mercredi 30 décembre 2015

Accueillir la nouvelle année

Je n'ai plus écrit depuis un long moment (pour des raisons évidentes : révisions révisions aha, cependant mon twitter est un peu plus actif, ainsi que mon snapchat, si jamais...) mais je tenais à faire ce petit post positif pour l'entrée dans la nouvelle année. Demain, je vois deux personnes chères à mon coeur pour fêter ça comme il se doit, et ça me remplit de joie, et j'ai l'impression d'être la plus heureuse au monde. 

photo : we heart it
L'année 2015 ne s'annonçait pas si parfaite, en réalité, je n'étais plus sûre de rien en janvier dernier, je venais de reprendre également ce blog en me disant que j'avais beau ne plus écrire, je finissais toujours par revenir sur la blogosphère, alors autant tout reprendre de zéro et tâcher d'en tirer le maximum de satisfaction personnelle (car c'est ce dont il est question : ce blog m'apporte beaucoup de satisfaction personnelle, me pousse à entretenir mon intérêt pour différentes choses, rien que pour le plaisir d'en parler ensuite ici, sans oublier qu'il me sert de confident et de mémoire). 

Et puis l'été 2015 a été pour moi une sorte de traversée du désert, puisque je faisais face peut-être à la plus grande crise existentielle de mon histoire à ce jour, et que sans l'aide de ces deux personnes que je vois demain, je n'aurais peut-être pas réussi à me relever si vite (je ne préfère pas penser à la possibilité de ne pas m'en être relevée tout court). 

La rentrée 2015 a été une vraie libération pour moi. J'ai l'impression que toute chose a retrouvé sa place dans ma tête, mes aspirations pour l'avenir, ma confiance en moi, en celle que je suis réellement, la certitude de pouvoir vivre des bonheurs futurs et non plus d'être un peu "condamnée" dans ma situation familiale ô combien compliquée, ma confiance en l'autre, également, des personnes diverses et variées, présentent depuis un moment ou fraîchement rencontrées... C'est tellement beau et doux, tout ça, tellement nouveau également que je ne sais pas si je vais m'y habituer un jour, et je ne l'espère même pas ! 

2015 a été une bonne année, pour moi, et j'ai envie de faire en sorte que 2016 commence et se termine bien également. J'ai peut-être finalement vraiment la tête hors de l'eau pour de bon. Je souhaite que tout l'amour que je porte à ces personnes qui font désormais partie de ma vie continue à suffire amplement à mon bienêtre aussi longtemps que possible. Car, finalement, ce sont les choses qui restent, à la fin d'une vie. Pas tellement les choses de faites et d'accomplies, mais la qualité de l'amour qu'on a pu porter en soi pour ces personnes tellement importantes à nos yeux... Et je veux entretenir cette qualité. 

Pour 2016, je n'espère rien, je me contenterai d'essayer de vivre l'année de la manière qui me correspond le plus, la manière qui me marquera le plus. Ca fait bizarre, je n'ai pas l'impression que l'année est en train de se finir, enfin, qu'elle est terminée. J'ai l'impression d'être entrée dans un continuum qu'on ne peut plus segmenter, quelque chose de vraiment vivant. 

Je vous souhaite plein de bonnes choses pour la nouvelle année, et surtout plein d'amour ♡

Love always,

mercredi 9 décembre 2015

Acceptation et chaleur

Après toutes ces années de conflits avec ma mère au sujet de ma façon de vivre, de voir les choses, de mon envie d'être plus libre et plus indépendante par rapport à elle, je crois que je suis finalement arrivée au moment de l'acceptation. Elle a l'air d'avoir compris qu'il ne servait à rien de chercher à m'empêcher de faire les choses qui me tiennent à coeur, qu'il ne servait à rien de m'empêcher de vivre de la façon que j'ai choisi, quand bien même elle penserait que ce ne serait pas la bonne façon. 

photo : we heart it
J'ai passé ces dernières semaines à profiter énormément. J'ai enchaîné plusieurs soirées, soirée d'anniversaire, soirée de Noël, soirée entre copines... Au final j'aurai donc passé un peu plus d'une semaine sans avoir le temps de travailler, entre mes sorties, le babysitting, le stage, le shopping... Mais je me sens beaucoup plus sereine et voilà donc quelques jours que j'ai repris le travail sérieusement. Parce que, plus que les années, précédentes, je me sens motivée à faire de mon mieux. A faire en sorte de développer chaque aspect de ma vie. 

Aussi, tout cela explique donc la raison de mon absence ici. Les sorties ont été très chronophages, et puis maintenant les révisions le sont tout autant. En fait, je me sens plutôt excitée à l'idée de travailler, comme si ça me manquait depuis ! C'est trop étrange. Je me sens à l'aise à travailler. C'est étrange parce que mes dépressions à répétition faisaient en sorte que je n'avais rien envie de faire, que je me contentais du minimum, et que je le faisais sous la contrainte. Ce n'est pas le cas, j'ai vraiment envie de travailler. Je trouve les cours intéressants, et mon côté perfectionniste prend le dessus au point d'avoir envie de faire les choses bien. Ca me rassure pour le mois de révisions qui se présente. Bien sûr que je me permettrai toujours la sortie rituelle par semaine, celle qui me permet de relâcher la pression, de m'amuser, de me rendre compte à quel point les gens peuvent être géniaux. Tout ça me réchauffe le coeur, quoi de mieux pour bien vivre un mois de révision hivernal ? 

Ce qui me réchauffe également le coeur, c'est un certain garçon que je n'ai mentionné encore nulle part. Je ne compte pas le faire, en tout cas pas en m'étalant trop sur le sujet. J'ai juste trouvé une personne capable de me donner le sourire n'importe quand. Une perle. 

Les gens sont vraiment géniaux. J'avais passé cet été à me dire que j'allais tout faire pour rencontrer de nouvelles personnes à la rentrée, que j'allais tout faire pour ne plus déprimer et ne plus me priver de tout ce qui me permet de relâcher la pression, et je suis servie. Là je crois que je peux dire que je suis heureuse. J'en ai les joues toutes chaudes. 

Voilà, je tenais juste à partager un peu de cette chaleur là. En espérant que les fêtes vous en apportent tout autant. Portez vous bien, 

Love always, 

lundi 30 novembre 2015

Le mythe de la Friendzone

C'est un sujet sur lequel j'ai longtemps voulu écrire. Parce que la "Friendzone" est un terme à la mode depuis quelques temps, un terme qui sert grosso modo d'excuse pour pas mal de personnes et qui ajoute un peu de la pression sur la gent féminine. Parce qu'on l'utilise surtout dans le contexte "une fille a friendzoné tel mec". 


Pourquoi la Friendzone ? 

Prenons un exemple tout simple (donc un exemple hétéro, puisque c'est la situation la plus rencontrée dans les séries/films et dans la vraie vie). Un gars est intéressé par une fille. Cette fille est plutôt sympa avec ce gars et tout, et puis arrive le moment où cette fille lui parle d'un autre gars vers qui vont ses sentiments ou son attrait. Le gars a donc été "friendzoné", c'est-à-dire qu'il est hors compétition pour gagner les sentiments de la fille. 

Bon. A la façon dont je l'ai raconté, je pense qu'on se rend compte facilement des problèmes que pose l'existence de cette façon de penser. 

Problème numéro 1 : La fille est transformée en un objet de convoitise 

Ne nous leurrons pas, le fait de considérer que la Friendzone existe, que c'est un mode de voir les choses justifié, ça fait que du coup beaucoup de nanas, objets de l'attraction d'un mec lambda, ne sont plus vraiment vues comme des personnes mais comme des conquêtes potentielles. Ca craint un peu. Parce que, d'une part, c'est plutôt peu flatteur pour les filles de se dire qu'elles ne bénéficient la gentillesse d'un mec que parce que celui-ci a des vues sur elle, elle est un peu transformée en vagin sur pattes (désolée pour l'expression). Et d'autre part, on entre un peu dans un cercle vicieux parce que s'il suffit de trouver une nana mignonne pour pouvoir placer le terme de Friendzone lorsqu'on se rend compte qu'elle n'est peut-être, elle, pas intéressée par le gars, ben on est pas sortis de l'auberge : la Friendzone existerait donc partout... donc à quoi sert-elle, dans la mesure où la majeure partie des nanas de l'entourage des gars n'auront pas envie de lui ?

Problème numéro 2 : L'amitié fille – garçon n'existerait donc pas 

Il y a les personnes qui considèrent que cette amitié n'existe pas, que c'est un leurre, d'autres qui considèrent que si, chacun avance ses idées... Moi je considère que dans la mesure où je vois les gens d'abord pour leur personne, leur personnalité, leurs traits de caractère, bref ce qui fait d'eux ce qu'ils sont, je ne vois pas pourquoi deux personnes, sous prétexte de ne pas être du même sexe, ne pourraient pas être en parfait accord sans pour autant avoir envie de se sauter dessus l'un l'autre. 

Or le fait de considérer que la Friendzone existe, c'est de considérer qu'on ne peut décemment pas être amis avec une personne de l'autre sexe de manière complètement désintéressée*. Donc c'est un manque clairement apparent d'ouverture d'esprit. Parce que, oui, les gens ne sont pas que des parties génitales ambulantes. 

*J'ai dit de manière complètement désintéressée, mais c'est faux : on est intéressés, mais pas forcément par le sexe. Par la personne, par ce qu'une relation – platonique dans notre cas – pourrait nous apporter, par ses goûts, sa façon d'être ou de penser. Tout ça peut nous intéresser sans pour autant faire de notre interlocuteur un petit copain ou une petite copine potentiels. 

En plus, si on continuait sur cette lancée de théorie de la Friendzone, on en viendrait à dire que c'est vraiment pas terrible pour quelqu'un en couple d'avoir des amis du même sexe que son/sa partenaire. Ca devient vraiment débile là, soyons d'accord là dessus. Les gens sont avant tout des personnes, pourquoi chercher à leur coller l'étiquette de "meuf/mec potentiel" à tout bout de champ, surtout en sachant qu'il/elle peut ne pas être intéressé. 

Problème numéro 3 : Se plaindre d'être Friendzoné, motif à... se plaindre davantage 

Ben oui, il/elle n'est pas intéressé, et alors ? Pourquoi en faire tout un plat ? Tout le monde ne peut pas vous accueillir à bras ouvert, soyons rationnels... Est-ce que pour autant ça veut dire qu'il/elle se foutait de votre gueule ? Est-ce que pour autant vos droits ont été bafoués ? 

Il y aurait tellement à dire, en fait. Parce que si on prend le mec qui s'est fait "friendzoné" par une nana, exemple de tout à l'heure, on a ensuite : 
- Un mec qui se plaint, déjà ça, c'est moche 
- Une nana qui se fait traiter de salope (ben oui, pourquoi elle était gentille avec lui si ce n'est pour bafouer son honneur ? hein ?)
- Par qui ? Par une communauté de mecs plus ou moins importante qui croit dur comme fer à la théorie de la Friendzone (car l'ayant vécu, t'sais...)
- Et donc une perpétuation de ladite théorie qu'on sait maintenant être complètement débile

On ne considère même pas la possibilité que la personne convoitée puisse vouloir d'une relation désintéressée, elle devient forcément une personne manipulatrice et hypocrite. Alors que. Non. Elle ne voyait juste pas son prétendant d'un même oeil que lui la voyait.

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Problème numéro 4 : La pression sur la fille 

Toujours dans l'exemple du début... Il y a des filles qui vont réellement culpabiliser. A tort, bien sûr, car personne ne doit jamais rien à personne pour sa gentillesse ou des services rendus a priori gratuitement (a posteriori dans le but d'avantages relationnels/sexuels – ça vous choque dit comme ça j'en suis sûre, mais c'est vraiment ce qu'il se passe la plupart du temps). Il y a une sorte de pression qui essaie de faire son chemin grâce à cette théorie bidon : c'est que la fille se doit d'accepter le mec simplement parce que celui-ci est intéressé au point de lui être agréable par sa simple compagnie ou en lui rendant service gratuitement etc. 

Vous voyez le problème là dedans ? 

NON. Personne ne doit jamais rien à personne dans ce cas de figure, si ce n'est un merci ! J'en sais rien ! Mais de quel droit peut-on prendre pour excuse le fait d'être sympa pour réclamer des droits sur la personne avec qui on l'a été, hein ? 

Et puis, prenons un peu la place de ladite fille qui elle sent la pression du gars sur elle et qui se voit dans l'obligation d'essayer de le jeter gentiment quitte à se faire traiter de salope manipulatrice ou que sais-je encore pour enfoncer le clou de sa culpabilité au maximum. Comme si elle avait demandé quoi que ce soit pour en arriver là !

Sans oublier que ça ne fait que naître de la méfiance dans les prochains rapports à l'autre sexe, voire du mépris, parce qu'on s'attend à ce que l'autre attende quelque chose de spécifique de nous qu'on n'a pas envie de donner à n'importe qui de "sympa" avec nous. Un cercle vicieux, encore.

* * *

Je m'arrête là dans le développement des différents soucis qu'on rencontre à cause de ce terme idiot de Friendzone qui prolifère comme un cancer sur la toile. Qu'en pensez-vous ? Je conçois que le concept de Friendzone est un concept intéressant pour les séries comiques etc, mais bon, ça s'infiltre également dans les situations IRL alors que les choses ne sont jamais aussi simples que ça. Il est normal, selon moi, d'être très souvent dans un rapport non égalitaire avec une autre personne, dans le sens où on peut toujours en attendre davantage que l'autre en attend de nous, et pas seulement dans un contexte de relation amoureuse : on peut être intéressé par une personne dans un cadre amical alors que celle-ci ne l'est pas, ou dans tout autre cadre. Le concept de Friendzone, il s'applique vraiment spécifiquement à l'attrait amoureux/sexuel mais n'a pas tellement de sens et donne lieu à beaucoup de travers que j'ai développés en partie dans cet article. C'est pour cette raison que j'ai décidé d'en parler aujourd'hui.

Qu'en dites vous ? Avez vous déjà été dans une situation d'espérance avec quelqu'un, ou alors avez vous déjà été dans la position de convoitise ? Est-ce que cette situation vous a semblé désagréable ? Pourquoi ? Pensez vous que le concept de Friendzone ne devrait pas être critiqué ? 

Portez vous bien !
Love always,

mardi 24 novembre 2015

De l'usage des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont nombreux et variés, et sont devenus un peu la base de la communication 2.0. Ce matin, je m'étais demandé quel usage je faisais de mes nombreux réseaux sociaux, pourquoi j'en préférais certains à d'autres, pourquoi certains me paraissaient plus pratiques, plus utiles, pour certaines choses que d'autres... et pourquoi les "autres", ces réseaux sociaux un peu en marge car très peu utilisés (en tout cas dans la catégorie de personne à laquelle j'appartiens). 

photo : tumblr

Facebook

Alors, j'ai prévenu que je n'allais parler que de mon utilisation personnelle des réseaux sociaux en tout genre. Et puis le numéro 1, je suppose que c'est Facebook. Pas tellement en terme de nécessité, plutôt de "pratique". C'est un peu la plateforme des connaissances, des contacts. Un peu réservé à la sphère amicale pour ma part, puisque j'ai pris la décision de ne pas y inclure les membres de ma famille pour y être plus "à l'aise" et moins restreinte dans mes mouvements. 

Facebook peut servir à plein de choses à côté de son usage de "répertoire". C'est aussi un lieu de partage d'information, de divertissement et compagnie. Dans mon cas, c'est aussi très utile pour les groupes liés à ma fac (groupe de promotion, groupe de stage et compagnie). C'est pratique car "tout le monde a facebook" et donc il est statistiquement très probable qu'on puisse tous se "trouver" dessus dans un but ou dans un autre. 

Facebook reste tout de même un réseau social intime, puisque l'identité y est vraiment clairement définie, de manière nominative, avec les photos, les proches, les conversation avec eux, etc. Je ne passerais certainement pas mon compte à tout le monde. Un peu comme tout le monde ou presque. Ca limite un peu, je trouve, mais ça reste pratique. 

Twitter 

Twitter est un peu mal vu par les "vieux" si je puis dire. Les personnes vieux-jeu plutôt. Parce que les tweets, c'est court, et que donc on n'arrive pas à envisager l'information, le débat, le militantisme comme sur une autre plateforme. 

Pour moi, Twitter c'est un peu une révélation. C'est hyper pratique, court et concis, et c'est un outil de partage incroyable. Ca va tellement vite que c'est l'idéal niveau information. J'utilise Twitter pour suivre des tweets d'actualité (j'étais devant twitter vendredi 13 novembre au soir, c'est pour dire à quel point ça m'informe rapidement...) mais également pour suivre des blogueurs/blogueuses que j'apprécie, youtubeurs/youtubeuses dont je ne veux pas manquer les mises à jour, m'instruire via les tweets et partages de personnes intéressantes, etc etc. 

Le fait que ce soit ouvert et rapide et concis, moins tourné vers la sphère "privée" (on follow pas forcément nos amis et notre famille, tout ça) ça me donne plus envie de participer. C'est ouvert. Je ne peux pas m'en passer pour me tenir informée, ça fait je pense depuis janvier que j'ai ouvert mon compte et voilà. Et je le partage volontiers. 

Hellocoton 

Le réseau social du blog ! Personnellement, je l'utilise pour suivre mes blogueurs préférés, bien sûrs, mais aussi pour consulter des articles et autres blogs de temps à autre, principalement des catégories humeurs et culture. C'est très utile, ça permet vraiment de rendre ses articles plus visibles, de découvrir plus rapidement des blogs de la catégorie qu'on aime etc. 

Je me rends sur cette plateforme surtout dans mes instants de loisir, oisiveté et cocooning. Ce n'est pas pour des "blogueurs pro" type les blogs du journal Le Monde, ce n'est pas de l'information journalistique. C'est du partage plus varié et moins solennel. L'idéal quand on s'intéresse à la blogosphère. 

(Il existe aussi d'autres sites du même genre comme Dokuji, Inspilia, mais je les utilise moins, je suis plus familière avec HC pour le moment). 

Snapchat 

Plus le temps passe et plus j'aime snapchat. C'est souvent très drôle, ou ça permet de faire un espèce de "daily vlog" comme chez les youtubeurs, mais sans prise de tête ni prise au sérieux, c'est 10 secondes de ta vie quoi. J'aime beaucoup le concept, et au départ je l'utilisais principalement pour mes "vrais" contacts, mais je pense que je vais de plus en plus ouvrir à l'extérieur de mon petit cercle personnel. J'adore les story un peu humoristiques ou qui font sourire, et les blogueuses/youtubeuses que je suis en font de plus en plus.

D'ailleurs mon compte c'est : safianechka (quelle surprise n'est-ce pas). 

Instagram 

Instagram me fait penser à un blog, puisque généralement les photos sont accompagnées d'une longue description etc. C'est aussi rapide et efficace, je m'en sers également pour suivre des blogueuses/youtubeuses ou des artistes, ou des proches. 

Ask 

Mon compte ask ne récolte plus de questions depuis longtemps ! Il était plus actif il y a quelques années et du coup, je ne m'en sers plus trop non plus. C'est utile pour les personnes très suivies, ça permet de faire une sorte de FAQ un peu live. Mais bon, on a souvent du n'importe quoi. 

Autres réseaux sociaux

Et je fais référence ici aux sites de rencontre, réseaux sociaux peu connus... Par exemple AUM que je ne supporte plus (parce que bon, hein), Tinder que je ne trouve pas pratique du tout (pour l'avoir testé en début d'année... non je ne l'ai pas réinstallé depuis). Ou encore Okcupide, un peu plus intéressant car permettant de discuter avec des personnes de tout horizon, mais ça reste un peu des sites pas très sérieux (enfin, les gens y sont pas très sérieux). 

Et puis les trucs que je n'utilise simplement pas, comme LinkedIn et compagnie... C'est déjà un début d'avoir un compte, on va dire, aha. 

Et vous, quels sont vos indispensables et quels usages en faites vous ? 
Avez vous des réseaux sociaux peu connus à conseiller ? 

Portez vous bien, 
Love always,

dimanche 22 novembre 2015

Ne pas se laisser aller

Hier soir je me suis surprise, lors d'une conversation avec un ami, à dire à quel point mon envie de vivre était irrépressible. Comme si les derniers événements en date, la tragédie du 13 novembre et les affaires qui ont suivi, la tragédie au Mali, tout ça suite à ma dépression passagère de fin d'été, m'avaient complètement déshydratée au point que je mourrais de soif. Soif de vivre. Toujours plus intensément. Profiter de chaque instant et même si tous les instants ne peuvent pas être parfaits, je pense qu'à mes yeux, dorénavant, ils le seront. 

* * *

C'est dur de mettre en pratique tout ça. Le fait d'essayer de ne plus se poser de questions, de simplement vivre pleinement, sans se prendre bêtement la tête. Les coups de mou passagers arrivent tout de même, mais on essaie de se ressaisir rapidement et de faire ce qu'on doit faire, remplir nos obligations, avancer dans nos projets.


Arrêter de vouloir que tout soit parfait, arrêter de s'arrêter sur des détails plus qu'insignifiants.

La vie continue, tout simplement. Elle ne s'arrête jamais de suivre son cours. C'est presque surprenant de se dire ça, parce que nous, on est ébranlés par tellement de choses qui pourtant ne touchent que nous, et pas le reste du monde.

* * *

Je sais pas si je peux dire que je n'ai pas peur. J'ai peur. Je pense qu'on a tous peur. Mais j'ai pas envie de m'arrêter à ça. Et puis ce n'est pas une peur homogène. C'est la peur du danger mêlée à celle de ne pas avoir pu faire tout ce dont je rêvais. C'est un peu de celles qui vont tout de même nous faire avancer. Enfin, je crois.

Lundi dernier, la minute de silence m'avait profondément émue. S'en est suivit une longue réflexion sur le danger en question... mais au final, on ne sait simplement pas quoi en penser. C'était hypothétique, comme réflexion, ça n'a pas lieu de nous arrêter dans notre élan. Non ?

Je n'ai pas vécu ni été touchée personnellement par les attentats. Je ne peux, comme beaucoup d'entre nous, qu'imaginer... ce qui me donne des frissons d'effroi. Je ne peux qu'imaginer, également, une récidive, une nouvelle possibilité de se faire atteindre, cette fois. Mais j'ai pas envie que cette idée me paralyse dans mes projets. J'ai pas envie qu'elle nous paralyse. J'ai pas envie de voir le monde se figer autour de moi. Je pense pas que ça nous soit bénéfique, au contraire. Je pense qu'on doit tout faire pour se protéger et ne pas avoir de regrets. Combinaison un peu compliquée, peut-être, mais plus saine que de ne faire que l'une ou l'autre chose.

Alors vivons. Simplement, vivons. Et soyons tout de même conscients de ce qu'il se passe tout autour.

Portez vous bien,

Love always,




jeudi 12 novembre 2015

La tête hors de l'eau

J'avais déjà mentionné le fait que j'avais commencé à consulter une psy pour pouvoir un peu me libérer de toutes les choses qui me pèsent dans mon quotidien et dont je ne parle que trop peu. J'étais, je pense, entrée dans une espèce de cercle vicieux de renfermement sur moi-même, je me noyais dans ma propre détresse. Et puis, à un moment, on m'a tendu une perche et j'ai pu regagner la berge. Je suis très reconnaissante à la personne qui était là pour moi à ce moment là, et qui l'est toujours. Je ne sais pas trop comme elle a fait pour me faire autant me livrer alors qu'on se connaissait si peu, mais ça m'a fait beaucoup de bien d'ouvrir les vannes et de me sentir épaulée. C'était il y a deux mois environ, maintenant. 

photo : we heart it
Depuis, j'ai eu seulement quatre consultations avec la psy, donc à raison d'une toutes les deux semaines. Globalement, je vois ces séances comme une double écoute. L'écoute d'une personne totalement extérieure à ma vie et puis ma propre écoute, à savoir que je ne prépare absolument pas ce dont je vais lui parler, et que je découvre ce vers quoi va mon débit de parole en même temps qu'elle. Ca me fait voir un peu l'évolution de mes préoccupations. C'est plutôt utile.

J'ai pu voir que mes soucis familiaux étaient à peu près rentrés dans l'ordre, peut-être de manière seulement temporaire, toujours est-il que j'ai compris ce qui faisait que la période était "à risque de crise" ou non. J'ai pu voir que je pense davantage à mon présent, aussi, que je ne cherche plus aussi désespérément à fuir ma propre vie pour échapper à mes soucis, en me projetant inutilement dans un futur incertain. J'ai pu voir également que j'ai réussi à trouver la force de nager, et plus seulement d'attendre qu'on me tende une perche quand j'ai l'impression de couler : j'ai envie d'aller vers les autres, je n'attends plus. Je ne veux plus jamais attendre. 

La motivation est revenue. Elle est un peu fragile, certes, mais elle est là, je sais ce que j'ai à faire, et j'ai envie de le faire. J'agrémente ma vie de petits loisirs qui n'empiètent pas trop sur mes cours pour autant : j'ai repris la guitare, je me permets une série de temps en temps, des sorties également. Pas beaucoup de lecture, puisque je fais mes trajets majoritairement en vélo... et puis sans oublier mes petites sessions de babysitting qui restent très amusantes et attendrissantes. 

Ouf. Je vois le bout du tunnel. 

Certaines choses restent cependant douloureuses. Ma rupture, notamment. Je lui parle toujours, je sens sa douleur, et je ressens la mienne. Seulement, je pense toujours qu'il est mieux pour le moment d'en rester là. J'éprouve toujours beaucoup d'affection pour lui. Je n'ai aucune envie qu'il en souffre trop longtemps. Mais ça ne marchait plus, en tout cas ça a fait empirer mon mal-être, et je me dis que c'est tout simplement qu'on ne se correspondait pas suffisamment pour qu'il puisse m'aider dans ces moments là. C'est seulement ça.

Enfin bref, je sors la tête de l'eau. Tout le buste, même. Le prochain rendez-vous est prévu en janvier, jugeant qu'il ne se passait rien de particulier en ce moment. Continuons sur cette lancée. 

Portez vous bien,

Love always,

jeudi 5 novembre 2015

L'intégration... au lycée

L'autre jour, sur Twitter, je repensais un peu à ma vie de lycéenne, sur laquelle j'avais déjà écrit une mini série de deux articles qui sont loin d'avoir fait le tour de la question. J'avais bien sûr fait référence à l'hypocrisie qui y régnait, la superficialité, ce qui je pense est souvent le cas dans les lycées internationaux se voulant "au dessus" des autres. Mais en y repensant, j'ai pu identifier d'autres causes à mon mal être et à mon sentiment de non appartenance. 

photo : we heart it

1. Les origines 

Ca peut sembler paradoxal, puisqu'on parle bien d'un lycée international. Mais ça ne l'était pas, en réalité. Je venais d'un ZEP, donc d'un collège de cité, qui se trouvait être incroyablement diversifié, même si les mentalités l'étaient moins que dans mon lycée. En arrivant au lycée, la première chose qui m'a sauté au yeux, c'est l'absence quasi totale d'élèves noirs. Dans mon collège il y avait de tout. Là, les couleurs de peau étaient plus homogénéisées... Ca m'a surprise. 

Et puis, au fil du temps, j'ai pu constater la quasi absence d'élèves partageant mes origines maghrébines, également. 

Sur Twitter, ce qui m'a choquée, c'est qu'on me dise de "continuer à m'intégrer". Alors qu'on intégrait pas vraiment de personnes très diversifiées dans mon lycée, aussi "international" soit-il. 

2. La classe sociale 

Parce que je suis issue de parents ouvriers, et que donc je faisais "un peu tache" dans le paysage. En soi, ça ne me gêne pas. Encore aujourd'hui, malgré l'amélioration de ma situation financière (j'ai pas gagné au Loto, ma mère travaille plus pour gagner plus, et je suis étudiante boursière, c'est tout), je ne me soucie que peu des marques de vêtements et compagnie. Par contre, il y avait une vraie pression sociale dessus, puisque dès l'apparition d'une nouvelle tendance, tout le monde semblait se jeter dessus et ne faire qu'en parler. Que peut-on y faire, me direz-vous ? 

Le fait est que j'étais une vraie rareté dans mon lycée, alors que celui-ci était gratuit et "sélectif", j'en viens à me dire que ce ne sont peut-être pas les notes qui ont mené tous mes camarades dans ce lycée. 

Pourtant la classe sociale ne joue pas toujours sur la motivation scolaire. Mais je ne crois pas qu'ils donnaient leur chance à n'importe quel "pauvre". 

3. Le corps enseignant, complètement à côté de la plaque

Je disais qu'en soi, la richesse des autres, ma "pauvreté" etc ne me dérangeait pas. La "sélection" comme développée dans le point précédent un peu plus, je me sentais comme une minorité, mais soit. Par contre, ce point-ci était déterminant. 

Premièrement, ces profs complètement imbus d'eux-mêmes, qui fonctionnaient à la tête des élèves et qui jouaient de la réputation du lycée. Par exemple, j'avais une prof de français en seconde absolument immonde avec ma classe. Mais plus particulièrement avec moi. Et je l'avais oublié, c'est mon meilleur ami qui me l'a rappelé. Il m'a dit "Mais c'est pas possible, elle te détestait, elle te démontait après chaque contrôle en public, tu t'en souviens pas ?". Pourtant, les notes de la classe en français ne volaient pas haut, va savoir ce qu'elle avait plus spécifiquement contre moi et mon 10-11 de moyenne... 

Ensuite, j'étais étiquetée. Je ne le savais pas en premier lieu, mais l'un de mes profs me l'a dit. Au départ, je l'ai pris limite comme un compliment, de me faire remarquer, mais ensuite j'ai compris que ça ne jouait absolument pas en ma faveur, et peut-être que l'aversion de cette prof pour moi venait de là. 

J'entends par là que mon dossier scolaire était mentionné plus spécifiquement en conseil de classe, parce que je venais d'un ZEP, que j'étais là uniquement de par mes bons résultats scolaires, et donc qu'en temps normal, je n'aurais eu aucune chance dans ce milieu. Au départ, je me suis dit "Chouette, ils voient que je travaille très bien donc que j'ai ma place ici !". Mais j'étais naïve, en vérité, ça sonne un peu plus comme une insulte envers le manque de moyens de mes parents : j'habitais en cité, avant, donc j'allais dans un collège de secteur pour la proximité, rentrer à midi, tout ça. Mon collège, même classé ZEP, n'était pas mauvais puisqu'il permettait aux bons élèves comme moi d'avoir le niveau requis pour le lycée. D'autant qu'on était deux à venir du même collège, mais la deuxième, fille blanche et issue d'une famille plus aisée, n'a pas eu l'air de marquer les esprits.

Voir les articles #ThrowbackThursday associés : 

* * *

En gros, on me parle de m'intégrer alors que c'est bien exactement ce que je me tuais à faire. Suite à mon 9 en français en tout début d'année de seconde, j'ai fait le maximum d'efforts pour avoir 10 la fois d'après, mais ça n'a pas semblé calmer ma prof de français. Ensuite, malgré les différences d'intérêts notables entre mes camarades et moi, je n'ai jamais eu de conflit avec personne, même le plus infime, et j'ai simplement trouvé des personnes plus intéressantes, à mon sens, à côtoyer au quotidien. Je travaillais, je ne fumais pas, je ne buvais pas, je sortais à peine en dehors des cours, je n'avais pas d'absences, pas de retards intempestifs, pas d'accrochages avec les profs (à savoir que je n'ai jamais tenu tête à la prof de français, c'est juste pas dans ma nature de m'énerver contre quelqu'un qui s'énerve contre moi), de bonnes notes, un bon comportement. Et pourtant, et pourtant... je n'étais pas "intégrée". J'étais mentionnée en conseil de classe, j'étais limite lynchée publiquement en français, je faisais d'office partie d'une minorité dans mon lycée, j'étais vue comme telle, et quotidiennement, on me renvoyait cette vision de moi à mon visage. 

Qu'avais-je bien pu faire de mal ?

Voilà pour cette petite analyse rétrospective. En espérant qu'elle fasse réfléchir ceux qui pensent que les personnes racisées/d'origine de cité ne font rien pour s'intégrer. 

Love always, 


dimanche 1 novembre 2015

Changement in progress

Cet article fait un peu suite à toutes mes tergiversations sur le sujet de mon introversion, de mes problèmes de renfermement sur moi-même dans les moments les plus difficiles. J'avais décidé de me donner des chances de me sortir de ces puits de doutes et de malêtre – toujours dans l'optique de m'aider moi-même avant tout. Parce qu'il m'arrive d'avoir des passages à vide, parfois vraiment effrayants, et qu'ils ébranlent tous mes plans pour mon futur, qu'ils me mettent en danger dans mon présent, qu'ils font ressurgir des douleurs du passé. 


La grande opération a débuté en septembre, après la Crise familiale qui m'a fait ressentir ma détresse : il fallait que je fasse quelque chose. Saisis toutes les opportunités. C'était le début d'un grand ménage dans ma vie, j'ai ouvert toutes les fenêtres, pour tout laisser sortir en premier lieu, et puis pour laisser entrer quiconque le voudrait bien. 

Et ça a marché. En partie parce que je ne me suis pas simplement arrêté là, je n'ai pas fait que lancer des appels. Je me suis collé deux baffes et je suis allée chercher l'aide dont j'avais besoin. Je me suis interdit de refuser ne serait-ce qu'une mince opportunité de dissoudre mes soucis. 

En septembre, j'ai évité de me retrouver en présence de ma famille. J'ai fait la rencontre de nouvelles personnes, j'avais du temps libre, alors je me suis interdit de refuser ne serait-ce la plus petite des invitations à sortir, sauf si j'avais un truc administratif ou si j'avais du babysitting à faire. Je me suis forcée à parler avec ces personnes nouvellement rencontrées, à me livrer – ça ne pourra jamais te faire plus de mal, et au mieux au moins l'une de ces personnes t'aidera – à reprendre contact avec mes amis que je n'avais pas vu depuis un mois ou plus et à sortir avec eux, simplement prendre un verre, pas forcément discuter de mes soucis – car il faut dire qu'après un mois sans les voir, c'est un peu délicat de lancer le sujet – mais d'au moins constater leur présence, la facilité avec laquelle je peux convenir d'un petit RDV de rien du tout, pour me changer les idées, pour rire un peu. Ils sont là parce qu'ils m'aiment autant que je les aime, et ils seront là quand je déciderai de leur parler de tout ce par quoi je suis passée en cette fin d'été. 

Articles connexes :

Quelques semaines plus tard, je leur en parlait, et bien sûr, ils m'ont témoigné leur soutien, leur amour, leur amitié. Peut-être qu'en choisissant de ne pas leur en parler de suite, je me suis assurée qu'aucun prétexte ne leur ferait refuser un RDV. C'est tout petit, mais ça fait beaucoup de bien. 

A partir de la rentrée, je me suis dit que je n'allais certainement pas mettre ma vie entre parenthèses comme je l'ai fait souvent en raison des cours. Je me suis dit que j'allais profiter du système particulier de la fac, à savoir de la retranscription de tous les cours, disponible toutes les semaines, et afin de gagner du temps pour moi. Pour voir ces personnes, les nouvelles comme les anciennes, toujours fidèles au poste malgré le temps qui passe et les études qui diffèrent. 

Globalement, une fois par semaine, je vois soit les nouveaux amis, parfois je rencontre encore de nouvelles personnes par ce biais, soit les anciens amis, autour d'un verre ou en soirée chez l'un d'eux. C'est fou comme mes semaines ont l'air infiniment plus riches, plus intenses, rien qu'en faisant ça. 

Le reste du temps je le passe à travailler du mieux que je le puisse, à faire du babysitting, à aller en TD/TP. Je travaille à la bibliothèque de la fac, je mange à la cafét', où j'ai pris l'habitude de "m'incruster" dans le groupe de deux filles que je croise souvent bien qu'elles ne soient pas de la même promo que moi ; elles sont adorables, et elles ont, je crois, également pris l'habitude de s'assoir  spontanément à ma table à la cafét' à midi. 

A la bibliothèque, il est rare que je rencontre des gens, elle est plutôt grande et souvent remplie, notamment des premières années, donc généralement je sais que j'y vais pour travailler et rien d'autre. Je ne prends plus mon ordinateur, je ne prends que mes cours pour être sûre d'avancer un minimum. 


En TD/TP, je ne connais pas grand monde de mon groupe, je me suis familiarisée avec certaines personnes qu'il m'arrive souvent de saluer car étant dans les mêmes groupes l'année passée. C'est encore très superficiel, mais je me dis qu'en avançant dans l'année, je devrais apprendre à les connaître et peut-être que viendra le moment où je leur proposerai quelque chose en dehors des cours. Parce que c'est comme ça que ça marche. 

Enfin, mes rendez-vous avec la psy. A raison d'un RDV toutes les 2 semaines, ça avance très lentement. On n'est qu'à 3 séances. Mais je crois que l'expérience est intéressante, particulièrement ébranlante émotionnellement, et je crois donc que ça pourrait avoir un impact non négligeable sur moi. Je ne veux plus garder mes soucis pour moi, je ne veux plus les voir comme un fardeau. Et peut-être que ces séances m'y aideront. 

Pour ce qui est de mon ex, il m'arrive toujours de lui parler par sms. Mais je ne l'ai plus croisé depuis. Je ne sais pas si j'en ai spécialement envie, je ne suis pas encore suffisamment stable. Je ne parle que très peu de lui, j'essaie de ne pas lui en vouloir. Je commence à être certaine que c'était la meilleure chose à faire pour aller mieux.  

Voilà où j'en suis globalement. C'est prometteur, ma vie a énormément changé depuis septembre. Le négatif a motivé le positif. Je commence à vraiment y croire. Je me donne les moyens. Je partage tout ça avec vous parce que je sais que je ne suis pas la seule à vouloir combattre ce type de problème – dans mon cas, ma tendance au renfermement et à la dépression. Alors courage à tout ceux qui veulent évoluer dans le bon sens. 

Love always,

dimanche 25 octobre 2015

Ma semaine en images #3

Comme je n'ai pas posté de la semaine... Un petit récapitulatif de celle-ci s'impose légèrement. En fait, la raison qui fait que je ne poste plus des masses en semaine n'a pas tellement à voir avec la lourdeur de celle-ci. J'ai simplement pris l'habitude de passer plus de temps à la fac (à la bibliothèque pour être plus précise) et de ne plus emmener mon ordinateur avec moi, histoire d'être sûre de rendre ces heures passées inconfortablement assise sur leurs chaises à travailler. Parce que sinon, je sais que je serais tentée de passer sur les réseaux sociaux, d'écrire sur mon blog (ce qui me prend tout de même généralement une bonne heure) ou je ne sais quoi d'autre. 

photo : we heart it
Du coup, lundi, j'étais à la bibliothèque et je ne me suis accordé une pause que lorsque j'ai vu que mon téléphone était sur le point de me lâcher niveau batterie. Alors j'ai accouru à la cafétéria brancher mon chargeur et patienter en prenant un petit café. Quel meilleur moyen pour recharger ses batteries toutes à la fois ? J'aime beaucoup l'ambiance de la cafét. Généralement, quand j'y suis, j'y suis seule, mais il s'est trouvé plusieurs moments où j'ai pris mon courage à deux mains pour me joindre à un groupe de filles que je ne connais pas tant que ça à la base mais que je sais être sympathiques. Ce qui a fait que la fois d'après, on a pu remanger ensemble sans que ce soit trop awkward. Parce que, faut le dire, la première fois c'était awkward. 

Mardi, j'étais crevée de chez crevée, je ne sais même pas vraiment pourquoi. Ah si, j'avais un TD de physique à 7h30 tapantes, jusque midi passées. Ca m'a lessivée. Du coup j'ai fait une sieste toute habillée et je me suis réveillée encore plus nauséeuse qu'avant. J'avais promis à mon meilleur ami Ada (c'est son surnom, hein) de passer du temps avec lui en soirée, on a mangé devant la télé et on a bien rigolé (et ça a fait passer mon mal de crâne). C'était chouette, et je suis contente de penser à reprendre contact avec mes amis bien que nos études nous séparent et que donc se donner RDV se révèle un peu fastidieux. 

Mercredi, je suis finalement allée chez la dermato, ce qui m'a valu 3h d'attente interminable pour avoir finalement un traitement pour la cicatrisation de l'un de mes piercing à l'oreille. Je ne sais pas si ça marche, c'est trop tôt pour le dire, mais ça me fait déjà un peu moins mal. Et puis finalement la journée s'est améliorée en soirée, puisqu'on a fait une crêpe party en bonne compagnie. On a à nouveau bien ri, j'ai cassé une table (oui, la pas douée de service c'est généralement moi) et ça m'a fait du bien. 

Par contre, le lendemain (donc jeudi) matin, j'avais stage, et j'étais pas réveillée du tout. Genre mal à la tête, lente à la détente et compagnie. Ca ne s'est pas trop remarqué parait-il, mais j'étais tellement mal que j'avais songé à rentrer chez moi au bout d'une heure (mais finalement mon état s'est un peu amélioré, j'avais gravement faim et j'ai couru m'acheter un truc à manger une fois le stage finit). 


J'ai dû faire à nouveau une sieste toute habillée parce que la migraine ne voulait pas s'en aller. Et je me suis réveillée tout pile pour aller en babysitting. La soirée de babysitting était l'une des plus fun que j'ai faite jusqu'à présent, de vraies petites comiques. J'ai abusé des snapchat et j'ai fini la soirée à réviser une fois les deux petits monstres couchés. Puisque j'ai pas pu réviser de l'après-midi... ! 

Vendredi matin, rebelotte, stage en ophtalmo. Mes co-stagiaires demandaient à notre chef si ce serait bien vu qu'ils lui demandent une ordonnance pour des choses banales et, cool comme elle l'est, elle a dit que ça ne lui posait pas de problèmes... alors ni une, ni deux, je lui ai demandé s'il était possible de faire une ordonnance pour des nouvelles lunettes (puisque ça fait deux ans que je ne les ai pas changées) et en 20 minutes c'était fait ! Moi qui pensais ne jamais réussir à prendre de RDV avant la fin de l'année, j'ai été bien dépannée. Le reste de la journée s'est passée à réviser. 

Samedi soir, avec deux de mes soeurs, on est allées manger des sushis. Je ne fais vraiment pas beaucoup de choses avec mes frères et soeurs, alors c'était un peu awkward au départ de me retrouver seule avec elles. Et puis ça s'est amélioré autour des plats, puisqu'on est toutes de grosses gourmandes... Au final c'était une bonne soirée. 

Enfin, dimanche, et donc aujourd'hui, je me suis assise à mon bureau devant mes cours qui m'attendent depuis un bon moment et j'ai essayé de me donner des coups de pieds aux fesses pour avancer pour de VRAI. Ca suffit maintenant, tu bouges tes fesses Safia, et tu me finis cette pile de cours (j'y crois pas trop mais l'espoir fait vivre). 



Et vous, votre semaine ?

Portez vous bien et plein de bisous,

Love always, 

vendredi 16 octobre 2015

Je l'ai quitté

Ca fait déjà deux semaines. Je ne pensais pas en parler sur le blog, je m'étais dit que c'était vraiment personnel, que peut-être que je ferais mieux de garder ça pour moi, mais finalement, cette semaine j'ai commencé à en parler autour de moi et à ressentir une forme de certitude. Parce que je sais que je suis une grande indécise, que je ne fais pas les choses de manière définitive, et la séparation a été tellement brutale que je me demandais s'il était possible qu'elle soit stable. 

En fait, j'en viens maintenant à me demander pourquoi elle ne s'est pas faite plus tôt. Parce que, même si les disputes s'arrangeaient, j'avais plutôt l'impression que tout s'arrangeait par défaut. Qu'il y avait toujours une trame de fond qui ne me plaisait pas mais que j'essayais de ne pas trop y faire attention. Cette trame de fond, c'était une espèce de non réciprocité que je n'arrivais plus vraiment à supporter, qui me faisait du mal. Parce que j'étais toujours dans la demande et que ça me rendait malade. C'est pas ce que je suis. Je ne suis pas comme ça. Mais je manquais cruellement de quelque chose. Et puis j'ai eu le déclic. Non sans l'aide de quelqu'un d'extérieur à tout ça. J'avais besoin d'autre chose. 

Je me sens tout de même mal pour lui. Peinée. Parce qu'en un sens, il me perd. Je me rendais tellement disponible pour lui, je faisais tout pour ne pas trop l'embêter, tout pour pouvoir profiter de lui, ça ne marchait pas toujours, souvent je me faisais recaler parce que c'était pas le moment. Mais en cette fin d'été, début septembre, c'était la fois de trop. Parce que j'étais terriblement mal. Et qu'il n'a pas voulu en entendre parler. J'ai dû gérer ma détresse sans lui. Et je lui en voulais terriblement pendant les semaines qui ont suivi. 


Je sais qu'il n'aurait jamais cherché à me faire du mal intentionnellement. Je sais qu'il était tout de même attaché à moi. Mais j'avais l'impression de passer au second plan pour lui. Pas même d'être en rivalité avec sa passion pour ses cours ou sa routine de vie, j'étais juste en second plan. Et ça m'a fait terriblement mal de m'en rendre réellement compte au moment où j'étais au plus bas. Ses cours n'avaient même pas encore commencé qu'il était déjà aux prises avec ses révisions. J'étais désespérée, j'avais besoin d'une épaule, et il m'accueillait chez lui pour ensuite se préparer à aller réviser à la bibliothèque. Pour me laisser seule. 

Je l'ai quitté parce que j'avais besoin d'autre chose. Que ça me rendait malade de penser à lui, à sa passion pour ses cours et son désintérêt pour moi, et à me regarder, en comparaison. En comparaison j'étais tout le contraire, je délaissais mes obligations pour être avec lui. Ca me rendait malade. De l'attendre, de lui faire des piles de demandes qui n'étaient souvent pas entendues. De relativiser. De ne plus arriver à me focaliser sur moi. 

Je l'ai quitté la veille de mon premier rendez-vous psy. "J'ai pas besoin de ça" que je me disais. Et la rupture a été tellement facile que ça m'a décontenancée l'espace d'un temps. Je pensais qu'il ferait davantage de résistance, mais en fait non. Et ça m'a déçue. Pas de lui, de moi. Je me suis dit que j'aurais dû faire quelque chose beaucoup plus tôt, pour m'épargner cette douleur là. J'étais trop optimiste. Je pensais qu'il ferait des efforts au fil du temps. Finalement, c'est moi qui en ai fait toujours plus, et ça m'a déviée de mon chemin initial, et ça m'a épuisée ; je suis restée à pleurer un long moment au bord de ce sentier désert vers lequel j'avais bifurqué avant de rebrousser chemin, le pas traînant. 

Le grand changement de ces dernières semaines, c'était ça. Je l'ai quitté. Je m'ouvre à autre chose, maintenant. Je n'ai plus envie de courir après personne. Je ne veux que de la réciprocité. Je veux me concentrer sur moi, sur mon futur. Je ne veux plus être déçue de moi-même, de mes décisions trop tardives, de ma perte de temps. Je veux m'ouvrir à autre chose. A d'autres personnes, qui me correspondent davantage, qui me comprennent et sur qui je puisse compter dans ce genre de passage à vide. 

C'est sur cette note que j'ai envie de vivre mon année. 

Merci de m'avoir lue. 

Love always,


mercredi 14 octobre 2015

Avec le sourire


Les choses qui me mettent de bonne humeur dès le matin : 
  • Me lever à l'heure, et non pas deux heures plus tard, comme il m'arrive quand je me couche malencontreusement plus tard. 
  • Me débarrasser de corvées qui trainent depuis quelques semaines : j'ai enfin monté mon miroir neuf et sans fissure sur mon armoire. 
  • Avoir une chambre rangée : j'ai pris l'habitude de ne pas laisser trainer mes affaires partout et c'est agréable !
  • Avoir le temps de travailler pour un TD important en milieu d'après midi (et être motivée pour le faire, je suis motivée, motivée !). 
  • Mettre une jolie robe ! 
  • Me préparer à aller en soirée à la fin de la journée, entourée de personnes drôles et sympas ! 
  • Ecrire une note de blog en écoutant de la musique. 
En vérité, ce soir, j'étais conviée à deux événements en même temps, mais j'avais déjà accepté le premier (la soirée d'anniversaire) donc je ne pourrai pas participer au second (un dîner de rentrée avec des amis ayant suivi les mêmes options que moi pour accueillir ceux qui s'apprêtent à la suivre également). 

Bien sûr, le fait que je décide de mettre une robe est lié à la soirée de ce soir, je ne m'embêterais pas à me faire aussi jolie sans raison (je l'ai déjà fait, et je l'ai regretté, parce que j'étais en retard, à monter 3 étages avec des talons, compensés certes, mais encombrants, ce qui m'a donné très chaud) (mais bon, au moins j'étais jolie). 

Et puis pour les révisions, elles se font vraiment de manière très sereine... je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt, les années précédentes j'allais en cours le plus possible et ça me faisait un emploi du temps beaucoup trop chargé... enfin bref, mieux vaut tard que jamais ! 

Et vous, vous allez passer une bonne journée ? 

Portez vous bien, 

Love always, 

mardi 13 octobre 2015

Where words fail, music speaks #3

J'écoute énormément de musique en ce moment. Que ce soit en révisant, en écrivant dans mon journal, parfois en ne faisant rien de particulier, affalée dans mon lit. Du coup c'est un peu comme si la musique suivait chacun de mes états d'âme. Comme en plus il se passe beaucoup de choses en ce moment – je veux dire, je me suis levée ce matin en pensant qu'on était déjà vendredi alors qu'on est que mardi, c'est dire à quel point j'ai l'impression qu'il se passe énormément de choses – la musique accompagne chacun de mes moments de répit et m'offre vraiment une impression de "pause" dans tout ce flot d'événements. 
photo : tumblr
Alors, pour la plupart des morceaux, c'est davantage de la redécouverte que de la découverte à proprement dit ; je me replonge dans mes différents albums de Radiohead et ça colle tellement à mon état d'esprit que c'en est flippant. Je vous laisse écouter tout ça. (Oui je change de mise en page pour ce type d'article, les vidéos Youtube encastrées c'est pas ce qu'il y a de plus esthétique !). 

Portez vous bien,
Love always,

jeudi 8 octobre 2015

Les changements

Je disais dernièrement que ma vie avait pris un virage ces dernières semaines. Et pas des moindres, en vérité. J'ai l'impression d'avoir complètement changé à travers tous ces moments, pas fondamentalement, mais disons que je vois les choses vraiment différemment, que je sais un peu mieux ce que je veux pour moi... Je me sens un peu hypersensible, aussi. J'ai tendance à avoir les larmes qui montent facilement. 

photo : we heart it
Pourquoi je ne parle pas en détails de tout ce qu'il m'arrive en ce moment ? En fait j'en ai parlé à personne jusqu'à présent. Je me dis que j'ai envie d'être prête à en parler avant de le faire, et que je me sens pas prête d'en parler ici parce que ça me touche vraiment personnellement et que donc je devrais prendre le temps de l'intégrer, en moi et dans mon cercle. 

Ca sonne un peu comme si j'm'apprêtais à annoncer une grossesse, mais je vous rassure, ce n'est pas le cas, disons que les changements ne sont pas d'ordre biologique. 

Voilà les nouvelles du moment. Je reviens très bientôt avec des articles un peu plus variés.

Je vous embrasse, 

Love always, 

lundi 5 octobre 2015

It's been a while

Il s'est passé beaucoup de choses depuis la dernière fois. Je n'ai pas eu le temps ni d'écrire ni de réfléchir à ce que j'allais écrire ici. Mais je peux dire, sans trop vouloir entrer dans les détails, que ma vie a suivi un virage en l'espace de ces quelques jours. 

photo : we heart it
J'ai effectué le choix des stages et donc ce semestre je me retrouve en médecine interne (la spécialité de Dr House, tmtc) et en chirurgie ophtalmologique. J'étais censée commencer les cours lundi dernier mais à bien y réfléchir, au vu du volume horaire et de mes indisponibilités notoires (babysitting et vie sociale obligent) j'ai pris la décision de me contenter du système de Ronéos ce semestre (c'est un système mis en place pour que chaque semaine soit distribué aux étudiants les notes de cours de la semaine précédente, faits par un binome parmi la centaine de binomes de la promo – c'est très bien fait, cours mis en page de manière standardisée, pris mot à mot ou presque et avec des schémas ou des notes additionnelles selon la motivation des élèves, et ça permet de rendre la présence aux cours magistraux facultative). 

Parce que bon, 5h de suite par jour le cul sur les chaises inconfortables des amphis et devoir renoncer à des après-midi tranquilles... non. Pas cette année. J'ai besoin d'avoir le temps, de prendre mon temps, de voir des gens. Du coup les premiers Ronéos seront disponibles ce jeudi, mais les TD ont commencé aujourd'hui, ainsi que les demi-journées de stage. Mais je regarde mon emploi du temps de manière plus sereine. 

La semaine dernière, jeudi, pour être exacte, j'ai eu mon premier rendez-vous avec la psychiatre. C'était étonnamment déstabilisant comme expérience. On arrive, on dit bonjour, on s'assoit et... 
« – Qu'est-ce qui vous amène ?
– Euhm... eh bien... par où commencer... »
Je n'ai pas voulu réfléchir à quoi dire à l'avance, je me suis dit qu'un peu de spontanéité serait plus profitable. Et j'ai commencé par le commencement, c'est-à-dire ce qui mes angoisses du moment, par rapport à mes études, et le lien étroit qu'elles entretiennent avec ma condition familiale délicate. Je n'ai pas eu le temps de tout dire, bien sûr, il y a tellement à dire rien que sur ce point là... J'aborderai d'autres points délicats de ma courte et fragile existence plus tard, le temps qu'elle cerne un peu mon personnage et qu'elle comprenne les raisons principales du pourquoi je suis telle que je suis et pourquoi j'en fais les frais. 

Je disais que je n'avais pas écrit ces derniers jours, mais en vérité j'ai tout de même veillé à tenir à jour mon journal intime, celui dans lequel je parle de tout ce qu'il se passe dans ma tête à chaque instant de ma vie. Il y a eu matière à écrire et à réflexion ces derniers jours. Ca m'a aidée à voir un peu plus clair dans le bordel de mes préoccupations. J'atteints déjà presque la moitié du journal. 

Il y a eu matière à écrire car j'ai passé beaucoup de temps à voir de nouvelles personnes, me lier d'amitié et me confier et discuter de ce qui m'angoissait et ce qui me pesait. Notamment l'une de ces personnes qui a été celle qui m'a décidée à prendre rendez-vous. Parce que j'ai fondamentalement besoin de m'alléger l'esprit et la conscience pour travailler à la réalisation de mes ambitions. 

Voilà, en gros. J'ai l'impression d'être déjà en train de changer. Je vis mon introversion différemment, et ça me soulage en partie. Mais j'ai encore du travail à fournir pour aller sensiblement mieux. 

Je vous embrasse, portez vous bien,

Love always, 

jeudi 24 septembre 2015

Une heure par jour

J'y avais songé récemment, suite à mes nombreuses bouffées d'angoisse de ces derniers jours. Car, ces derniers jours, j'ai fait l'expérience de crises de panique sans réelle cause. Ca m'était déjà arrivé plusieurs fois, mais seulement à cause des examens (et c'était d'ailleurs annonciateur du fait que j'allais me ramasser, mais passons). Jamais encore hors contexte d'examen. Je ne sais pas trop ce que j'ai en ce moment, mes vacances ne sont même pas finies et je suis déjà en train de perdre le contrôle. 

photo : we heart it

Une heure par jour. J'y ai songé un matin, en regardant par la fenêtre de la cuisine pendant que l'eau chauffait pour mon thé. J'ai toujours aimé l'automne, et j'ai la chance d'avoir un petit jardin derrière chez moi. J'ai pensé alors à m'installer avec un bon gilet, une bonne tasse de thé et un bon livre à l'extérieur, pendant une heure ; qu'importe que ce soit le matin ou le soir, du moment que je respecte cette heure de paix. 

Un bon livre, un bon gilet et une bonne tasse de thé. Ou de quoi écrire. Mais à l'ancienne. Pas d'ordinateur, pas de téléphone, pas de technologie. Une heure par jour. Pas forcément tous les jours, je n'en aurai plus le temps très bientôt. Mais juste un moment sans efforts et sans course contre la montre. Sans angoisse et sans ondes technologiques. 

Voilà, c'est l'idée qui m'est venue ce matin là, pour relâcher un peu la pression quand je suis chez moi. Ca, et commencer une thérapie. Ca, et m'ouvrir à mes amis. Parce que je pense avoir des soucis – on en a tous – et j'ai envie de m'en sortir. 

Portez vous bien,

Love always, 


lundi 21 septembre 2015

Régler ses soucis de couple

Je n'apprends rien à personne, une relation, quelle qu'elle soit, présente toujours des hauts et des bas... Il est seulement question de savoir les gérer, donner leur place à ces moments dans notre vie. Parce que les bas ont aussi leur utilité ; on est toujours là à vouloir vanter les relations parfaites, fusionnelles et compagnie, mais celles qui ne le sont pas ont également leur histoire, leur charme et peuvent également durer toute une vie. 

photo : we heart it
On dit toujours que la conversation permet de régler les soucis. Qu'il faut savoir discuter, écouter. Je ne sais pas. Dans ces situations là j'ai parfois l'impression d'avoir une relation atypique, un peu asymétrique ; on ne se la fait pas, au vu de mon débit de parole sur ce blog, on devine aisément qu'il peut en être de même dans la vraie vie. Mon copain, lui, n'est pas vraiment de la même trempe, alors sur le plan des conversations dites conversations sérieuses ou chéri faut qu'on parle, ça donne des choses assez particulières. 

Peut-être aussi parce que, de manière générale, je suis assez optimiste, j'ai envie de tirer la relation vers le haut, tandis qu'il se présente comme étant un peu défaitiste, se laissant un peu aller quand la relation coule doucement vers le bas. Alors, ma version des conversations sérieuses (ou devrions-nous dire monologues sérieux) a tendance à lui faire un drôle d'effet (qui n'a rien à voir avec l'effet escompté, c'est-à-dire la prise de conscience que quelque chose cloche). 

Mais du coup, mes monologues sérieux prennent aussi une direction différente de celle que j'avais imaginée avant de prendre la parole... je peux me montrer assez agressive dans ma façon de dire les choses (mon manque de tact légendaire) et sa réaction me module, me canalise, me fait relativiser... Ca me rappelle qu'il m'aime, qu'on s'aime, qu'il ne m'a jamais fait de mal délibérément et qu'il ne compte pas le faire, non plus. Il est juste parfois un peu perdu, comme moi. 

Ca nous fait une petite session de mise au point, pour lui comme pour moi. Je trouve ça original, bien que ça fait quelques années déjà que ces bas arrivent de temps à autres. Ca continue de me surprendre, de m'adoucir (mais de m'inquiéter tout de même, pour lui, parce que bon, l'est pas joyeux joyeux dans ces moments là et je ne veux pas non plus le pousser à bout). 

En fait, dans une relation de couple, on fait tout un peu à sa sauce, non ? 

Portez-vous bien, 

Love always, 

vendredi 18 septembre 2015

“J’ai été trop gentil, il est temps que ça change”

Je n'ai jamais compris ce type de discours. Ces personnes qui se plaignent constamment d'avoir été des “bonnes” personnes et que cela n'a fait que leur apporter des problèmes. Ces personnes qui disent : 

« Franchement, on y gagne rien à être trop gentil, on se fait juste marcher dessus. »
« Qu'est-ce que ça m'apporte ? Quand je vois ces connards qui ont tout ce que je veux, je me dis que ça sert à rien d'être gentil. »
En gros, ces personnes qui regrettent de ne pas pouvoir manquer de scrupules avec les autres, de ne pas pouvoir s'assoir sur le respect, la patience, la tolérance et compagnie. Non, je ne comprends pas. Parce que je fais partie des gens qui ont mis des années à pouvoir arriver à être satisfait de soi-même, à pouvoir se dire “Je suis une bonne personne, finalement”. Je pense que ces gens, qui glorifient l'attitude des “connards” de la société, en souhaitant pouvoir un jour en faire partie, en font déjà partie. Parce que, comme eux, ils n'ont rien compris. La vie, ça ne marche pas comme ça. 


Tu ne peux pas te plaindre sur ta pauvre petite personne d'être une “personne trop gentille” sous prétexte que personne d'autre que toi ne le remarque. Car, une vraie “personne gentille” c'est une personne désintéressée, qui ne cherche pas à être gentil pour les autres, mais pour elle-même, et qui s'en auto-satisfait. Une vraie “personne gentille” n'attend pas que les autres lui lancent des fleurs ou lui courent après pour se dire que ça fait du bien d'être gentil. Si tu cherches la gloire, tu ne la trouveras pas en pensant de cette façon. Ma gloire personnelle, c'est de pouvoir me dire que j'ai été une bonne personne avec autrui, et que même si ça ne m'a pas forcément apporté leur reconnaissance, je suis moi-même reconnaissante d'avoir pu faire cet effort désintéressé. Ca me valorise à mes yeux propres, car finalement, à qui devons nous plaire, sinon à nous-même, en tout premier lieu ? On ne peut pas plaire à tout le monde, et ce pour mille et une raisons, mais on peut tout faire pour se sentir bien dans sa peau, bien avec soi-même, sa propre personnalité, à l'aise dans ses baskets, prêt à affronter le monde.

Tu ne peux pas te plaindre sur ta pauvre petite personne d'être une “personne trop gentille” sous prétexte de t'en prendre plein la gueule alors que ça n'est pas censé se passer comme ça. On peut-être tenté de vouloir entrer dans la catégorie de “connard” pour qu'on nous fiche la paix, qu'on ne nous atteigne pas. Mais à quoi ça rime pour toi qui as toujours vécu en recherchant le contact avec les gens ? Tu vas faire semblant d'être exécrable pour te protéger, mais qu'est-ce que ça va t'apporter, sinon des relations superficielles dues à ta non-prise de risques ? Est-ce que ça va te suffire ? Juste parce que tu préfères qu'on te courre après plutôt que d'être celui qui court après l'autre ? Et après ? Tu vas les refuser, les briser, les regarder tomber en morceau, pour faire comme le ferait un vrai “connard” ou alors leur révéler ta véritable personnalité et les perdre par manque de sincérité ? C'est sur ce genre de base que tu veux construire tes relations, rien que pour pouvoir te protéger ? Ce n'est pas plutôt juste une vengeance personnelle que tu as envie d'assouvir en t'en prenant aux autres comme on s'en est pris à toi ? Tu souhaites ce qu'il t'est arrivé aux autres, alors ? Et tu vas pouvoir te regarder dans une glace avec un sourire satisfait après ça ? A quoi bon se ranger du côté des “connards” si c'est juste pour perpétuer ce dont tu as été victime, t'empêcher de connaître des relations sincères et empêcher les autres d'en faire autant ? Les nuisibles, tu les écartes de ta vie, tu n'as pas besoin de leur rendre la monnaie de leur pièce, tu es désolé pour eux qu'ils se sentent obligés de diminuer les autres pour qu'ils se sentent mieux dans leurs baskets. Toi, tu as besoin de choses vraies, de relations sincères, même si imparfaites. Des gens avec qui tu n'es pas forcément d'accord avec tout, mais qui t'apprécient à ta juste valeur et sur qui tu peux compter dans les temps difficiles. T'as pas besoin qu'ils te courent après, tu recherches juste un équilibre. Voilà tout. 


Pour moi, les personnes qui se plaignent d'être des “personnes trop gentilles qui ne sont pas vues à leur juste valeur” valent moins que ce qu'elles le croient, car elles s'imaginent que la seule bonne action qu'elles auront faite leur permet de se réclamer un dû : je suis gentil mais y a que les connards qui ont une copine, je partage la cause féministe mais elles me friendzonent direct, je suis une bonne personne mais on m'invite pas à leur fête. Efface de ta tête cette façon de voir les choses : personne ne te doit rien en fonction de tes actions. Et toi non plus tu dois rien à personne pour leurs actions envers toi. Si tu te fais traiter comme de la merde alors que tu n'as rien fait, tu as le mérite de n'avoir rien fait. Si on ne s'intéresse pas assez à toi alors que tu te sais être une personne intéressante, alors ces personnes ne te correspondent juste pas. Et si tu as l'impression que personne ne te correspond, tu as tort, et tu devrais mieux regarder autour de toi ou faire l'effort d'aller davantage vers autrui ; des milliers de personnes respirent quotidiennement le même air que toi, l'appellation “les autres” ne se limite pas uniquement aux personnes que tu es obligé de croiser tous les jours. 

Être bon, ça fait mal, ça ne marche pas toujours avec autrui, ça n'apporte pas forcément toujours des bonnes choses. Mais la vie est ainsi faite, et c'est une bonne manière d'en faire l'expérience, pour les autres, pour soi-même ; on ne gagne rien à se plaindre de ses échecs sinon se décourager soi-même et prendre les mauvaises décisions, on ne gagne rien à être mauvais, sinon à rencontrer plus mauvais que soi et à réduire à néant ses chances d'entretenir des relations, amicales, familiales, amoureuses, basées sur la confiance et la sincérité, valorisantes pour soi-même. 

Tu en penses quoi, toi, de ces personnes qui veulent passer du côté obscur de la force ? 

Portez vous bien, 

Love always,