de cette liste de rares films que j'ai regardé plus d'une fois. 

Je suis tombée amoureuse de l'univers de Geisha. Quand on parle de Geisha, beaucoup froncent les sourcils en s'imaginant qu'il ne s'agit que de l'équivalent japonais des prostituées, alors qu'il n'en a jamais été ainsi. Le mot Geisha se décompose en gei signifiant "art" et sha qui veut dire "personne". En clair, le mot Geisha veut dire artiste. Les Geishas sont des femmes qui, dès leur plus jeune âge, s'évertuent à apprendre tous les arts traditionnels japonais : le chant, la danse, la cérémonie du thé, la musique (le shamisen, sorte de guitare japonaise), mais aussi la poésie, la littérature, la calligraphie, et j'en passe. 

Elles passent en vérité leur vie à apprendre ces différents arts et à s'y perfectionner. Leur maison (okiya) paie leur éducation, et ce faisant, les Geisha contractent une sorte de dette envers celle-ci. 

Plus la Geisha sera populaire et demandée (c'est-à-dire invitée dans les maisons de thé afin d'entretenir la soirée en servant le thé, en alimentant les conversations, en faisant des démonstrations artistiques), et plus elle gagnera bien sa vie et sera capable, en définitive, d'éponger sa dette. 

Atteignant un certain âge, leur mizuage (hymen) pourra être offert au plus offrant, et parfois le prix accordé à celui-ci est si important qu'elles effacent leur dette avant même d'avoir atteint le sommet de leur carrière. Et puis par la suite, elles pourraient se voir solliciter par un homme pour qu'il devienne leur danna (un "patron" ou un "mari" non officiel) qui aura pour rôle de financer leurs spectacles, leur éducation, mais aussi leur habillement voire même leur appartement (sans pour autant être favorisé en aucune sorte, puisqu'il paiera la compagnie de la Geisha au même titre que n'importe qui d'autre). 

Les Geishas n'ont jamais été un sujet tabou au Japon, ce sont des artistes, souvent des femmes admirables aussi bien de par leurs habilités artistiques que de par leur personnalité. Leur vie est cependant remplie de mystère, et, on l'imagine bien, trop idéalisée.

Lire ce roman où l'on découvre tous les détails de la vie d'une Geisha (l'histoire commence dans les années 30) a été une expérience vraiment stimulante, je me suis complètement prise d'affection pour le personnage principal et j'étais fascinée par cet univers. 
A neuf ans, dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d'extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu'il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l'initiation difficile qui fera d'elle une vraie geisha.
Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l'amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d'une rivale. Elle rencontrera finalement l'amour…
Ecrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d'un exceptionnel document et le souffle d'un grand roman. Il nous entraîne au coeur d'un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.
Cependant ce roman n'a pas pour but de dénigrer le rôle de la femme : au contraire, il dénonce le fait que la femme puisse être vue comme ayant pour unique rôle de divertir l'homme et de lui être soumise et dépendante, ainsi que de nombreux autres préjugés et faits.
En effet, une Geisha, sans danna, a peu de chances de prendre son indépendance. 

D'après mes recherches sur l'oeuvre, qui a été très richement documentée et assez fidèle à la réalité, il y a cependant eu des éléments qui ont été sujet à controverse : notamment le fait que la Geisha voie son mizuage mis ainsi "en enchères", comme si cela était un rite de passage. 

Du coup, j'ai découvert qu'il existait un autre roman, écrit cette fois par Mineko Iwasaki, Ma vie de Geisha, en réponse au roman d'Arthur Golden, afin de rétablir la vérité sur la condition de Geisha à travers sa propre expérience (c'est donc son autobiographie). 

Mineko a en effet jugé le roman d'Arthur Golden trop sexuel, trop teinté par les fantasmes occidentaux. Elle a donc entreprit de mettre par écrit 25 ans de sa vie de Geisha, pendant lesquels elle avait fini par être qualifiée de la plus grande Geisha de son époque. 

« Mon nom est Mineko. Ce n’est pas le nom que mon père m’a donné à ma naissance. C’est celui qu’ont choisi les femmes chargées de faire de moi une geisha, dans le respect de la tradition millénaire. Je veux raconter ici le monde des fleurs et des saules, celui du quartier de Gion. Chaque geisha est telle une fleur par sa beauté particulière et tel un saule, arbre gracieux, souple et résistant. On a dit de moi que j’étais la plus grande geisha de ma génération ; en tout cas j’ai frayé avec les puissants et les nobles. 
Et pourtant, ce destin était trop contraignant à mes yeux. Je veux vous raconter ce qu’est la vraie vie d’une geisha, soumise aux exigences les plus folles et récompensée par la gloire. Je veux briser un silence vieux de trois cents ans. » 
Un témoignage exclusif, des révélations à couper le souffle, Mineko Iwasaki nous livre ici un témoignage surprenant sur un art de vivre aussi fascinant que cruel.



Autobiographie qu'il me plairait de lire si jamais je tombais dessus pour pas trop cher.

J'ai toujours eu une fascination prononcée pour ce qui vient de l'Asie. C'est sans trop de surprise que j'ai sauté sur l'occasion de voir le film, et, plus tard, que je n'ai pas hésité à acheter le roman (j'avais d'ailleurs été on ne peut plus surprise de le trouver au marché aux livres au centre ville, comme quoi on peut faire de sacrées bonnes affaires en fouillant bien les caisses poussiéreuses exposées sur la place). 

J'ai pris tout mon temps pour le lire (à savoir qu'il est quand même long : 600 pages pour l'édition livre de poche) et je l'ai savouré jusqu'à la toute dernière page. C'est toujours un peu décevant de se rendre compte que le personnage est inventé et que c'est un homme qui a tout rédigé, puisqu'à ce moment là, je me suis rappelé de certains passages qu'il m'avait été difficile de me représenter comme étant racontés par une femme. D'où mon intérêt pour l'oeuvre de Mineko : plus d'authenticité et moins de teinte occidentale et masculine dans le récit. 

Je tâcherai de me procurer son oeuvre afin d'en faire une comparaison ici. En attendant, il faudra que je me montre patiente. :)



★★★


Relire d'autres #Bookworming :

dimanche 22 mars 2015

Ces filles qui n'aiment pas les filles


Sans doute avez-vous déjà rencontré ce type de problème. Moi, j'en ai fait l'expérience très tôt dans ma vie. Je pense que c'était déjà présent, à l'époque où je me faisais harceler en primaire. Et je pense même que c'est également ce qui a fait que j'ai très mal vécu mes années lycée. Je n'étais pas à ma place. Je ne me reconnaissais pas dans ce que me renvoyait l'image des autres. J'étais mal dans ma peau

A quoi fais-je donc référence ? 

Je fais référence à ce sentiment d'hypocrisie que j'ai si souvent ressenti dans mes relations avec d'autres filles. Ce sentiment de comparaison, de truc qui gêne, de malaise. Très souvent, je n'arrive pas à être confortable avec une autre fille. Surtout dans les premiers abords. Et ça me bloque terriblement. Cette impression d'être en quelque sorte jaugée, d'avoir quelque chose à prouver. Je n'ai jamais supporté ce genre de sentiment... Il me pèse, et je finis toujours par m'éloigner de la personne qui le génère. 

Pas d'affinité. C'est comme ça que je l'interprétais au commencement. 

En revenant sur mon expérience de harcèlement scolaire, j'ai quelque peu réussi à cerner le fond du problème, sans pour autant vraiment en trouver la cause réelle. Je suis presque convaincue qu'il s'agissait de jalousie. Que cette fille, qui au départ était l'une de mes plus grandes amies, avait fini par laisser tomber le voile d'hypocrisie qui déguisait sa jalousie. Ca s'est fait progressivement : avant de m'exclure socialement de ma propre classe, elle avait commencé par laisser s'exprimer sa haine en m'humiliant de temps en temps devant nos autres copines, qui prenaient toutes exemple sur elles. J'étais passée du statut d'amie à celui d'ombre à tout faire, avant de finalement devenir le souffre-douleur du groupe puis de toute la classe. C'était sournois. Ca s'est finalement retourné contre elle, et je me congratule en fait de ne pas avoir profité du retournement de situation. A cet âge, j'aurais pu facilement me laisser aller à la vengeance, mais contre toute attente, je lui ai tendu la main à nouveau. De sorte qu'en entrant au collège, l'incident était classé, et bien qu'elle ait été dans la même classe que moi à nouveau plus tard, nos rapports étaient maintenant neutres. 

J'étais (et je le suis probablement toujours) une fille assez naïve. Pas vraiment très perspicace, je voyais le monde d'un oeil positif et optimiste. Je pense que ça m'a aidé à bien vivre mes années d'exclusion, de harcèlement, tant bien moral que physique. 

Mais bien que je pensais que je n'ai jamais rencontré d'autres problèmes relationnel avec d'autres filles, j'ai fini par me rendre compte que je me trompais royalement
En fait, j'ai aussi été momentanément harcelée par une autre fille. Fille qui était également une grande amie au commencement du collège et qui avait finit par se laisser pourrir par sa jalousie et son avidité. Cette fille en elle-même ne pouvait rien contre moi, d'autant plus que je n'étais pas seule et qu'une solide amitié me liait à ma meilleure amie. Mais sa grande soeur, également inscrite au collège, profitait souvent du fait que je me trouvais momentanément seule (je me souviens plus particulièrement d'un épisode où ma meilleure amie était malade et donc absente) pour venir m'intimider. 

Je l'ignorais et je n'ai pas cédé à la panique. Et je ne cherchais pas à punir la fille dans les moments où elle était vulnérable. 

C'est marrant que je me souvienne de cette anecdote maintenant. Parce que cette fille, au départ, je pensais que c'était moi qui l'avais harcelée. En réalité, ma classe ne l'appréciait pas parce qu'ils avaient eu vent de nos différents entre elle, ma meilleure amie et moi. Bien que je m'en suis très peu plainte, elle avait monté sa grande-soeur et son grand-frère contre moi. Elle était même allée jusqu'à me voler mon carnet de correspondance un jour. J'ai surement oublié d'autres anecdotes, mais elle aussi avait eu son compte, puisque ma classe n'était pas spécialement tendre avec elle. Je me souviens plus particulièrement d'un caïd de la classe, assis à côté de moi en français, qui avait fini par s'en prendre assez violemment à elle verbalement lorsqu'il lui arrivait de faire des remarques sur mon compte. Bien sûr, je ressens un peu de culpabilité quand je pense à ce que la classe lui a fait subir, j'avais l'impression qu'elle vivait la même chose que moi ou presque quand j'étais moi-même harcelée en primaire, à la différence que je n'avais jamais cherché à m'en prendre à qui que ce soit tandis qu'elle s'en faisait une joie dès lors que j'étais seule. "Frappe la ! Vas y !" qu'elle criait à sa soeur dans nos rares moments de confrontation directe.

Ca me rassure en quelque sorte de me souvenir de ces épisodes de ma vie, parce qu'après ça, au lycée, en me rendant compte du peu d'affinité que j'avais avec les autres filles, j'avais commencé à penser que j'étais peut-être jalouse. Tellement jalouse de ces filles, bien habillées, bien apprêtées, au discours rempli de futilités, que je ne pouvais pas me lier d'amitié avec elles sans que cela ne me soit toxique. Que je m'en dénigre moi-même. 

Je pense maintenant qu'il n'en était rien. Je pense que la raison qui a fait que je n'ai jamais pu apprécier ces filles était que j'avais ressenti que leurs critères d'amitié n'étaient pas les miens. Je ne veux pas de futilité, je la fuis. J'ai subis suffisamment d'échec dans mes relations amicales avec des filles pour ne pas vouloir me mettre à nouveau en danger. Quitte à paraître comme étant solitaire et pas franchement amicale. 


L'amitié m'importe beaucoup. J'ai cru que je ne lui accordait pas tant d'importance que ça, pendant mes années lycées, parce que je m'en passais volontiers pour ces raisons d'auto-préservation. Mais en vérité, c'est la chose qui m'importe le plus. C'est une chose qui, quand j'en fais l'expérience pure et sincère, est plus chère à mes yeux que mes propres liens familiaux. 

Ca en avait étonné plus d'un lorsque j'ai continué à entretenir ma relation avec ma meilleure amie malgré les milliers de kilomètres qui nous séparent et malgré les années qui passent. On en est à combien ? Six ans ? Six années d'amitié longue distance. Et pourtant, c'est toujours aussi fusionnel. 

Finalement, je pense que je n'ai entretenu dans ma vie que trois ou quatre amitiés sincères avec la gent féminine. Les autres fois se sont toutes mal terminées, par trahison ou par abandon. Parfois les deux simultanément. Je regrette de n'avoir connu que si peu de filles aussi pures et simples que celles qui auront fait partie de ma vie. Le blogging m'aura fait discuter avec des filles que je trouve géniales et qui auraient très bien pu en faire partie.  

J'ai été, cependant, proche de beaucoup de garçons. Ce qui est quelque peu risqué parce qu'on ne sait pas forcément où commence l'ambiguité de l'amitié fille/garçon. J'ai parfois réussi à maintenir l'amitié, même jusqu'à aujourd'hui. Et parfois, l'ambiguité l'a tuée dans l'oeuf. M'enfin, cela fera peut-être le sujet d'un autre article. 




mercredi 18 mars 2015

Je rêve d'être écrivain

C'est peut-être un projet trop ambitieux pour moi, parce que mes études ne me permettent pas de consacrer le temps nécessaire à l'écriture. Mais pourtant, je n'ai jamais cessé d'essayer. Je me suis souvent surprise en train d'imaginer le sentiment de plénitude que j'éprouverais si j'en venais un jour à terminer l'un de mes projets d'écriture, d'y mettre un point final, et de ne plus les voir s'allonger dans le temps.



Quand j'étais petite, je me souviens que mon père nous avait acheté à ma grande soeur et moi deux grands cahiers qui nous servaient de "cahiers de maison", dans la mesure où on les utilisait quotidiennement pour toutes nos activités d'écriture à la maison.

On apprenait à écrire correctement les lettres de l'alphabet dedans. On apprenait les tables de multiplication dedans. On apprenait à faire des phrases dedans.

Et vint le moment où on savait suffisamment écrire pour pouvoir s'essayer à écrire des "fables". Je crois que c'était la période où on lisait beaucoup les fables de la fontaine. Alors on écrivait des fables dans le même genre.
Et puis des petites histoires de princesses.

S'en suivait généralement d'un long débat entre ma soeur et moi pour décider de quelle histoire était la meilleure.


Par la suite, quand je suis arrivée au collège, j'avais envie d'écrire des histoires de plus en plus longues. J'avais commencé par beaucoup exploiter les rédactions de français pour pouvoir exprimer mon imagination, imagination qui prenait son inspiration des nombreux dessins animés et mangas que je suivais. Et puis, ensuite, j'avais eu envie de partager ça avec mes amies les plus proches : on écrivait chacune notre tour un chapitre d'une histoire où nous étions les héroïnes. Une espèce d'utopisation de nos propres vies, puisqu'on trouvait qu'elles manquaient de romance et d'aventure. Et puis on se projetait dans les années lycée, les années universitaires, etc.

Tout ça a contribué à mon idéalisation de ma vie de lycéenne et d'étudiante. Ce qui a pu probablement avoir son impact sur mon ressenti assez négatif d'une bonne partie de ces années là.


Plus tard, j'ai essayé d'écrire plus sérieusement. Mais mis à part une ou deux nouvelles, et quelques posts de blog poétiques dont je n'ai pas gardé de traces, il n'y a pas grand chose qui m'ait grandement satisfaite de mon expérience avec l'écriture.

Je me suis récemment dit qu'il fallait que je me crée une affinité, une espèce d'intimité, avec mes propres personnages. Que je les nourrisse de mon essence, comme la mère nourrit son enfant par le biais du cordon.

Mais le temps me manque. C'est beaucoup de mise en condition, c'est beaucoup de travail.

Je réfléchis à l'éventualité de consacrer mon été à autre chose qu'à des stages et des jobs d'été. Parce que j'ai l'impression que c'est ce qui m'a fait laisser le temps filer.

xoxo



jeudi 12 mars 2015

Aujourd'hui, rendez-vous chez le coiffeur.






































J'pense que c'est le soleil qui m'a subitement donné envie de changer de tête ! Rien de mieux au retour du printemps qu'un petit tour chez le coiffeur pour s'alléger du poids de l'hiver (où généralement je laisse mes cheveux faire leur vie...).

Il était temps, je ne sortais plus que les cheveux attachés !

En ce qui concerne la coupe, il s'agit :

  • D'un carré long (-10cm de cheveux environ) légèrement dégradé pour donner davantage de volume à mes cheveux fins
  • D'une frange retravaillée car elle était devenue trop longue et trop sauvage à mon goût 
  • D'un reste de tie and dye dans le quart inférieur 
(Voir par ici pour la petite photo instagram !).

xoxo




mardi 3 mars 2015

Aujourd'hui... Journée de merde.


  • Se lever plus tard que prévu...
Parce que ma soeur était paniquée hier du fait de reflux gastriques. Et que j'ai eu du mal à me rendormir. 
  • Prévoir d'avancer dans ses cours quand tout d'un coup on se souvient qu'on a babysitting dans quelques heures.
Je ne peux plus me permettre de lâcher mon agenda, sans quoi je ne sais plus rien. J'adore faire du babysitting, je me suis habituée à voir ces deux petits bout de chou, et mine de rien à la longue ça me fait pas mal d'économies. Il n'empêche que par moments, ces séances de babysitting tombent pas au bon moment. 

Sorry pour la qualité, bientôt en haute définition sur vos écrans

  • Devoir déplacer un RDV sans succès.
Un RDV chez le dentiste que j'ai mis des plombes à caser dans mon emploi du temps et que j'ai dû déplacer parce que mes demi-journées de stage tombent un peu n'importe quand. Manque de bol, il a fallu que la secrétaire ne réponde pas à 10h. Encore moins à 11h. J'ai dû essayer un autre numéro qui ne semblait pas non plus fonctionner. 
Finalement j'ai chargé ma mère de s'en occuper parce qu'il était presque l'heure que j'aille en babysitting.
  • Attendre le facteur... qui arrive les mains vides.


J'ai demandé à changer d'opérateur téléphonique, et donc j'ai commandé une nouvelle sim avec la portabilité pour garder le même numéro. J'ai fait cette commande un jeudi, la sim était donc censée arrivée en début de semaine qui suit, et le mardi après-midi la portabilité était censée se faire. 

Ça c'était la théorie. En pratique, rien ne s'est passé comme ça aurait dû. 

Du coup la portabilité s'est faite le mardi comme prévu sans que j'ai reçu la nouvelle sim. Les jours passaient, je n'avais plus de téléphone en somme, c'est grave stressant parce que mes chefs de stages et la maman des petites que je garde me contactent généralement par sms ou téléphone pour définir nos dates. 

J'ai téléphoné deux fois au service client. La première fois ils m'ont dit que je l'aurai au plus tard le lundi d'après, ce qui ne s'est pas vérifié puisque lundi c'était hier. 
La deuxième fois ils m'ont dit qu'ils me renvoyaient une sim dans les plus brefs délais, que ça mettrait 4 à 7 jours (comme la première fois) mais que je pouvais si je le voulais aller chercher ma sim directement à la boutique de l'opérateur en ville. 

Aujourd'hui, mardi, je suis scotchée à ma fenêtre pour guetter le facteur... qui arrive sans rien. Ok. Je passerai à la boutique ce soir. 
  • Station non desservie.... ça commence à bouillir. 
Hier soir à la fin de mes cours, une pluie torrentielle s'est abattue en ville. Génial. J'étais venue en vélo à la fac, et je me suis dit que j'allais pas me le trimballer sous la pluie, donc je l'ai laissé là bas. 

Autant dire que ça m'a fait chier de ne pas l'avoir sous la main pour aller en babysitting parce que le fait de guetter le facteur m'a fait prendre un peu de retard. 

Je sors en courant pour ne pas manquer le tram. Je l'ai, chouette. Je m'installe. Approchant de mon arrêt, le chauffeur fait une annonce inintelligible (il avait mis le son des hauts-parleurs au minimum). Et puis je me rends compte que ce qu'il voulait dire c'était que la prochaine station (la mienne) n'allait pas être desservie... 

Je descends donc l'arrêt d'après et me console en me disant que je ne serait pas en retard mais pile à l'heure en marchant un peu plus vite. 
  • Un petit creux... 
Suite à deux heures de babysitting qui se sont globalement bien déroulées puisque j'ai fait regarder à la petite (sa soeur était à l'école) un film (Tinker Bell, la fée Clochette, en anglais puisqu'elles sont bilingues les fillettes), je me rends compte que n'ayant fait que picorer à midi, j'avais quand même bien la dalle. 

Je prends le billet que me tend la maman et que je me mets en quête d'un panini ou truc léger et bon. 

Ce que je trouve facilement. Je repars donc avec mon achat direction le tram. Quand soudain, je ne reconnais plus rien. PLUS RIEN. Merde. Où est-ce que je suis. J'aperçois un arrêt de bus, je me dit que je sais qu'il passe à l'arrêt de tram, je prends le bus. 

Eh merde. Je me suis trompée de sens. Je redescends, je marche en sens inverse l'air de rien. Putain, la loose. J'attends quelques minutes le BON bus qui m'amène finalement à l'arrêt de tram. 

J'ai perdu trop de temps, j'ai cours dans pas longtemps, je me bouge. Pour être sûre, je n'attends pas le tram, je n'ai pas beaucoup à marcher pour rejoindre l'arrêt d'après et la fac où se tiennent mes cours de cette après-midi. 
  • Deux heures de charabia. 
Première surprise, j'ouvre l'ordinateur et... Merde, j'avais pas fermé le film de la Fée Clochette qui occupait par ailleurs tout l'écran... Je ne me retourne pas, je ferme tout rapidement en espérant que ceux qui étaient derrière n'aient rien vu. 



J'avais loupé le cours de la semaine précédente puisque un stage s'était logé au même horaire. Je ne pensais pas que j'allais avoir tant de mal à suivre, alors que d'habitude c'était plutôt simple. 

Un gentil camarade me passe les cours manqués et ma note du contrôle continu : 9,75... 



Au bout du compte, j'aurais pas suivi le cours, mais le prof nous relâche plus tôt. 
  • La boutique... ou la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Je prends mes cliques et mes claques et je prends le premier tram allant vers le centre ville. Je ne trouve pas la boutique tout de suite, le temps de revenir sur mes pas et de m'apercevoir que je l'avais manquée au premier passage. J'entre, je prends un numéro, je m'assois. 

Des gens entrent, s'accaparent un conseiller et resortent sans avoir attendu. J'entends la dame et le monsieur près de moi s'en plaindre. Je prends sur moi. 

Enfin mon tour au bout d'une demi-heure. Je demande donc si je peux retirer ma sim puisque je commence à trouver ça long, une semaine sans téléphone. Il vérifie sur son ordinateur et me dit que je la recevrait par courrier demain ou après-demain au plus tard puisqu'ils l'auraient apparemment renvoyée hier et que tout semblait en ordre pour que la réception se fasse correctement... 

« En plus ça a été renvoyé gratuitement » qu'il me dit pour gentiment me pousser vers la sortie. 
Je sors sans mot dire... J'ai envie de meurtre, j'ai perdu beaucoup de temps aujourd'hui. 

Je me suis plainte un peu partout. J'immortalise cette journée de merde sur mon blog. Bien à vous. 

xoxo