samedi 28 février 2015

Bilan blogging du mois de Février '15

Février est le deuxième mois de la résurrection du blog. Le mois dernier, j'avais fait un premier article bilan avec des items à valider au cours des semaines à venir. J'adore faire des listes et je dois dire que le fait de les publier sur le blog m'a aidée à entretenir ma motivation en ce qui concerne le maintient de ces engagements. 


Conclusion sur les projets du mois
  • Comme annoncé quelques articles plutôt, ce mois de février va voir naître chaque jour un article, selon les catégories déjà répertoriées dans l'onglet archives, voire même de nouvelles catégories. 
Le pari promettait d'être difficile à tenir, puisque ma rentrée du 2e semestre s'est également faite en février et que je voulais avancer dans d'autres projets en parallèle de celui-ci. Mais le bilan du mois est plutôt satisfaisant quand je m'en réfère aux données du blog : 

On voit bien les périodes où j'ai rien posté...
19 articles publiés sur les 28 prévus (68% du challenge)
700 pages vues environ (13% des vues totales)
Une quinzaine de commentaires (35% des commentaires totaux)
Article le plus vu : #TT - J'étais harcelée à l'école 



Ce challenge avait pour vocation de remettre le blog sur les rails. Je pense qu'on peut dire que c'est réussi, je me prends de plus en plus d'affection pour mon blog, et donc ça booste ma motivation à poster quotidiennement. 

Par ailleurs on a bien vu la naissance de nouvelles catégories d'articles, dont leur nombre est passé de 6 à 10 catégories différentes, les dernières étant :
Bookworming (revues de lectures), 
La chronique du mercredi (qui commencent par "je suis..." *écrivain/babysitter/blogueuse...*),
Gribouillis (petits dessins/sketchs/storyBD sans prétentions) 
- et les Réflexions du dimanche soir (blablas pseudophilosophiques pré-dodo pour clore la semaine).
  • J'ai parlé récemment de mon envie d'apprendre la musique à mes proches. Alors peut-être que je ferai bientôt l'acquisition de mon tout premier instrument... 
Eh ouiiiiiiii c'est gagné ! Puisque jeudi 6 février 2015, je rentrais chez moi, exténuée de ma journée et portant sur le dos... ma toute première guitare folk...

J'apprends en autodidacte avec cependant l'aide de certains amis musiciens concernant des questions spécifiques. Je n'ai jamais fait de musique/solfège de ma vie (mis à part au collège où on jouait de la flûte mais on va dire que ça ne compte pas vraiment puisqu'à part quelques airs connus, je ne savais strictement rien faire). 
C'est difficile, douloureux (pauvres doigts...) mais excitant, moi qui ait toujours un peu envié les musiciens et qui n'osais cependant pas sauter le pas... 
  • Je me suis inscrite sur un forum d'écriture dans le but de prendre mes marques dans ce milieu et d'évoluer à l'aide de personnes évoluant dans les mêmes tons. J'en parlerai davantage dans un article le moment venu.
Eh ben faut pas s'étonner que tout ne soit pas tout rose (enfin coché en vert  en l'occurence...). Je n'ai pas eu le temps de bien prendre mes marques sur le forum en question. Je n'y ai même plus écrit depuis quelques temps. J'étais bien trop occupée entre les cours, les stages, le blog, l'écriture fictionnelle, le babysitting, les sorties... (genre j'ai une vie trop overbookée).

Je pense du coup que mon avancement sur le forum se fera plus lentement que prévu, mais je tiens quand même à essayer de voir ce que ça peut m'apporter. 

Mes activités en vrac

Je regarderai le film pour la 100e fois une fois le bouquin finiii ♡
  • Ma lecture avance bien, je lis actuellement le livre sur lequel est basé l'un de mes films préférés de tous les temps : Geisha de Arthur Golden. (Mais bon, avec 3 livres lu sur les 50 du challenge de 2015 on est quand même loin du compte, surtout si je choisis des livres de 600 pages...).
  • L'écriture de ma fiction Online stagne un peu. J'ai eu des doutes sur mes personnages, je compte les revoir prochainement. Donc le premier épisode sortira dans plus longtemps que prévu... 
  • Niveau séries, je suis sur The Walking Dead, How to get away with murder, American Horror Story, Orphan Black (ce qui est un peu trop pour une personne overbookée comme moi, mais je vous rassure, je regarde au mieux un épisode par jour seulement). 
  • Niveau films, le dernier vu est Night Call, assez perturbant mais vraiment vraiment chouette.
  • J'écoute Hozier.
Pour le mois de mars, je veux...
  • Être plus studieuse et avancer dans mes cours (eh oui, j'ai un peu laissé tout ça de côté...).
  • Continuer de poster 1 article tous les deux jours environ. 
  • Reprendre mes activités sur le forum.
  • Savoir jouer au moins une chanson en entier à la guitare. 
  • Terminer le premier chapitre du premier épisode d'Online et le publier.
  • Ne pas avoir l'impression de perdre du temps !
xoxo



jeudi 26 février 2015

Lycéenne mal dans sa peau, mal dans sa tête (première partie)



« Tu verras, franchement, la seconde c'est magique, tout change, les années lycée seront sans doute les meilleures de ta vie. »

Suite à l'affirmation sincère de cet ami, j'ai entretenu l'espoir que le fait d'être lycéenne allait m'apporter beaucoup de choses. Que j'allais vivre tous les types d'expériences sur lesquelles on fantasme en regardant les séries américaines. Peut-être que si cet ami ne m'avait pas affirmé ça, j'aurais mieux vécu mes années lycée en n'étant pas dans l'attente de vivre des choses excitantes. Peut-être que j'aurais davantage pris le temps de prendre mes marques. 

La fin du collège

Mon année de troisième avait été riche en événements. Elle avait été totalement déboussolante. J'ai toujours été une fille sans problèmes à l'école, mais je dois avouer que mon année de troisième allait sans doute ouvrir la voie vers certains égarements. Après un certain temps d'incubation. 

Sans trop entrer dans les détails (puisque ce pourrait être des sujets de Throwback Thursday ultérieurs), en troisième  je vivais ma première vraie période de transition. On sentait que les professeurs voulaient commencer à nous préparer à l'enseignement secondaire. Ca aussi, ça entretenait tous mes espoirs pour la suite : le lycée promettait d'être génial. 

En troisième, je vivais mes premières expériences avec mes amies de longue date. Nos premières sorties vraiment significatives, nos premiers projets (danse, théâtre, écriture...). 

En troisième, je vivais ma première relation avec un garçon (qui fut désastreuse, aussi bien pour mon mental que pour mes amis et ma famille, aussi courte fut cette relation, elle avait failli tout détruire sur son passage). 

En troisième je vivais ma première rupture et ma première dépression.

En troisième je vivais ma première (et unique à ce jour) dispute astronomique avec ma meilleure amie. 

En troisième je vivais ma première expérience de la mort : le suicide de ma plus vieille amie, et la longue période de dépression qui s'en suivit. 

En troisième je faisais mes débuts sur le net. 

En troisième j'enchaînais mon premier examen, mon premier bal de fin d'année (bal de promotion), ma séparation douloureuse avec ma meilleure amie qui s'envolait au delà de la méditerranée. 



Et puis l'été était arrivé. Tout était fini. Je n'avais plus de nouvelles de personne, surtout pas de ma meilleure amie qui n'avait pas internet avant la rentrée. Je me sentais terriblement seule, j'essayais de trouver du réconfort sur internet ; mon père avait consenti à installer un ordinateur dans ma chambre. J'ai fait certaines e-rencontres significatives, qui m'ont permis de me sentir soutenue pendant ces deux mois d'incubation et d'intégration de toutes les choses dont j'avais pu faire l'expérience pendant cette année mouvementée. 

Et la rentrée se profilait à l'horizon. 

La rentrée dans le secondaire

Je ne pensais plus qu'à ça, tentant tant bien que mal d'occulter le reste. Je voulais vivre tout ce qu'on m'avait promis, j'avais beaucoup d'attentes, je voulais me lier d'amitié avec de nouvelles personnes, m'intégrer, adorer ma vie de lycéenne. 

J'avais beaucoup trop d'attentes, je crois, et j'ai de ce fait récolté beaucoup de déceptions. 

Nous étions que deux filles de mon collège à avoir choisi d'aller dans ce lycée là. J'avais eu de la chance, j'avais pu être dans la même classe que cette fille qui se trouvait être l'une de mon groupe d'amies de collège. On s'était un peu rapprochées à la fin du collège parce qu'on savait qu'on allait pouvoir être ensemble ensuite. 

Mais on avait vite fini par prendre deux chemins différents. Elle avait vite fini par m'abandonner. 

Je ne sais pas ce qui l'attirait tant que ça vers les autres filles de la classe, filles que je trouvais superficielles et pas franchement amicales, ayant le jugement facile et des standards hauts, hautains. Mais bon, elle avait fini par complètement se lasser de ma compagnie pour aller parler sacs et chaussures avec ces filles. 

Moi, tu vois, je venais pas des beaux quartiers et je pouvais pas me permettre d'être à leur hauteur. Elles étaient pas du tout mon type. Alors, ayant quand même fait l'effort d'essayer, j'ai fini par me raisonner à ne pas faire comme mon (ex) amie, à ne pas tomber plus bas que terre pour ramasser leur amitié pas si valorisante que ça. Et me voilà seule, alors que quelques semaines me séparaient de la rentrée, alors que des groupes se formaient dans la classe. 

J'étais seule. 

L'impact de cette solitude sur mon mental

Je me considère depuis lors comme était quelqu'un d'assez solitaire. Je n'arrive pas à me lier d'amitié, surtout avec les filles (je pense qu'à l'heure actuelle je ne peux compter que deux amies filles dans mes proches). 

Le fait que mes interactions sociales étaient assez réduites au lycée faisait que je m'étais rabattue sur le développement de ma propre personnalité. Mon jardin secret. Comprendre par là, mon blog. J'écrivais beaucoup, j'échangeais beaucoup, j'avais des projets d'écriture en tête, je voulais trouver mon compte ailleurs. 

J'ai fait des e-rencontres, comme je le disais, avec tous ceux et celles qui se sont aventurés sur mes pages de blog de l'époque. Je pense surtout à un garçon en particulier qui a été pour ainsi dire une sorte de mentor pour moi, que je n'ai jamais rencontré en vrai mais avec qui je discutais quotidiennement et qui m'avait permis de m'épanouir dans la musique, le cinéma, me proposant toujours d'écouter tel groupe ou de regarder tel film. 

Ca me fait chaud au coeur d'y repenser, il a été d'une grande aide pour supporter le fait de me rendre compte que j'étais pas une fille sociable, mais même plutôt marginale. 



Je me trouvais trop tranchée (je continue à le penser par moments), retranchée dans ma capsule de protection pour éviter de faire des rencontres inutiles et les regretter. Je me trouvais presque même méchante. Le genre de nana qui entre dans la salle de classe balayant celle-ci d'un regard blasé, voir dégoûté. Genre putain, mais qu'est-ce que je fous là, quoi. 

Qu'est-ce que je foutais là. 

Un profond gouffre se creusait dans ma poitrine. Lié à la solitude, à mes expériences de perte, à ma désillusion. 

J'étais mal dans ma tête. Je me cherchais, je me remettais en question, tous mes choix, tout mon chemin. 

J'ai accumulé de la rancoeur envers moi-même et envers les autres. J'en voulais à tout le monde. 

J'étais terriblement mal.




>> A suivre... par ici.


mardi 24 février 2015

Sites de rencontres et cercles vicieux



Comme beaucoup, avant de migrer sur blogger, j'avais un compte Skyrock avec son assortiment de blogs et de profils, et il m'arrivait de faire un tour sur le tchat de Skyrock, tchat qui, aujourd'hui, n'est plus considéré que comme un moyen de tenter "chopper virtuellement" des dizaines de petits pseudos roses qui ne demandent rien à personne en allant directement spammer leur chat privé (en allant en "pv" comme on dit là bas).


Ca fait longtemps que j'ai supprimé mon blog Skyrock, mais j'ai gardé un compte ouvert pour les quelques fois où, n'ayant rien d'autre à faire (on ment tous quand on dit ça.......), je me sentais d'aller visiter certains salons du chat où j'avais l'habitude de discuter avec des gens plutôt sympas. 

Et puis bon, apparemment, il ne suffit que de ça, un pseudo rose, pour t'attirer toutes les b***s tous les gros pervers du chat. Soit. Mais bon, tout à l'heure ça m'a paru plus choquant qu'habituellement et j'ai pris l'initiative de faire ce que je ne fais jamais : répondre aux pv. Et puis là, comme par magie, ils ne faisaient plus vraiment les malins.





(genre j'fais une expérience sociale tavu)

Ca m'a fait un peu penser à une vidéo de harcèlement de rue où la nana allait à la rencontre des mecs qui la sifflaient et tout, et puis qui se rendaient compte de la grossièreté de leurs actes. 
Je sais pas si ça signifie qu'ils ne recommenceront plus, ou en moins grande proportion, mais je dois dire que ça laisse un drôle de sentiment lié au questionnement qui en découle : c'est possible d'éradiquer cette manie de leur comportement ? (J'ai pas tout screené, c'était juste pour montrer leur technique d'approche si on peut appeler ça une "technique"...).

Bon, c'est Skyrock, passons. Etant plutôt férue de réseaux sociaux et ayant été célibataire (en très grande proportion dans ma vie), j'ai testé d'autres plateformes pour faire connaissance (lol) et notamment le très célèbre site d'Adopteunmec. Le but n'étant pas d'étaler mes déboires avec la plateforme, j'en viendrai directement au fait : les sites de rencontre, c'est assez surfait

Tout à l'heure par exemple (toujours dans mon délire d'expérience sociale hah) j'ai googlé :

J'ai d'abord été surprise de voir autant de sites dédiés à la drague sur les sites/applis dont le but est de faire des rencontres, etc, le genre de sites en gros qui ont une url en "la-e-seduction.com" "lacyberdrague.com" et j'en passe (ceux là je les ai inventés, mais c'est possible qu'ils existent...). Et, par la suite, je suis tombée sur des forums ou des blogs où un mec (qui se présente un peu comme un spécialiste, j'ai donné rdv à 200 nanas et ait conclu avec la moitié en l'espace de seulement 2 ans WTF) donne des conseils et astuces tirés de sa superbe expérience florissante avec la gent féminine sur le net. 

Wow. 

Donc en gros, maintenant, le deal majeur c'est de trouver la bonne "phrase d'accroche", la bonne "photo de profil", en somme, la bonne "technique". 
Mine de rien, on peut même pas réellement leur en vouloir puisque tout est assez conditionné maintenant. Je veux dire, beaucoup de mecs (dans mon cercle d'amis notamment) considèrent que les nanas sur les sites de rencontre se prennent généralement pour des petites princesses pourries gâtées qui ont tous les droits et tous les choix alors que toi (aka le mec) tu dois te démerder et faire des pieds et des mains pour pas qu'elle te next au bout de deux messages. Du coup, ces mecs adoptent ce genre de technique qu'ils jugent proportionnelle à ce qu'ils subissent. De l'autre côté, les nanas en ont tellement marre de voir que les mecs essaient de cacher leur réelles intentions (càd la baize 2.0) derrière des pseudo-conversations qu'elles jugent pas forcément intéressantes, qu'elles se contentent d'un bref échange non significatif avant de décréter que nan, finalement c'est pas mon genre.
Clichés inside. 

Un vrai cercle vicieux comme on en rencontre souvent en ce moment. 

Les mecs "sympas" voient leur taux de frustration augmenter en s'apercevant que les mecs "connards" ont la bonne "technique" tandis que les nanas tombent sur des mecs "connards" et les étiquettent en conséquence tous comme étant logés à la même enseigne. 

Pfiou, on s'en sort plus. 

Dernièrement, avec l'un de mes amis, j'ai installé Tinder afin de le laisser avoir un aperçu de ce qu'il se passe côté fille. 

« Putain mais il est sérieux lui avec son "Salut ça va ?" ?? Moi j'fais des efforts et tout et c'est même pas sûr qu'elle réponde, et lui il te fait un "Salut ça va ?" ?
– Ben y a quasiment 70% des conversations qui commencent comme ça...
– Là regarde, encore un autre. Tellement nul... Comment j'passe inaperçu, moi, là dedans. 
– Fais voir les tiennes de conversation ? 
– Tu parles, elles se contentent de répondre, elles font même pas d'effort pour entretenir la conversation. J'ai trop l'impression de les saouler. Et à côté de ça t'as les mecs en mode "Salu sa va? Tu fé koi dan la vi?" »


Ce à quoi il a répondu « qu'est-ce qui te fait dire que j'ai un manque à combler ? » Ben généralement, quand on dit "sans prise de tête" ça veut dire "sans sentiments" ce qui veut dire "CUL". 
Mais bon, scuze hein.


Screen de la fin de conversation du pote en question avec une nana. Ce "ben quoi" épique qui illustre bien le fait qu'on se rend pas forcément compte qu'on n'alimente pas la conversation et qu'on laisse l'autre patauger dans sa propre merde.




Cassé. Mais il est parti se racheter une dignité avant de changer complètement d'angle d'attaque.
Ah que ton prénom il vient d'où ? :D


Bon, je me suis fait plaisir en étant très cynique et très sarcastique, mais là n'est pas le problème. Le problème que j'ai constaté, pour conclure toute cette déblatération, c'est que tout ça manque clairement de sincérité, le "être soi-même" que tout le monde glorifiait fut un temps (et continue parfois de revendiquer même quand on est pris la main dans le sac...), de vrais échanges, en clair, ce qui tue un peu le concept même de ce genre de sites/applications qui devraient permettre les rencontres et les affinités. 

Après, certains diront que sous le masque de l'internet, les gens auront plus tendance à montrer leur vraie nature. C'est vrai et c'est faux, puisque le conditionnement fait qu'on doit s'adapter pour pouvoir être un minimum satisfait de l'expérience. S'adapter à des règles que je trouve plutôt débiles : être original, avoir de la conversation, être intéressant, ne pas se montrer lourd, être léger, faire mine d'être détaché (elles adooooorent ça), et j'en passe, débiles parce que si la conversation se fait au forcing, elle n'a plus vraiment de sens, et si l'échange n'est pas réciproque/proportionnel, c'est simplement que l'autre est pas franchement intéressant en plus de pas être franchement intéressé. M'enfin on re-rentre dans le cercle vicieux de tout à l'heure où tout le monde fini par être blaser et jeter son téléphone dans les toilettes.

Moi je dirais plutôt que plus les sites d'échange sont spécifiques, c'est-à-dire qu'ils ont un but clairement défini : trouver l'âme-soeur, faire des rencontres et plus si affinité etc, et plus le naturel se perd, on est plus du tout dans la même optique que si on se connectait sur un salon IRC où personne n'a de photo, personne n'a d'âge, de région, parfois même de sexe, et tout le monde parle en étant complètement déconditionné jusqu'à se trouver des points communs avec des gens qu'on trouve cools et qui nous correspondent. 
On devrait faire un remake de The Voice version site de rencontre, tiens.

Bien sûr, ce n'est pas une critique générale puisqu'on trouvera toujours des gens qui recherchent rien en particulier mis à part de chouettes conversations menant, peut-être, à un échange IRL. Mais bon, les arrières-pensées ça fait que tout le monde a un but précis caché, ça fait que tout le monde se méfie, ça fait que la conversation est souvent morte-née, ça fait des chocapic.

C'est triste. 

Et puis les gens qui sont plus sérieux se perdent dans la masse et ressortent très souvent dégoûtés de leur expérience, ou alors en arrivent à être complètement désillusionnés sur la nature humaine. 

Bref, je dirai pas que c'est à bannir, c'est une expérience comme une autre, mais c'en est une dont il ne faut pas trop dépendre, je veux dire par là qu'il ne faut pas trop en demander, qu'il ne faut pas trop y mettre d'énergie, qu'il ne faut pas tout mécaniser, automatiser, pour augmenter le taux de rentabilité, parce que bon, ça n'a pas de sens et les probabilités de se casser la gueule sont d'autant plus augmentées. Faudrait plutôt oublier un peu qu'il s'agit d'un "site de rencontres" et discuter en premier lieu pour discuter, en considérant la personne en face un minimum. Et puis ensuite, advienne que pourra. 

Mine de rien cette conclusion est également valable pour le monde du blog que je trouve de plus en plus "professionnalisé" et "déshumanisé", avec tous ces articles qui voient le jour tous les jours sur comment avoir plus de visites, se faire connaitre et patati et patata. On est toutes un peu égocentriques mais quand même... 








EDIT : Juste parce que ça m'a fait trop marrer d'utiliser le Tinder d'un mec de mes amis.





lundi 23 février 2015

Acquittée, « Je l’ai tué pour ne pas mourir »

Sans doute Alexandra est-elle restée au début par amour. Il y a eu les promesses, également. Puis les coups, les insultes, les humiliations, les viols, les strangulations, la peur. C'est cette peur qui l'empêche de partir. Peur de se retrouver à la rue avec ses enfants, peur des représailles sur ses proches, peur des menaces de son mari : "Si tu fais ça, je te tuerai." Le soir du drame, Alexandra lui annonce qu'elle va partir. L'ultime tentative d'étranglement la terrifie au point qu'elle commet le geste fatal. En reconnaissant ici la légitime défense, la justice française a braqué les projecteurs sur les victimes de violences conjugales. Un témoignage adressé à nous tous, un appel à l'aide pour ces femmes en danger.
Alexandra Lange, mère de quatre enfants, a été la première femme acquittée du meurtre de son mari par la cour d'assises de Douai le 23 mars 2012.


J'ai terminé la lecture de ce livre hier soir. Et, à dire vrai, j'en ai fait des cauchemars toute la nuit, ayant eu la merveilleuse idée d'enchaîner la lecture avec le visionnage du film "L'emprise" (que j'ai réussi à retrouver, non sans peine, en streaming sur le net...). 

Bref, revenons sur le bouquin en question. Il a été écrit par Alexandra, celle qui a vécu tous les drames, toutes les horreurs. Alors, bien sûr, ça n'a pas une prétention littéraire. Le but, c'est de raconter son histoire. De partager son point de vue de femme battue, humiliée... Parce qu'au départ, elle n'était perçue autrement que comme une meurtrière. Dans le film, c'est d'ailleurs bien montré :

« On est là pour juger une accusée, la victime c'était son mari à ce que je sache, disait l'avocat général. »

Son mari a été pris à parti, et elle avait bien peur qu'il en soit de même dans le jury qui allait prononcer le verdict. Mais, au cours du procès, au cours de son avancement dans la narration de son histoire tragique, les gens ont commencé à comprendre. Ils ont commencé à voir qu'une emprise telle que celle de son mari sur elle, n'était pas quelque chose de simple. Ce n'était pas facile de se dire "Il me bat, je le quitte". Ce n'était pas facile de s'en sortir. 

On se rend compte de l'étendue du pouvoir de son mari. Il était omniprésent sur elle, il avait absolument tous les droits sur elles. Elle n'avait pas son mot à dire, elle perdait ses amis les uns après les autres, et même sa famille était tenue à l'écart d'elle. Il fallait faire des pieds et des mains pour rester en contact avec elle. Son monde s'écroulait, elle n'avait plus que son mari et sa violence quotidienne, violence à laquelle elle aurait presque fini par s'habituer... Une violence quotidienne. 

C'est l'histoire d'une manipulation, d'une prise de contrôle totale sur la vie d'une jeune fille un peu naïve, qui avait envie de vivre une grande histoire d'amour. 
C'est triste à dire, mais au final, elle n'aura rien connu d'autre que la terreur dans l'histoire, ses souvenirs heureux ont été pratiquement effacés de sa mémoire, les uns après les autres. 

C'est un témoignage poignant, illustrant le fait que non, ces femmes là n'ont pas d'échappatoire et sont bien trop souvent pas prises au sérieux par les autorités compétentes. Elles perdent tout espoir d'être protégées, perdent tout contact avec l'extérieur, la réalité, elles sont réduite à une existence niée, dénigrée, invisible, bafouée. Elles ne respirent plus vraiment dans la peur que la fureur de leur mari s'abatte sur elles pour un oui ou pour un non. 

Et puis il y a leurs enfants. Ces petits trésors innocents qui subissent, eux aussi, qui voient la terreur dans les yeux de leur mère, qui en font eux-même l'expérience malgré leur jeune âge... C'est un coup en plus porté au visage d'Alexandra. Porté à son coeur, à sa dignité, à sa personne. 

Et puis un jour, un jour des plus noirs, un jour qu'elle a bien cru pouvoir être son dernier... elle s'est accrochée au premier objet à sa portée alors qu'elle était littéralement étranglée par celui qui partageait sa vie. Et il s'est écroulé. Et elle s'est écroulée.

C'est un livre qui se lit très facilement et qui ne fait pas plus de 300 pages. On entre le terrible univers qui fut le sien pendant de si nombreuses années. On en est dégoûté, on l'observe tenter tout ce qu'elle peut et perdre espoir. On l'observe se débattre jusqu'à son dernier souffle au cours de son procès. 

Mais son histoire n'est pas terminée. Elle doit maintenant se reconstruire et reconstruire sa famille. On sent que l'espoir revient en constatant que son calvaire était maintenant derrière elle. On sent qu'elle va tout faire pour avoir un avenir meilleur et offrir tout ce qu'elle pourra à ses enfants. 

★★★☆☆

mardi 17 février 2015

"Online", la fiction dans laquelle je me plonge.



Vu que j'avance dans la rédaction de ma fiction façon histoire dont vous êtes le héros et que je n'ai toujours pas parlé à proprement dit de l'histoire en question, voilà un aperçu de la fiction. 

Pour commencer, on incarne une certaine Sara, nana assez proche de tout ce qui est réseaux sociaux actuels et à qui il arrive des choses liées à l'internet (bon, ça, on l'aurait deviné rien qu'à partir du nom de la fiction "Online"). 

Sara est un personnage assez banal en vérité. Je veux dire par là qu'elle n'est pas extraordinaire, qu'elle a ses défauts, son histoire pas forcément très heureuse (plus j'avance dans la rédaction et plus je me dis que la fiction sera dramatique avant tout) et des amies toutes aussi banales, ayant toutes un profil un peu particulier que je tends à faire évoluer au cours de l'histoire. 

Le fait que ce soit une histoire dont vous êtes le héros implique qu'à chaque fin de partie de chapitre se présente à vous des choix qui vont moduler les événements à suivre. Choix qui paraissent assez anodins, du type faire une action ou ne pas la faire, mais qui fait que le chapitre dans son ensemble ne sera pas le même en fonction de ce qu'on a choisi de faire ou de dire à certains moments de l'histoire. Bien sûr, par moments, les choix se recoupent, c'est-à-dire que la même scène pourrait être rencontrée deux fois sur deux choix différents, mais ça reste limité à une ou deux scènes de la sorte par chapitre. Des scènes plutôt importantes, donc.

Ce ne sont pas des changements hyper importants qu'on constatera d'un choix à l'autre, je veux dire que Sara ne va pas finir SDF ou Docteur en lettres modernes en fonction de ça. Mais les événements auxquels elle devra faire face s'adapteront aux choix effectués, développeront davantage un aspect de sa vie qu'un autre par exemple, feront qu'elle sera plus ou moins proche avec certaines personnes, etc. Ca parait assez psychologique comme ça, mais ça n'a pas cette prétention, je ne peux pas tout contrôler de A à Z puisque j'ai quand même envie de laisser place au hasard, prendre l'inspiration comme elle vient pour la suite des événements. 

Concrètement, le premier épisode est un épisode de mise en place du décor. Puisqu'on est Sara quasi en real time, il faut qu'on apprenne à la connaitre, que les différents choix permettent d'en savoir tout autant sur elle et ceux qu'elle côtoie, qu'on s'imprègne un peu du contexte, etc, avant de vraiment commencer à placer les péripéties. 

Le deuxième épisode sera plus avancé, et j'ai peut-être dans l'idée de permettre un choix de personnage. Si ce n'est pas fait là, ce sera fait ultérieurement. 

La suite est encore incertaine, et je change souvent d'idée en cours de route.

Alors sans attendre, quelques petits extraits du premier chapitre (avec quelques indices d'un type de péripétie envisageable) : 

Fini de se balancer sur la chaise de bureau, je roulai vers l’ordinateur et caressai le trackpad de celui-ci pour le faire sortir de sa veille. Un rapide coup d’oeil par dessus l’ordinateur et à travers la baie vitrée me fit voir qu’il commençait à neiger : de gros flocons étincelaient à la lueur des lampadaires et rendaient les trottoirs et la surface lisse des voitures garées ici et là scintillants comme recouverts de diamants. Je souris. C’était une douce et calme soirée de février dans le quartier avoisinant. 

Nous avons beau nous connaitre que par le biais d’un pseudonyme et de nombreux échanges numériques, nous sommes, à mes yeux, déjà plus que de simples amis. Parce que derrière ces pseudos et avatars, nous sommes des personnes sincères et partageant quelque chose gratuitement, sans arrières pensées, et sans avoir nulle autre motivation que celle de s’entraider et de s’écouter mutuellement. 
C’est pour moi quelque chose de précieux.

— Je peux pas ! Ca me rend folle ! Je te jure que j’essaie de ne pas devenir parano à son sujet, mais y a pas une seule minute pendant laquelle je me sens rassurée. Il est tellement évasif, tellement silencieux… j’ai l’impression que nos rendez-vous ne valent pas plus que ses obligations de déplacement pour assister à des conférences je ne sais où… (...)
— Mais tu lui en as parlé de tout ça ? C’est pas à moi que tu devrais dire ça, tu sais… 
— Je le connais trop bien… si je commence à chercher la petite bête avec lui, il va me quitter… là ça ne tient qu’à un fil…  

— Alors, concrètement, tu penses quoi de sa proposition ? 
— Honnêtement… je sais pas… Au départ j’étais un peu vexée qu’elle me demande ça à moi, tu sais, l’espace d’un instant j’ai pensé qu’elle me considérais comme une spécialiste de ce genre d’affaires… 
— Non, elle t’apprécie, elle aurait demandé ça à n’importe qui d’autre qui soit aussi proche d’elle que toi.
— Oui je sais, c’est ce que j’ai pensé par la suite. Je pense pas qu’elle aime étaler ses problèmes de couple, et comme Alice et Loïc se connaissent, elle a d’abord pensé à moi. 

On avait dû passer des heures à discuter ainsi autour de chocolats chauds. Quand mon tour était venu de parler de moi, je n’avais pas trouvé grand chose à dire, mis à part que je n’étais pas très sociable, pas très intéressée par les cours de musique ou par les réunions familiales, ce qui me valait d’être le vilain petit canard de ma famille, mais que je ne le vivais pas trop mal puisque je me complaisais dans mes activités en solitaire. 
« C’est pas plus mal d’être un vilain petit canard, me lança Roxanne. Parce que la suite logique des choses, c’est que tu leur montre à tous qu'en réalité tu es un magnifique cygne.
— Je serais la première à avoir hâte de voir ça, lui répondis-je.

xoxo

lundi 16 février 2015

Les coulisses de ma vie d'étudiante inspirée.

Edit : Ceci a été relativement douloureux à l'écriture, surtout vers la fin, alors ne vous fiez pas à l'entrée en matière légère...

Dans la continuité de l'article précédent, j'ai décidé de parler ce soir de ce qu'il y a derrière tous ces projets que je mets en place les uns après les autres et de ce dont je parle peu sur mon blog en ce moment, c'est-à-dire ma vie d'étudiante (overbookée et sacrément bordélique...). 

La rentrée du semestre ne date que de deux semaines

Ce semestre, j'ai fait le choix de cumuler les formations. C'est à dire qu'en plus de mes cours normaux je suis quelques matières de deux masters (niveau M1) différents, ce qui augmente considérablement ma charge de travail (et pourtant les cours de master ne font que commencer). 

Mine de rien je m'en sors pas trop mal pour l'instant parce que ma fac a un système qui fait qu'il suffit de me rendre à l'amicale une fois par semaine pour avoir l'intégrale de la semaine passée tapée par des élèves pour les élèves.  Mais il n'empêche qu'aujourd'hui, ayant eu une longue journée (qui a commencé par un contrôle, soit dit en passant, et qui se termine sur mes courbatures de nana grippée comme tous les soirs depuis bientôt une semaine bientôt... je dis ça, je dis rien), j'ai pris conscience du fait que je commençais sérieusement à avoir peur pour ce semestre plutôt hardcore. 

Avoir peur de quoi ? De la quantité de cours à ingurgiter ? Non, pas spécialement. D'avoir trop de cours/stages/TD/TP qui se chevauchent ? C'est un risque, mais y a toujours moyen de trouver une solution. D'être saoulée ? Oui. Précisément. 

"Être saoulée", dans mon cas, ça veut dire...

Eh bien ça veut simplement dire que dans ces périodes de ma vie (qui n'ont pas été nombreuses mais qui pèsent lourd dans ma mémoire), j'ai lâchement décidé de me la jouer je-m'en-foutiste, en mode dark-version-de-Yolo, à tel point que lorsque je me remémore de mon attitude je suis à deux doigts de me foutre des claques. 

C'est un espèce de blocage psychologique que je fais sur tout. Il n'est pas lié, je pense, à ma formation en cours, puisqu'ayant déjà redoublé, je n'ai pas vécu l'année de la même manière la deuxième fois. Il est lié, je pense, à mon background personnel. Il est lié à toutes ces périodes de ma vie où je me suis, pour ainsi dire, perdue dans un espèce de trou noir tri-dimensionnel qui sonnait comme un point de non retour (et, à l'heure actuelle, je ne sais toujours pas comment j'ai fait pour me réveiller de ma léthargie...). 

Un espèce de burn out émotionnel, en gros. Exactement comme toutes ces fois où j'ai supprimé mon blog, exactement comme toutes ces fois où j'ai fait des "breaks" avec mon copain, je rêvais d'appuyer sur la touche delete du clavier pour pouvoir réécrire ma propre vie. 
Parce que je suis pas satisfaite de la façon avec laquelle j'ai fait mes premiers pas au lycée, en amour, à l'université, etc. J'ai fait tellement de choses irréfléchies que des fois... j'ai besoin de me déconnecter, de me mettre en veille l'espace d'un temps afin d'intégrer tout ça. 

C'est mon processus d'acceptation. 

Et en suite, le retour à la réalité se fait bruyamment

Le retour à la réalité, il est généralement accompagné de beaucoup d'écriture. Beaucoup beaucoup d'écriture. Je rouvre un blog, je m'achète un nouveau journal intime, et j'écris, j'écris, j'écris... j'écris comme je parle, je fais ma thérapie de réinsertion, je plante mes griffes dans la réalité du mieux que je le puisse en espérant que c'est un retour définitif sur la toile. 

Parce quand on regarde bien, mon premier journal intime aura duré environ 6 ans. Et le second... ben c'est simple, y a pas de second. Y a des journaux intimes dont les pages ont été arrachés. Y a deux ou trois carnets dont les pages sont encore vierges. Et puis ceux que j'ai finalement réservé à un tout autre usage que celui de journal intime. 

Oui, depuis la fin du premier journal intime, j'ai des gros soucis. Des remises en question terribles qui me demandent une réécriture perpétuelle pour me comprendre et finalement m'accepter. Là, tu vois, j'ai les larmes aux yeux tellement je sens tout ce poids dans ma poitrine. Je suis pas quelqu'un de léger. Je suis pas quelqu'un d'insouciant. A l'intérieur, c'est un ouragan qui fait voltiger en permanence devant mes yeux des bribes de vie que j'ai pas fini de mettre en pièce. 

Je suis le genre à ne jamais en finir quand il s'agit de parler de moi

Ou plus précisément de parler de ces choses que je ne comprends pas à mon sujet. Ces choses qui parfois même m'effraient. 

Et puis parfois, y a de grandes périodes d'accalmie... où le silence se fait dans ma tête. Où l'ouragan laisse place à un ciel bleu plein de promesses. Où je ne passe plus mon temps à regarder mes genoux et finis par lever les yeux. 

J'ai peur que ce ne soit que momentané. J'essaie de ne pas trop me poser de questions sur la durée et de simplement vivre comme j'avais l'habitude de le faire avant d'avoir cette espèce de longue crise d'adolescence qui m'a littéralement pourri la fin de mes années lycée et le début de mes années universitaires. 

Je me concentre sur un seul point et je laisse tout le reste s'endormir. Je me fraye un chemin vers la sortie. 

Des projets pour garder la tête hors de l'eau

Au final, le blog, l'histoire que j'écris (et dont je posterai sans doute un extrait), la guitare, la lecture, les forums, tout ça... c'est pour continuellement pouvoir me changer les idées, m'épanouir dans ce qui me plait, me découvrir des passions et les avoir près de moi comme gardes-fous. 

J'aime beaucoup toutes ces activités que j'ai à côté, et j'espère ne pas les laisser de côté. Parce qu'elles m'apportent beaucoup de satisfaction, d'excitation, de sensations vivantes qui me permettent de me sentir active, et non pas passive comme je l'étais pendant mes périodes de déconnection

Voilà toute la philosophie de ce blog et de mes projets. Ca n'a jamais eu d'ambition propre. C'est là parce que j'en ai, en quelque sorte, besoin. 

xoxo


dimanche 15 février 2015

Comment bien s'organiser ?



Par moments, les soucis d'organisation sont liés à des problèmes de motivation... Alors pour me booster, je me fais une petite liste d'impératifs à respecter à partir de cette semaine afin de ne pas trop me laisser aller dans la procrastination.

Se lever tous les matins et se coucher tous les soirs à heure fixe

Il paraîtrait que le corps se règle comme une pendule si on y met un peu du sien. D'ailleurs j'ai récemment vu sur le net que même les bébés pouvaient être habitués à avoir faim et à être fatigués à heures fixes. 
Donc voilà. Je vais essayer de me fixer des limites à ne pas dépasser. Je teste 23h-6h du matin à partir de ce soir (oui, il faut que je me lève à 6h pour être habillée, coiffée, maquillée, nourrie et transportée à la fac à 8h). 

Ritualiser les repas et le coucher et les optimiser

Ca c'est plus compliqué parce que je ne finis pas les cours toujours à la même heure le midi... Donc on va dire qu'il faudra que je m'ôte ma sale habitude de grignoter entre les repas et que je prenne l'habitude de faire quelque chose en même temps que de manger et juste avant de dormir, par exemple lire ou regarder un bout de série (un truc n'ayant pas trop de rapport avec les cours de préférence...).
Je peux aussi lire pendant les transports, au moins pour que cette heure passée dans le tram tous les jours me serve à quelque chose...

Tenir un agenda et tout y inscrire

Et bien sûr, toujours l'avoir sur soi. Il se trouve que je dois tenir compte de 3 emplois du temps différents pour mes cours, TP et TD, donc ça aide d'avoir tout en un. 

La condition physique est à entretenir

Je sais que ça fait des lustres que j'essaie de me remettre sérieusement au sport... Et ça ne marche pas beaucoup. Mais je pense que je ne peux plus vraiment me permettre de passer outre cette obligation, au vu de ma forme pitoyable. On est en hiver, je sais, ça va être dur, je sais. Mais quand faut y aller, faut y aller. 
Aussi, il faut que je m'habille mieux pour ne plus tomber malade. Parce que je suis complètement HS avec ma grippe. 

Prendre les bonnes habitudes pendant les heures consacrées au travail

C'est-à-dire : s'isoler, optimiser l'espace de son bureau, éloigner l'ordinateur et toute autre distraction, éviter le grignotage et faire une petite pause entre 2h de travail (pas plus de 10-15 min...). 

Prévoir des créneaux pour toutes les autres activités

Genre à raison de 2 ou 3h par jour. Je pourrai alors faire de la guitare, faire du sport, voir mes amis, écrire, regarder un film... n'importe quoi. De préférence, il faudrait que je choisisse des horaires pendant lesquels je suis le moins productive niveau cours : tôt le matin pour le sport, entre midi et deux pour les amis, ou bien le soir pour les sorties, les films ou les sessions guitare... 

Allez, FIGHTING, je peux le faire... *tousse* Hein ? Quoi ? Non je suis grippée, c'est une toux de grippe... d'ailleurs j'suis aussi toute courbaturée... toute malade... toute chose... Ma triste réalité. 

samedi 14 février 2015

Bilan blogging de la mi-février, à mi parcours du challenge mensuel

Tout d'abord, bonne St Valentin à tous ! J'espère que vous aurez tous passé un bon samedi, en couple, avec des amis, ou en famille (ou même en solo, j'adore passer du temps en solo). Nous voilà à mi-parcours du mois de février, mois où j'ai lancé le challenge Un article par jour en Février. J'ai eu, bien sûr, quelques petits écarts de conduite, mais globalement tout va pour le mieux. 

En effet, le blog en était à 25 articles, celui-ci étant son 26e, ce qui est non négligeable, surtout que le challenge promettait d'être difficile à maintenir (on ne trouve pas tous les jours quelque chose à dire et on n'a pas tous les jours le temps d'écrire...). 

Bon, alors, que s'est-il passé durant ces deux premières semaines de février ? 

  • En premier lieu, j'ai repris les cours, j'ai pas encore réellement commencé à travailler mais les stages sont prometteurs. 
  • Ca fait une semaine que j'ai fait l'acquisition de mon premier instrument de musique, ma guitare, et bien que ce soit fastidieux de travailler seule, j'avance relativement bien et c'est encourageant pour la suite !
  • J'avais fait l'expérience il y a longtemps de forum RPG, et j'ai redécouvert ça dernièrement, je ne sais pas si beaucoup de gens connaissent, mais j'adore ça ! 
  • Les deux semaines à venir s'annoncent assez intenses, que ce soit niveau cours et contrôles, mais aussi niveau administratif... ce qui me fait un peu peur. 
  • Mais il se trouve également que je n'aurai plus de séance de babysitting pendant un petit moment, donc peut-être que ça ira niveau organisation ! 
  • Je n'ai pas eu le temps d'aller voir 50 nuances de Grey au cinéma, en partie parce que j'étais malade cette semaine (garder des petites filles malades n'a pas aidé...) et donc je ne ferai pas la suite de ma critique dans l'immédiat (bon, beaucoup de blogueuses s'en sont déjà chargé... autant changer de disque hein !). 
Pour finir, en ce moment : 
  • J'écoute Angus et Julia Stone.
  • J'apprends Zombie des Cranberries à la guitare.
  • J'ai vu The Theory Of Everything et The Rewrite, ainsi que le dernier épisode sorti de The Walking Dead.
  • Je lis Acquittée de Alexandra Lange.
  • Je bois de la tisane Nuit Calme agrémentée de citron et miel (pour la gorge c'est top). 
Voilà voilà, bonne soirée à tous :). 

xoxo



vendredi 13 février 2015

What's new since then?

J'ai plus tellement parlé de ma vie côté coeur sur le blog. La dernière fois que je l'ai fait (cf. Love Story [01] que vous pouvez aller lire par ici) j'étais en plein "break" avec mon copain. Donc c'était pas hyper optimiste comme post. M'enfin bon. 

Aujourd'hui, à la veille de la fameuse St. Valentin (dont j'avais un peu parlé par ici), un petit point s'impose. 

Une relation d'environ deux ans

Si on ne compte pas les quelques breaks qu'il y a eu en chemin... Breaks qui, à chaque fois, étaient de ma propre initiative. Le pauvre... je sais pas comment il fait pour me supporter. Je pense qu'à l'image de ce que je disais concernant mes allées et venues sur blogger et ma fâcheuse tendance à tout exploser quand je me retrouvais en pleine crise existentielle, mon caractère un peu (beaucoup) lunatique ne l'a pas épargné lui non plus. 

Ca doit être le caractère le plus notable de ma personnalité. 

L'autre jour, on parlait de mon blog. Je suis toujours un peu cachotière avec lui, alors je ne lui avais pas dit tout de suite que j'avais décidé de reprendre mes activités de blog. Et puis pour plaisanter, il m'a dit "Ben la prochaine fois, t'as qu'à parler de moi si tu sais pas quoi dire !". 

Alors voilà, n'ayant pas de sujet particulier à traiter ce soir, on va parler un peu de lui.

Pourquoi des "breaks" ?

Y a pas eu de raison spécifique, en fait. D'ailleurs, si on se penche un peu là dessus, on se rend rapidement compte qu'ils n'étaient jamais liés au comportement de l'un ou de l'autre, mais plutôt à l'environnement. Le stress, les remises en question perpétuelles, les soucis, tout ça, qui font qu'on en arrive souvent à se prendre la tête plutôt qu'à s'entraider. 

Et comment ça se finissait tout ça ?

Généralement, au bout d'un temps, le stress retombait et l'affection qu'on a toujours eu l'un pour l'autre revenait au galop. Après, fallait que je me montre patiente et qu'il digère un peu ma fâcheuse tendance à tout faire de manière trop brutale pour lui... Et puis ensuite tout allait toujours beaucoup mieux qu'avant. 

Quand je regarde par exemple la relation de ma meilleure amie avec son copain (pleine de disputes du même type que les miennes avec mon copain à l'époque), le seul conseil que je puisse lui donner est de faire un break... parce que si tout les problèmes sont en réalités liés à autre chose qu'au couple en lui-même, à la fin de la période de break, les choses iront nettement mieux. Parce que l'amour sera de nouveau au premier plan. 

Même si, comme dans mon cas, le break dure une éternité (je l'ai vécu comme une rupture pour le dernier, avant de décider d'essayer à nouveau parce qu'il me manquait trop), reprendre contact et essayer de clarifier les choses, ça aide à voir si le couple a encore ses chances ou non. 

Et si oui, il faudra juste se montrer patient jusqu'à ce que tout reprenne place tout doucement. 

Demain, c'est la St Valentin

Et bien que je sois de nature plutôt romantique, je n'ai pas eu réellement envie de faire quelque chose ce jour là. 

On s'est déjà fait des cadeaux et des sorties, et dernièrement, on préfère juste profiter de la présence de l'autre en mode cocooning devant un film ou une série.

Voilà voilà. Tout va bien, et douceur et chaleur sont au rendez-vous. Qu'en est-il pour vous ? 

xoxo

jeudi 12 février 2015

J'étais harcelée à l'école (troisième partie)

Pour lire la première partie c'est par ici, et la deuxième partie c'est par .

Le retournement de situation

La période qui a suivi mon harcèlement quotidien est assez floue. Ce que je me souviens, c'est qu'un jour, mes autres ex-amies nous ont surprises, Samantha et moi, en train de jouer ensemble, alors que c'était formellement interdit par la blondinette. 

"Samantha ? Qu'est-ce que tu fais ?"

"Ben, ça se voit pas ?"

"Tu lui reparles ?"

"Oui, et je m'en fiche de ce que vous pensez."

"..."



On jouait à l'élastique, il me semble... Comme il fallait être trois au minimum, on avait empilé des échasses pour pouvoir remplacer la troisième personne nécessaire. En fait, moi, à ce moment là, j'étais complètement paniquée intérieurement. Je scrutais le visage du porte parole de mon ex-groupe d'ami pour essayer de voir sa réaction... Elles sont restées à nous regarder jouer un petit moment. Samantha faisait comme si de rien n'était et continuait de sautiller sur l'élastique. Moi j'étais complètement figée. 

Au bout d'une ou deux minutes, la conversation fut relancée. 

"T'as raison Samantha, on n'avait pas besoin de ne plus lui parler. La blondinette est méchante" puis, se tournant vers moi "On peut aussi jouer avec toi, Safia ? Tu nous pardonnes ?"

J'ai dit oui sans plus de cérémonie, j'étais heureuse, un peu euphorique, comme si j'avais pris une grosse bouffée d'oxygène d'un coup. 

La blondinette n'était pas très loin, j'imagine, et elle était arrivée comme une trombe en se rendant compte de ce qu'il était en train de se passer. 

"Qu'est-ce qu'il se passe ? Pourquoi vous jouez avec cette nulle ?"

"Tu ferais mieux de partir, on a décidé de reparler à Safia parce qu'elle est gentille, pas comme toi !"

Comme par magie, j'étais passée du stade de souffre douleur de la classe à celui de nouvelle bonne copine. 

"Y a pas d'amis, y a l'école, ta soeur, la maison et les devoirs"

Avec la fin de toute cette histoire, mes parents avaient fini par avoir vent de toute l'affaire. Le maître qu'on avait à cette époque était assez... comment dire. Out. Pas du tout sensible à ce qu'il se passait dans sa classe (on le raillait souvent sans qu'il s'en rende compte...), un peu dans sa bulle. Mais il avait remarqué, je crois, qu'il se passait quelque chose. Peut-être peu après l'épisode de la fausse accusation à mon encontre. En fait, peu après cette histoire, j'avais eu, je crois, une altercation avec la blondinette pendant la cours de récréation. Vous savez, elle voulait qu'on se batte, toussa... Altercation au cours de laquelle le maître était intervenu, suite à quoi il a fait son rapport aux parents. 

Mes parents ont très mal réagit. Ils m'ont interdit d'adresser la parole à ces personnes qui me malmenaient (je n'ai accusé personne, mis à part la blondinette qui m'avait tapée et dont les professeurs étaient témoins), de ne plus chercher à me faire d'amis (lol) et de me contenter de suivre le schéma simple : aller à l'école, rentrer à la maison, ne parler à personne sauf à ma grande soeur pendant la récréation et sur le chemin de l'école (grande soeur qui avait fini par prendre pitié de moi toute seule dans la cours et qui m'avait généreusement proposé de me joindre à elle et ses copines, ce que je fis un temps avant de lui demander de ne plus chercher à m'aider). 

Bref, à l'époque, mes parents étaient très remontés et surtout très strictes. Ils voulaient m'enseigner que je ne devais faire confiance qu'à moi-même, que les gens étaient souvent mal intentionnés, tout ça... 

Quand je raconte cette partie de mon histoire aux gens, ils font généralement les gros yeux, parce qu'en clair, mes parents m'interdisaient d'avoir des amis. Mais j'étais une enfant tellement space, tellement naïve, tellement... on peut pas reprocher à mes parents de n'avoir trouvé que ce moyen là pour me protéger de la cruauté de sales mioches pourris gâtés. 

Je ne voulais pas être méchante

Avec l'épisode de l'élastique, toute la situation s'est retrouvée inversée. J'étais plus considérée que jamais, Samantha et moi étions un peu les piliers centraux de notre groupe d'amies, et je n'avais plus eu à essayer de me rendre intéressante pour qu'on me remarque. 

Mais la blondinette s'était retrouvée ignorée de tous, souvent traitée de méchante, et ma mère s'était empressée d'aller sermonner sa mère au sujet de la bagarre qui avait eu lieu entre nous. 

Les activités de l'école, un après-midi par semaine, s'effectuaient par roulement trimestriel, ce qui signifiait que je n'allais pas tarder à changer d'activité et de camarades. Je m'étais retrouvée dans le même groupe que la blondinette. 

Je pense que malgré toutes ses moqueries et toutes ses méchancetés, je n'avais jamais vraiment détesté la blondinette. Je la voyais repliée sur elle-même, seule, triste, et je n'en tirais strictement aucun plaisir. J'étais même peinée pour elle. Parce qu'elle avait été une amie pour moi il n'y avait pas si longtemps que ça, et qu'elle se retrouvait dans la même situation que moi à peu de choses près (elle ne se faisait pas harceler comme je l'ai été, loin de là). 

Bref, j'étais allée la voir et je lui ai demandé d'être copine avec moi. 

"Tu dis rien à ta maman, je dis rien à ma maman, ça reste entre nous, c'est notre secret."

Je ne voulais pas être méchante. Et elle accueillit ma proposition avec joie. Je pense que notre amitié a duré jusque la fin de l'année... ensuite nos chemins se sont séparés l'espace d'une année entière et on ne s'est plus vues que comme des connaissances au collège. 

D'ailleurs, au collège, je n'étais plus la même. Je prenais confiance en moi, j'étais plus affirmée, grandie de mon expérience de primaire, et je trouvais mon compte dans mon statut de collégienne... ça n'a pas empêché quelques erreurs sur mon chemin... mais ça c'est une autre histoire. 

C'est la fin de ce throwback thursday sur le harcèlement dont j'étais la cible en primaire... D'autres mésaventures seront évoquées les semaines à venir. 

xoxo

mercredi 11 février 2015

Je suis une vieille blogueuse

J'ai commencé à bloguer en 2008. Depuis, j'ai beaucoup évolué (heureusement...) et beaucoup "voyagé" entre les plateformes... retour sur les aventures d'une blogueuse lambda.

Skyblog conjoint en 2008

Eh oui, la plupart des vieilles blogueuses ont commencé par raconter leur life sur THE plateforme bloguesque adolescente : skyblog/skyrock. 
A l'époque, je n'avais pas encore d'ordinateur à moi. J'étais avec ma meilleure amie de toujours en train de squatter sur un des ordinateurs de notre médiathèque de quartier quand on s'est dit qu'on pourrait essayer de trouver des tchats sympas pour faire connaissance avec des mecs (dans cette période de l'adolescence où nos hormones bouillonnaient...). Je pense que c'est comme ça qu'on a découvert skyblog au bout d'un moment, et on s'est dit : mais ça serait cool de faire un blog ensemble ! Youhou ! Ni une ni deux, on s'est inscrites et on a commencé à organiser nos vies autour du blog. 

Oui parce que déjà en 3e, on était des nenettes très organisées. On se faisait des "réunions" entre nous pour discuter de quelles photos de nous poster et que mettre comme texte sous ces photos. La fin du collège et le bal de fin d'année approchant, on a aussi commencé à aller sur le tchat de skyrock pour se trouver des guitaristes pour jouer au bal (je vous raconte pas la mésaventure, au final on a laissé tomber). 

Blog de lycéenne pseudo-dépressive 

Par la suite, j'ai laissé de côté ce blog, ma BFF étant partie vivre à l'étranger, et j'ai créé mon propre blog pour d'abord y poster des poèmes noirs pas très... enfin nazes quoi, et mon blog a été piraté (ainsi que mon MSN, la totale loose quoi), ce qui me poussa à en créer un nouveau à mon entrée au lycée. 

Là j'ai un peu changé de style, mon blog contenait mes textes du genre assez poétique, mais toujours aussi sombres. Ce qui m'a valu d'être qualifiée par l'un de mes potes de pseudo-dépressive. M'enfin passons. 

J'ai changé plusieurs fois de blog, toujours sous skyrock, j'avais pas mal de connaissances blogueuses et on s'adonnait toutes à des concours de textes et de photos... enfin bref. A un moment j'en ai eu marre, surtout que trop de monde connaissait mon blog, et j'ai décidé de repartir de zéro en anonyme. 

Journal intime plus ou moins anonyme

Le principe du blog était cette fois-ci de parler de tout ce qui me préoccupait, sous forme de journal intime. Je ne sais pas comment mais ce blog a eu encore plus de succès, et c'est là que j'ai vraiment commencé à me rapprocher de certaines blogueuses. 

Passage sur blogger

Suite à un sondage, il en était ressorti que la plateforme blogger allait être plus adaptée pour la suite. Donc j'ai déménagé, comme beaucoup de blogueuses avant moi, et après moi, sur blogger. 

Là mon activité bloguesque allait bon train et je suis entrée en médecine. 

Se rendre compte de l'irrégularité de mes activités sur la toile...


Les remises en question...

Et là. Boom. Grosse crise existentielle. 

Je crois que j'ai eu une crise d'adolescence tardive suivie d'une grosse remise en question qui a fait que je ne savais plus ce que je voulais sur AUCUN plan : études, familles, amour, amitié. J'étais dans la déchéance totale. J'ai tout supprimé sans crier gare, je suis revenue, repartie, revenue, repartie... En somme j'ai perdu bon nombre de mes lecteurs en cours de route, et j'ai aussi perdu de vue certaines blogueuses que je suivais. La catastrophe. 

Ce qui est ressorti de toute cette période là, c'est que j'allais tellement mal que j'ai perdu goût à ce qui avait occupé mon temps libre pendant des années. Ce qui m'avait aidé à tenir bon, parce que l'ambiance au lycée était compliqué, que ma meilleure amie vivait à des kilomètres, que j'me sentais seule, incomprise, que j'étais tellement critique envers tout et tout le monde que je laissais personne m'approcher dans la vraie vie... Bref j'ai un peu tout balancé alors que bon nombre de mes amies blogueuses ont été là pour moi, m'ont suivie, m'ont aidée. 

J'avais aussi perdu goût à l'écriture, parce que pendant tout le lycée je passais mon temps à faire ça, à écrire sur tout et n'importe quoi, et à apprécier ces moments. C'est devenu compliqué et je ne sais toujours pas vraiment pourquoi, mais ma vie a pris une telle tournure que je ne savais vraiment plus qui j'étais. 

La situation actuelle 

Aujourd'hui, après avoir vécu tous ces chamboulements, je suis de nouveau sur blogger. Bien sûr, en 6 années, beaucoup de choses ont changé... les blogueuses étaient pas prises au sérieux avant. Aujourd'hui c'en est à un stade quasi commercial, professionnel, voire élitiste. Je ne me considère pas comme une blogueuse spéciale, je suis une fille lambda qui prend plaisir à faire ce qu'elle fait sur le net et je n'en tire aucun profit si ce n'est ma propre satisfaction. 

Je pense être davantage dans une optique de discussion, de réflexion, d'échange, que de business

Enfin bref, la blogosphère a beaucoup évolué et est devenue quelque peu hostile envers les "simples blogueuses" que nous sommes. 

Alors franchement, revenir sur la toile aujourd'hui, c'est un peu hardcore. J'ai pas vraiment connu les débuts de la popularité de Hellocoton par exemple, et maintenant que je suis dessus, j'ai le loisir de voir que ce qui est "à l'affiche" correspond toujours à la même chose, que maintenant, pour être une bonne blogueuse, faut répondre à certains critères, faut faire les choses d'une certaine façon, prendre des photos sous un certain angle, parler de certaines choses à certains moments, etc etc... What?

On en voit à la pelle des articles "10 conseils pour être une bonne blogueuse !". Genre c'est comme ça et pas autrement que tu vas plaire, meuf (ou mec, soyons pas genrés). Faut faire le buzz, faut que ça brille, faut que ça gnagnagni gnagnagna. 

Je me moque un peu parce que la plupart de ces blogueuses là, je les lis pas moi personnellement, mais au fond on aimerait tous être A la une

Bref, c'était la chronique d'une blogueuse lambda. 

xoxo.

lundi 9 février 2015

Mes projets d'écriture à venir

Comme annoncé déjà dans certains articles parus plus tôt, j'ai pour loisir d'écrire des histoires que je cherche à mettre en forme de manière originale et que je souhaiterais accessible à tout ceux qui pourraient y être intéressés.

Aussi, j'ai ouvert un blog qui, à l'origine, devait contenir mes revues de lectures ; mais comme ces revues seront dorénavant intégrées sur ce blog-ci dans la catégorie Bookworming, mon deuxième blog a changé de fonction et supportera mes projets d'écriture à venir :
Mon deuxième blog qui accueillera une partie de mes histoires :
Sur ce blog, on peut déjà se tenir informer du système que je cherche à mettre en place pour la lecture de mon histoire, à savoir un système semblable à celui des Romans Dont Vous Êtes le Héros. 

Cependant, et vous l'aurez remarqué, rien n'a été publié pour le moment mis à part des indications relatives au fonctionnement du blog.

Aussi, je profite de ce post pour indiquer que très très prochainement (sans doute l'affaire de quelques heures), un compte à rebours s'affichera dans la colonne latérale du blog et sur Une Constellation afin de me motiver à déjà boucler l'écriture du premier épisode, voire plus, et de les publier. 

Je n'ai encore aucune idée précise du nombre d'épisodes à paraître, et je pense que le scénario pourra virer facilement à 180° selon les choix du lecteur et les retours que j'aurais sur le blog... 

Voilà donc l'un des bébés que je porte depuis quelques mois déjà, et j'espère qu'il pourra rapidement voir le jour et se bien se développer ! 

xoxo

dimanche 8 février 2015

Sexisme, cette abomination

J'avais déjà parlé de mon envie grandissante de coucher sur le papier mes idées de récits en tout genre, ces idées de scénarios et de personnages qui m'obsèdent un peu tout au long de mes journées. J'ai, bien sûr, commencé à faire tout ça, peut-être que ça n'est pas très judicieux d'ailleurs, d'écrire des choses différentes en parallèle, comme ce n'est pas très judicieux non plus de lire différents livres en parallèles, mais c'est mon côté fille impatiente qui veut ça, et remettre à plus tard ce genre de pulsion réprimerait mes ardeurs de telle sorte que ma motivation s'envolerait avec elles. 

Alors voilà, si je n'ai pas déjà tout écrit, j'ai déjà pensé l'essentiel de mes histoires (je ne sais pas comment les appeler, essais de roman, écrits, fiction... je ne sais pas) et il en est ressorti une chose (pas vraiment) étonnante, c'est que les personnages les plus importants ne seraient autres que des femmes. Des femmes, quelques hommes par-ci par-là, dont un ou deux qui sortent du lot, bien sûr, mais sinon, des femmes. 

Ca n'est pas si étonnant que ça en vérité, parce que je me connais pour préférer les choses faites par des femmes, pas n'importe lesquelles bien sûr, des femmes comme je les aime, c'est-à-dire absolument admirables du point de vue de leurs idées, leurs combats, etc...

Enfin, en vérité, ce n'est pas tellement une préférence mais bien plus une attirance. Je vais davantage vers les choses faites par des femmes que celles faites par des hommes. 

Je n'ai rien contre les hommes (et je suis a priori tout ce qu'il y a de plus hétéro...), mais je pense que le fait que je repousse un peu une vision masculine du monde (ou d'un monde) découle du fait que j'ai bien trop souvent été déçue par les rôles féminins dans ce genre de vision, qu'il n'est, à mon sens, pas assez mis en valeur pour que je puisse m'imposer une telle vision des choses (encore une fois, tous les hommes n'ont pas cette vision là des choses). 

Mes petites lectures sur la blogosphère et sur les réseaux sociaux m'ont permit de comprendre un peu mieux ma répulsion et de mettre en quelque sorte un mot sur ce qui est le plus souvent à l'origine de celle-ci : le sexisme

Donc voilà, j'ai intrinsèquement horreur de cette abomination dans notre société actuelle et j'ai beaucoup, beaucoup de mal à m'exprimer là dessus parce que je m'emporte et finis très souvent par dire n'importe quoi, voire même à faire preuve de sexisme envers la gent masculine (mais est-ce réellement ma faute à moi... ?). 

Le sexisme et le cinéma, l'éternel combat par Diglee.
Très souvent (trop souvent), la façon dont les femmes doivent réagir ou se comporter de manière générale ou dans une situation particulière, est dictée par des espèces de commandements tacites qu'une bonne partie de la population (femmes comprises) considèrent comme partie intégrante des "bonnes moeurs". 

Personnellement, ça me met beaucoup de pression dans ma vie de tous les jours, mais j'ai fini par me rendre compte que ça ne se limitait pas à ça. Toujours concernant mes histoires, je fais souvent des blocages sur la psychologie de mes propres personnages, parce que ça me répugnerait que ces commandements vicieux se répercutent également sur eux, qu'ils finissent par répondre à certains de ces impératifs et qu'ils finissent par êtres considérées comme s'intégrant dans une idéologie sexiste par des yeux plus experts en la matière que les miens. 

J'ai pas envie de ça pour eux, j'ai pas envie de ça pour moi, j'ai pas envie de ça pour nous. 

Parce qu'aujourd'hui, ces idéologies, ces commandements, sont déjà beaucoup retrouvées dans la littérature, le cinéma surtout, les séries télévisées, etc, ce qui entretient un peu leur enracinement dans les moeurs actuelles malgré le combat constant de certains pour l'éradiquer. 

C'est vicieux, on peut tomber dedans même si on fait très attention. 

C'est pas très encourageant mais ça n'enlève pas tout espoir de venir à bout de ce qui nous ligote. 

Je me demande souvent à quoi ressemblerait le monde si plus aucune de ces inégalités ne trouvaient leur place dans nos esprits...