mercredi 27 novembre 2013

Être en froid avec sa meilleure amie /1

Ce qu'il y a de plus dur en ce moment...

... ce n'est pas forcément la densité de mes cours, la vitesse avec laquelle ils se sont accumulés sur mon bureau, et le monticule de choses non faites qui m'attendent également sagement en pile dans un coin de ma chambre.

Ce n'est pas non plus les disputes incessantes avec mon copain et ma remise en question fondamentale qui a finalement mené à une rupture avortée.

Ce n'est pas non plus le fait que j'ai infiniment de mal à bosser chez moi au même titre que j'ai de plus en plus de mal à supporter le caractère bruyant de ma famille.

Non, le plus dur en ce moment, c'est rien de tout ça.

C'est plutôt le fait que je sens les liens entre ma meilleure amie et moi s'étirer de plus en plus. Alors que ça fait maintenant plus de 6 ans qu'on vit sur deux continents séparés, jamais je n'ai ressenti un tel manque vis à vis d'elle.
Et pourtant, et pourtant... C'est peut être le fait d'avoir tout ces autres problèmes et de ne pas l'avoir elle pour son écoute et ses conseils.
Le sentiment de différence et d'indifférence grandit.

J'espère simplement ne pas la perdre ainsi.

mercredi 6 novembre 2013

Eternelle insatisfaite et cauchemars intempestifs

Parfois, il me prend l’envie de rouvrir d’anciens chapitres de ma vie. La plupart d’entre eux sont tous définitivement classés. Certains ne le sont toujours pas. Et quand je suis sujette à un instant de profonde solitude et remise en question -ces deux là s'accompagnent étrangement toujours l'un l'autre- j’me sens le besoin de réécrire indéfiniment ces parties de ma vie qui, quelque part, me font un peu flipper au vu d’à quel point j’avais peu de contrôle sur tout ce qu’il se passait.

Entièrement soumise à des pulsions. J’étais un peu cruelle, sans coeur, froide. Vide, plutôt. J’essaie toujours de comprendre pourquoi ; les faits sont là, les conséquences de mon état sont marquées dans ma mémoire et sont indélébiles. Mais pourquoi ? Quel avait donc été le déclic pour que je me perde momentanément ainsi ? j’ai l’impression qu’une pièce me manque, j’ai l’impression d’avoir été prise dans un vortex qui m’aurait complètement retournée, me laissant me réveiller longtemps après la bataille pour prendre connaissance des faits.

J’arrive pas à mettre un titre à ce chapitre. J’arrive pas à le classer parmi les autres. Et je n’arrive pas non plus à le reconstituer de manière suffisante pour pouvoir essayer de comprendre vraiment.

* * *

Je fais souvent les mêmes types de cauchemars. J’fais partie de ces gens qui pensent que les rêves constituent des messages envoyés par notre inconscient. Et y a un type de cauchemar dont j’ai envie de parler aujourd’hui.

En fait, je ne les raconte jamais, parce qu’ils me font toujours peur longtemps après m’être réveillée, et que je n’ai aucune envie d’effrayer ma famille avec ça.

Mais y a un truc que je ne comprends pas.

J’suis issue d’une famille nombreuse, beaucoup de frères et soeurs, mais je ne rêve que de la petite dernière de ma famille. Dans mon rêve, elle paraît toujours plus jeune, pré-pubère, sage et naïve. Et dans mon rêve, elle est touchée par quelque chose, une maladie, un truc grave dont l’origine est inconnue, dont la forme est inconnue, quelque chose qui la prend du jour au lendemain et je pense qu’elle sait, quelque part, d’où ça provient, mais sans pouvoir mettre de mots là dessus, peut-être même sans pouvoir le corréler à l’état actuel des choses, ou sans vouloir le faire.

Je touche du bois.

Elle ne meurt pas, elle ne va pas mourir, mais il y a quelque chose. Mon réveil m’a extirpée de ce cauchemar glauque au moment où je lui demandais si elle était sûre de ne pas savoir ce qu’elle avait.

Comme dans les films, bien sûr.

C’est loin d’être la première fois que j’fais un cauchemar similaire. J’me réveille crispée, apeurée ; je pense qu’il y a quelque chose qui cloche, une alarme qui sonne en moi, pas forcément pour elle, elle n’est peut-être que l’allégorie de quelque chose qui se rapporte à moi plus directement. Il se trouve par ailleurs que cette soeur, de 6 ans de moins que moi à peu près, était mon parfait sosie à l'âge d'aller au CP, genre vraiment, on a des photos comme preuve à l'appui.

Y a des jours où je me fais flipper.

Et j’pense m’arrêter là pour aujourd’hui.